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Test : Final Fantasy XIII-2

Par Rédacteur Invité le

Les amateurs de RPG attendaient énormément de la part de Final Fantasy XIII-2. Sensé redresser la barre après un Final Fantasy XIII fade comme jamais et bien trop impersonnel pour qu’on puisse s’y projeter totalement, il semblait vouloir prendre la place du spin-off plus léger dans le ton, mais plus profond sur la question des mécanismes de jeu. Un lourd pari.


Un sur deux ?

A croire que Square Enix est, avec sa série Final Fantasy, désormais touché par la malédiction du « un sur deux ». Comprenez qu’on aurait désormais l’impression que la qualité des volets des Final Fantasy n’est plus constante. D’un Final Fantasy X accrocheur, on est ensuite passés à un Final Fantasy XI s’aventurant maladroitement dans l’univers des MMO, avant de se voir rassurés par un épisode XII de grande qualité. Las : Final Fantasy XIII, sorti il y a maintenant plus d’un an en Europe, n’avait pas su aligner tous les arguments pour convaincre. Taxé de « RPG couloir », il avait en plus trop eu tendance à jouer sur la carte de l’accessibilité, voir de la superficialité, au grand dam des puristes. Non pas qu’il soit ici question de faire son procès, mais nombreux sont ceux se remémorant cet épisode avec un arrière goût de déception dans la bouche. Pourtant, Final Fantasy XIII-2, son spin-off assumé, a clairement été mis sur pieds pour redorer le blason de son prédécesseur. Déjà, on s’aperçoit que la plupart des failles de Final Fantasy XIII ont été comblées. Passons rapidement sur son scénario, qui prend place 3 ans après les évènements de FF XIII, et qui vous place dans la peau du duo Serah Ferron et Noël (Snow) Kreiss. Ferron, sœur de Lighting, qui aura d’ailleurs comme lourde tâche de trouver cette dernière, catapultée dans un monde parallèle. On ne vous en dira pas plus, par peur de vous spoiler. On précisera simplement que le scénar’ n’est une fois de plus pas franchement palpitant, et qu’il a d’ailleurs un peu trop tendance à tirer sur de grosses ficelles prévisibles. Ceci étant dit, attardons nous plutôt sur le système de combat, qui s’appuie toujours non plus sur l’ATB (Active Time Battle, relégué au rang d’antiquité dans le monde cruel des RPG actuels) mais sur le CSB (Command Synergy Battle). Désormais un peu plus fluide, plus malléable, il dispose les éléments de manière équilibrée. Certains pesteront contre la grandiloquence des batailles, et sur la volonté des développeurs de trop les mettre en scène (à travers des QTE où le matraque de touches est de bon aloi par exemple, qui rendent le jeu encore un peu plus facile qu’il ne l’est déjà, dommage!), mais mine de rien, le résultat qui est découle est tout à fait acceptable. Et puis, rien ne vous oblige à jouer en « automatique » et à presser inlassablement la touche d’action dès lors que votre tour est venu, en laissant le jeu quasiment prendre les décisions à votre place. Le soft dispose d’une profondeur telle au niveau des stratégies de combats qu’il serait dommage de passer à côté.

Votre duo est bien souvent avantagé face à l'ennemi.

MOAR GIGOWATTS !

Plus important encore : cette fois, le jeu ne galvaude pas la notion de liberté, propre à tout bon RPG. Final Fantasy XIII avait réduit cette liberté comme jamais auparavant. Square Enix s’est pris une sacrée volée de bois vert de la part d’une communauté exigeante n’ayant pas digéré cet écueil, et passé les quelques heures de tutoriaux imposées au début de l’aventure (oui, en 2012, les RPG japonais imposent encore de longs et pénibles tutoriaux qui pourraient pourtant être bâchés en une demi-heure, montre en main, avec un peu de bonne volonté de la part des développeurs), nous aurons alors le plaisir de pouvoir démarrer l’exploration de l’univers, où plutôt des époques, qui nous sont présentées. Et oui : dans Final Fantasy XIII-2, il est question de voyager dans le temps, et de sortir sans arrêt de la trame principale (bouclée selon nous en une petite trentaine d’heures, si vous avez pour habitude de terminer les RPG sans vous attarder sur les quêtes annexes et sur du levelling). De quoi amener une césure bienvenue, et de permettre des situations bien souvent décalées, pour ne pas dire cocasses. Plus léger dans l’écriture de son scénario et de ses dialogues que Final Fantasy XIII (on ne viendra pas s’en plaindre), Final Fantasy XIII-2 ne prend malheureusement pas le temps d’aller très loin dans ses explications, dans ses à-côtés. De quoi le priver d’un supplément d’âme qui lui aurait pourtant fait le plus grand bien. Dommage pour vous : il va vous falloir écouter tout au long du jeu les mêmes rengaines sur votre petit couple de héros et sur Lightning. J’extrapole un peu, et je ne rend d’ailleurs pas hommage aux dialogues à embranchements, parfois présents, vous permettant de changer un peu la trame de l’histoire, et in-fine d’accéder à l’une des 9 fins du jeu. Et puis, comme je le disais plus haut, les voyages dans le temps sont souvent très bien pensés, et donnent au jeu un angle plus décalé, moins sérieux.

