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Test flash : Shaun White Skateboarding

Par Rédacteur Invité le

Après avoir maîtrisé la discipline du snowboard virtuel avec une efficacité que tous ont su souligner, Ubisoft et Shaun White s’intéressent désormais de plus près au skate. Mais si la concurrence est quasi-inexistante lorsqu’il s’agit de dévaler les montagnes pad en main, pour ce qui de la planche à 4 roues, c’est déjà une autre histoire…

shaun-white-skateboarding-xbox-360-013


Et pourtant, plutôt que de tenter un choc frontal avec la série Skate (pourtant quelque peu essoufflée ces derniers temps), le duo Ubisoft/White s’est décidé à construire un jeu vaguement inspiré par les premiers volets de la série Tony Hawk. Comprenez que dans Shaun White Skateboarding, le réalisme n’a pas sa place. D’ailleurs, le ton irréaliste et décalé du soft est posé dès les premières minutes du jeu, lorsque vous découvrez la trame du scénario (oui, un jeu de skate peut disposer d’un scénario) : largué dans une ville où les émotions et les couleurs ont disparues, vous aurez pour mission de grinder tout ce qui viendra se mettre en travers de votre chemin, histoire justement de briser les codes fermés et de redonner par petites bribes les couleurs à la ville en question. C’est beau, c’est plein de bon sentiments, et on se surprend même à prendre notre pied à pouvoir réaliser des figures à la chaîne sans tomber une seule fois, enchaînant les pressions sur les touches un peu au hasard, comme on a pu le faire dans les jeux du même genre il y a de ça quelques années déjà (même s’il est possible de réaliser des tricks en s’aidant des sticks analogiques, on reste à des kilomètres du degré de technique demandé par un Skate…) Oui mais voilà : en plus de laisser émaner comme un arrière-goût de déjà vu (the blob!, ça vous parle ?), le jeu atteint bien trop rapidement ses limites. Ainsi, vous passerez grosso-modo votre temps à tenter de grinder sur tous les objets, murs, barres, et j’en passe, dans le but de colorer des zones définies. Et même si les développeurs ont eu une excellente idée en implantant la possibilité de faire apparaître quand bon vous semble une flèche modulable vous permettant d’atteindre des zones à priori hors de portée, il faut bien avouer que les niveaux finissent rapidement par embrasser le même squelette, et se terminent à peu près tous de la même façon. Et puis, à coté de cette sensation de gameplay quelque peu daté, qui pourra pourtant plaire aux néophytes du genre, il faut avouer que la réalisation graphique du soft est loin de casser la baraque. Ajoutez ça, plus ça et ça, et vous vous rendez compte qu’au final, si ce Shaun White Skateboarding est loin d’être médiocre, il n’est pas à proprement parler un jeu destiné aux amateurs de skate. Plutôt aux gamers curieux des mélanges des genres étonnants…

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?

Les +
Un concept original
Une prise en main immédiate…

Les –
…qui trahi quand même un gameplay assez bateau…
Le jeu atteint rapidement ses limites
Loin d’être éclatant graphiquement parlant

Après avoir maîtrisé la discipline du snowboard virtuel avec une efficacité que tous ont su souligner, Ubisoft et Shaun White s’intéressent désormais de plus près au skate. Mais si la concurrence est quasi-inexistante lorsqu’il s’agit de dévaler les montagnes pad en main, pour ce qui de la planche à 4 roues, c’est déjà une autre histoire…

shaun-white-skateboarding-xbox-360-013


Et pourtant, plutôt que de tenter un choc frontal avec la série Skate (pourtant quelque peu essoufflée ces derniers temps), le duo Ubisoft/White s’est décidé à construire un jeu vaguement inspiré par les premiers volets de la série Tony Hawk. Comprenez que dans Shaun White Skateboarding, le réalisme n’a pas sa place. D’ailleurs, le ton irréaliste et décalé du soft est posé dès les premières minutes du jeu, lorsque vous découvrez la trame du scénario (oui, un jeu de skate peut disposer d’un scénario) : largué dans une ville où les émotions et les couleurs ont disparues, vous aurez pour mission de grinder tout ce qui viendra se mettre en travers de votre chemin, histoire justement de briser les codes fermés et de redonner par petites bribes les couleurs à la ville en question. C’est beau, c’est plein de bon sentiments, et on se surprend même à prendre notre pied à pouvoir réaliser des figures à la chaîne sans tomber une seule fois, enchaînant les pressions sur les touches un peu au hasard, comme on a pu le faire dans les jeux du même genre il y a de ça quelques années déjà (même s’il est possible de réaliser des tricks en s’aidant des sticks analogiques, on reste à des kilomètres du degré de technique demandé par un Skate…) Oui mais voilà : en plus de laisser émaner comme un arrière-goût de déjà vu (the blob!, ça vous parle ?), le jeu atteint bien trop rapidement ses limites. Ainsi, vous passerez grosso-modo votre temps à tenter de grinder sur tous les objets, murs, barres, et j’en passe, dans le but de colorer des zones définies. Et même si les développeurs ont eu une excellente idée en implantant la possibilité de faire apparaître quand bon vous semble une flèche modulable vous permettant d’atteindre des zones à priori hors de portée, il faut bien avouer que les niveaux finissent rapidement par embrasser le même squelette, et se terminent à peu près tous de la même façon. Et puis, à coté de cette sensation de gameplay quelque peu daté, qui pourra pourtant plaire aux néophytes du genre, il faut avouer que la réalisation graphique du soft est loin de casser la baraque. Ajoutez ça, plus ça et ça, et vous vous rendez compte qu’au final, si ce Shaun White Skateboarding est loin d’être médiocre, il n’est pas à proprement parler un jeu destiné aux amateurs de skate. Plutôt aux gamers curieux des mélanges des genres étonnants…

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?

Les +
Un concept original
Une prise en main immédiate…

Les –
…qui trahi quand même un gameplay assez bateau…
Le jeu atteint rapidement ses limites
Loin d’être éclatant graphiquement parlant