Une boule malléable et en apparence inoffensive, achetée dans une enseigne de jouets grand public, qui explose entre les mains d’un enfant. C’est ce qui est arrivé début août à un enfant de huit ans, dans le Pas-de-Calais. Le bilan est lourd : brûlures au 2e degré, séjour au service des grands brûlés de Lille, et une éventuelle greffe de peau à venir. Face à la situation, la mère de l’enfant a déposé une plainte, et une enquête de la DGCCRF a été ouverte.
Une explosion sortie de nulle part
Véritable carton sur les réseaux sociaux, les squishies sont des boules antistress remplies de gel, qu’on malaxe et qu’on presse pour se détendre. Très prisées dans les cours de récréation ces derniers mois, les modèles dumpling se sont imposés comme de véritables objets de collection pour les plus jeunes, grâce à des designs régressifs, et un format blind box addictif. Acheté auprès de l’enseigne Smyth Toys, le jouet responsable de l’accident aurait explosé au visage du petit garçon alors qu’il le manipulait.
Pris en charge en urgence par les pompiers, l’enfant a ensuite été transféré vers le service des grands brûlés de Lille, où il subit depuis des soins réguliers sous anesthésie générale. Une plainte a finalement été déposée le 1er août au commissariat de Saint-Omer.
La DGCCRF s’en mêle
L’affaire a pris une tournure plus large lorsque la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes s’est emparée de l’enquête. Le contexte joue en défaveur de ces jouets à la mode. Depuis plusieurs mois déjà, d’autres incidents impliquant des squishies ont été signalés, avec des cas d’irritations cutanées ou de brûlures plus légères. Au Royaume-Uni, certains modèles ont même fait l’objet d’un rappel officiel fin juin 2026, en raison d’un risque lié à la présence d’un composé chimique contenant du benzène, une substance classée cancérigène par l’Organisation mondiale de la santé au-delà de certains seuils d’exposition.
Pour le moment, impossible de savoir avec certitude si l’explosion provient d’une réaction chimique du gel intérieur, d’une malformation du contenant ou d’un défaut de fabrication ponctuel. C’est précisément ce que l’enquête de la DGCCRF devra déterminer, en croisant les analyses en laboratoire avec les autres signalements déjà recensés sur ce type de produit. En attendant de savoir si les produits seront (ou non) retirés de la vente, mieux vaut rester prudents.
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