Les combats jouissent d'une mise en scène millimétrée.

Facile, mais pas trop

Sur la question de l’évolution de vos personnages maintenant, sachez qu’elle bien plus franche du collier, plus directe, puisqu’elle vous laisse l’opportunité de passer d’une évolution de job à une autre sans jamais tergiverser. Une bonne chose ? Sans doute, puisqu’elle vous permet d’être plus simplement le témoin de votre évolution constante. Sauf qu’à trop vouloir faciliter les choses, Square Enix ne s’est peut-être pas rendu compte qu’il allait un peu trop dans le sens du joueur, et qu’il lui facilitait la tâche. L’équipe que vous mènerez au combat sera bien souvent très puissante, et ne mettra que quelques secondes à coller au sol les ennemis qui viendront se frotter à elle. A de rares exceptions près (on ne vous parle pas du challenge qui vous attend à la fin du jeu, mais ce n’est pourtant pas l’envie qui nous manque). D’ailleurs, le fait de pouvoir recruter des monstres qui viendront vous épauler en plein combat n’arrange pas les affaires : ces derniers, souvent très puissants, et pouvant en plus voir leurs caractéristiques se combiner, ne viendront en fait uniquement que grossir l’effet déjà spectaculaire des affrontements. Mais à quel prix ? Et si certains pourraient avancer que ces monstres sont avant toute chose présents pour casser la monotonie qui pourrait s’installer face à l’exubérance combative du duo Serah/Noel (les 2 seuls personnages constants de l’aventure, les autres protagonistes pouvant être qualifiés de simples rencontres dans l’ensemble), de notre côté, nous aurions plutôt tendance à tabler sur une volonté d’en faire trop, quitte à flinguer l’équilibre des affrontements. Une question de point de vue, mais sachez tout de même que Final Fantasy XIII-2 offre la possibilité de combiner les « jobs » et d’en changer autant que nécessaire durant les combats. Développé conjointement par Square Enix et l’équipe de tri-Ace, le jeu traîne l’héritage de ce dernier (loin de débuter dans le monde des RPG, puisqu’il a par exemple accouché de montagnes telles que Valkyrie Profile ou Star Ocean). Sa difficulté bâtarde et assez inégale en est sans doute le meilleur témoin. Allez, on ne vous en dira pas plus, la boucle est bouclée, FF XIII-2 est bon très bon (comment ça, ce fut vite expédié ?), et a largement sur remonter la barre face à un FF XIII manquant de peps. Néanmoins, une lourde interrogation pesait sur un point : le casino implanté dans le jeu. Espéré comme un Golden Saucer cru 2012 par les fans les plus extrêmes de la licence, il revêt au final des allures de pétard mouillé, à cause de son contenu cheapos au possible. Rassurez-vous : son potentiel est bel et bien présent, et il devrait d’ailleurs se développer… grâce à du futur DLC payant. Autres mœurs, autre époque. Et puis, en parlant de DLC, sachez que Square Enix n’a pas perdu de temps, puisqu’il propose depuis quelques heures le premier contenu payant destiné au jeu sur les PSN et Xbox LIVE. Nommé Lightning & Amodar, il est proposé pour un peu moins de 2€. Serait-ce le début d’une longue lignée ?

Sans tutoyer la perfection, Final Fantasy XIII-2 est bien plus carré, plus abouti que le volet originel sur lequel il s’appuie. Avec ses mécanismes de jeu revus et renforcés, il amène une expérience de jeu plus fluide, plus libre aussi, qui arrive à nous haper sans trop de problèmes. Reste que son scénario plus léger ne fera pas l’unanimité, de même que sa facilité. Mais entre nous, si vous attendiez un RPG solide en ce début d’année 2012, sachez qu’il vient de se hisser devant vous !

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?

Les amateurs de RPG attendaient énormément de la part de Final Fantasy XIII-2. Sensé redresser la barre après un Final Fantasy XIII fade comme jamais et bien trop impersonnel pour qu’on puisse s’y projeter totalement, il semblait vouloir prendre la place du spin-off plus léger dans le ton, mais plus profond sur la question des mécanismes de jeu. Un lourd pari.


Un sur deux ?

A croire que Square Enix est, avec sa série Final Fantasy, désormais touché par la malédiction du « un sur deux ». Comprenez qu’on aurait désormais l’impression que la qualité des volets des Final Fantasy n’est plus constante. D’un Final Fantasy X accrocheur, on est ensuite passés à un Final Fantasy XI s’aventurant maladroitement dans l’univers des MMO, avant de se voir rassurés par un épisode XII de grande qualité. Las : Final Fantasy XIII, sorti il y a maintenant plus d’un an en Europe, n’avait pas su aligner tous les arguments pour convaincre. Taxé de « RPG couloir », il avait en plus trop eu tendance à jouer sur la carte de l’accessibilité, voir de la superficialité, au grand dam des puristes. Non pas qu’il soit ici question de faire son procès, mais nombreux sont ceux se remémorant cet épisode avec un arrière goût de déception dans la bouche. Pourtant, Final Fantasy XIII-2, son spin-off assumé, a clairement été mis sur pieds pour redorer le blason de son prédécesseur. Déjà, on s’aperçoit que la plupart des failles de Final Fantasy XIII ont été comblées. Passons rapidement sur son scénario, qui prend place 3 ans après les évènements de FF XIII, et qui vous place dans la peau du duo Serah Ferron et Noël (Snow) Kreiss. Ferron, sœur de Lighting, qui aura d’ailleurs comme lourde tâche de trouver cette dernière, catapultée dans un monde parallèle. On ne vous en dira pas plus, par peur de vous spoiler. On précisera simplement que le scénar’ n’est une fois de plus pas franchement palpitant, et qu’il a d’ailleurs un peu trop tendance à tirer sur de grosses ficelles prévisibles. Ceci étant dit, attardons nous plutôt sur le système de combat, qui s’appuie toujours non plus sur l’ATB (Active Time Battle, relégué au rang d’antiquité dans le monde cruel des RPG actuels) mais sur le CSB (Command Synergy Battle). Désormais un peu plus fluide, plus malléable, il dispose les éléments de manière équilibrée. Certains pesteront contre la grandiloquence des batailles, et sur la volonté des développeurs de trop les mettre en scène (à travers des QTE où le matraque de touches est de bon aloi par exemple, qui rendent le jeu encore un peu plus facile qu’il ne l’est déjà, dommage!), mais mine de rien, le résultat qui est découle est tout à fait acceptable. Et puis, rien ne vous oblige à jouer en « automatique » et à presser inlassablement la touche d’action dès lors que votre tour est venu, en laissant le jeu quasiment prendre les décisions à votre place. Le soft dispose d’une profondeur telle au niveau des stratégies de combats qu’il serait dommage de passer à côté.

Votre duo est bien souvent avantagé face à l'ennemi.

MOAR GIGOWATTS !

Plus important encore : cette fois, le jeu ne galvaude pas la notion de liberté, propre à tout bon RPG. Final Fantasy XIII avait réduit cette liberté comme jamais auparavant. Square Enix s’est pris une sacrée volée de bois vert de la part d’une communauté exigeante n’ayant pas digéré cet écueil, et passé les quelques heures de tutoriaux imposées au début de l’aventure (oui, en 2012, les RPG japonais imposent encore de longs et pénibles tutoriaux qui pourraient pourtant être bâchés en une demi-heure, montre en main, avec un peu de bonne volonté de la part des développeurs), nous aurons alors le plaisir de pouvoir démarrer l’exploration de l’univers, où plutôt des époques, qui nous sont présentées. Et oui : dans Final Fantasy XIII-2, il est question de voyager dans le temps, et de sortir sans arrêt de la trame principale (bouclée selon nous en une petite trentaine d’heures, si vous avez pour habitude de terminer les RPG sans vous attarder sur les quêtes annexes et sur du levelling). De quoi amener une césure bienvenue, et de permettre des situations bien souvent décalées, pour ne pas dire cocasses. Plus léger dans l’écriture de son scénario et de ses dialogues que Final Fantasy XIII (on ne viendra pas s’en plaindre), Final Fantasy XIII-2 ne prend malheureusement pas le temps d’aller très loin dans ses explications, dans ses à-côtés. De quoi le priver d’un supplément d’âme qui lui aurait pourtant fait le plus grand bien. Dommage pour vous : il va vous falloir écouter tout au long du jeu les mêmes rengaines sur votre petit couple de héros et sur Lightning. J’extrapole un peu, et je ne rend d’ailleurs pas hommage aux dialogues à embranchements, parfois présents, vous permettant de changer un peu la trame de l’histoire, et in-fine d’accéder à l’une des 9 fins du jeu. Et puis, comme je le disais plus haut, les voyages dans le temps sont souvent très bien pensés, et donnent au jeu un angle plus décalé, moins sérieux.

Les combats jouissent d'une mise en scène millimétrée.

Facile, mais pas trop

Sur la question de l’évolution de vos personnages maintenant, sachez qu’elle bien plus franche du collier, plus directe, puisqu’elle vous laisse l’opportunité de passer d’une évolution de job à une autre sans jamais tergiverser. Une bonne chose ? Sans doute, puisqu’elle vous permet d’être plus simplement le témoin de votre évolution constante. Sauf qu’à trop vouloir faciliter les choses, Square Enix ne s’est peut-être pas rendu compte qu’il allait un peu trop dans le sens du joueur, et qu’il lui facilitait la tâche. L’équipe que vous mènerez au combat sera bien souvent très puissante, et ne mettra que quelques secondes à coller au sol les ennemis qui viendront se frotter à elle. A de rares exceptions près (on ne vous parle pas du challenge qui vous attend à la fin du jeu, mais ce n’est pourtant pas l’envie qui nous manque). D’ailleurs, le fait de pouvoir recruter des monstres qui viendront vous épauler en plein combat n’arrange pas les affaires : ces derniers, souvent très puissants, et pouvant en plus voir leurs caractéristiques se combiner, ne viendront en fait uniquement que grossir l’effet déjà spectaculaire des affrontements. Mais à quel prix ? Et si certains pourraient avancer que ces monstres sont avant toute chose présents pour casser la monotonie qui pourrait s’installer face à l’exubérance combative du duo Serah/Noel (les 2 seuls personnages constants de l’aventure, les autres protagonistes pouvant être qualifiés de simples rencontres dans l’ensemble), de notre côté, nous aurions plutôt tendance à tabler sur une volonté d’en faire trop, quitte à flinguer l’équilibre des affrontements. Une question de point de vue, mais sachez tout de même que Final Fantasy XIII-2 offre la possibilité de combiner les « jobs » et d’en changer autant que nécessaire durant les combats. Développé conjointement par Square Enix et l’équipe de tri-Ace, le jeu traîne l’héritage de ce dernier (loin de débuter dans le monde des RPG, puisqu’il a par exemple accouché de montagnes telles que Valkyrie Profile ou Star Ocean). Sa difficulté bâtarde et assez inégale en est sans doute le meilleur témoin. Allez, on ne vous en dira pas plus, la boucle est bouclée, FF XIII-2 est bon très bon (comment ça, ce fut vite expédié ?), et a largement sur remonter la barre face à un FF XIII manquant de peps. Néanmoins, une lourde interrogation pesait sur un point : le casino implanté dans le jeu. Espéré comme un Golden Saucer cru 2012 par les fans les plus extrêmes de la licence, il revêt au final des allures de pétard mouillé, à cause de son contenu cheapos au possible. Rassurez-vous : son potentiel est bel et bien présent, et il devrait d’ailleurs se développer… grâce à du futur DLC payant. Autres mœurs, autre époque. Et puis, en parlant de DLC, sachez que Square Enix n’a pas perdu de temps, puisqu’il propose depuis quelques heures le premier contenu payant destiné au jeu sur les PSN et Xbox LIVE. Nommé Lightning & Amodar, il est proposé pour un peu moins de 2€. Serait-ce le début d’une longue lignée ?

Sans tutoyer la perfection, Final Fantasy XIII-2 est bien plus carré, plus abouti que le volet originel sur lequel il s’appuie. Avec ses mécanismes de jeu revus et renforcés, il amène une expérience de jeu plus fluide, plus libre aussi, qui arrive à nous haper sans trop de problèmes. Reste que son scénario plus léger ne fera pas l’unanimité, de même que sa facilité. Mais entre nous, si vous attendiez un RPG solide en ce début d’année 2012, sachez qu’il vient de se hisser devant vous !

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?