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Test des Galaxy S9 et S9+, ou plutôt des Galaxy S8 version 2018

Smartphone

Par Gaël Weiss le

À moins de deux semaines de son lancement en France, nous avons pu passer une petite semaine en compagnie des nouveaux smartphones de Samsung, les Galaxy S9 et S9+. Si vous avez lu le titre de ce test, vous savez déjà plus ou moins à quoi vous attendre. On ne va pas faire durer le suspens, les Galaxy S de 2018 ne réservent que bien peu de surprises : design et écran identiques, performances légèrement améliorées. Pour promouvoir son smartphone, Samsung a mis en avant la photo, que son téléphone aurait « réinventée ». Vraiment ? Réponse dans ces lignes.

Dans le monde du smartphone plus qu’ailleurs, il devient de plus en plus difficile d’innover. À ce titre, 2017 avait été l’occasion pour les principaux constructeurs de smartphones de proposer un peu de nouveauté avec l’arrivée des grands écrans aux formats 18:9. Samsung était l’un des premiers à proposer un téléphone de ce type l’année dernière avec le Galaxy S8, un appareil vraiment convaincant doté d’un design en rupture complète par rapport au Galaxy S7.

Pour 2018, il n’a pas été question pour Samsung de proposer un nouveau design. Ce sera sûrement pour le Galaxy Note 9 ou le Galaxy S10 de l’année prochaine. Samsung s’est donc contenté de reprendre le Galaxy S8 et de l’améliorer à la marge. Des bordures d’écrans légèrement plus fines ici, un processeur un peu plus puissant là, des boutons mieux disposés ou encore un appareil photo amélioré sont quelques-uns des points sur lequel le coréen a travaillé. Voici la fiche technique des deux téléphones.

NomSamsung Galaxy S9Samsung Galaxy S9 Plus
Taille de l'écran5,8 pouces Super Amoled6,2 pouces Super Amoled
Définition de l'écranQHD+ (2960 × 1440)QHD+ (2960 × 1440)
Résolution568 ppp530 ppp
SoC- Exynos 9810
- 4 × cœurs custom @ 2,9 GHz + 4 × coeurs Cortex-A55 @ 1,9 GHz
- GPU Mali-G72 MP18
- gravure en 10 nm FinFET
- Exynos 9810
- 4 × cœurs custom @ 2,9 GHz + 4 × coeurs Cortex-A55 @ 1,9 GHz
- GPU Mali-G72 MP18
- gravure en 10 nm FinFET
Logiciel- Android 8.0 Oreo
- Surcouche Samsung Experience 9.0
- Android 8.0 Oreo
- Surcouche Samsung Experience 9.0
Mémoire vive4 Go6 Go
Mémoire interne64 Go64 Go
Port Micro-SDOui (jusqu'à 256 Go)Oui (jusqu'à 256 Go)
Batterie- 3000 mAh (non-amovible)
- Recharge sans-fil
- 3500 mAh (non-amovible)
- Recharge sans-fil
Appareil photo dorsal- Capteur 12 MP
- Grand angle : double ouverture f/2.4 et f/1.5
- Photo HDR automatique
- Capture vidéo 4K
- Stabilisation optique
- Capteur principal de 12 MP
- Capteur secondaire de 8 MP (zoom optique ×2)
- Grand angle : double ouverture f/2.4 et f/1.5
- Photo HDR automatique
- Capture vidéo 4K
- Stabilisation optique
Appareil photo frontal- 8 MP
- Ouverture f/1.7
- Smart Autofocus
- Reconnaissance des visages
- HDR automatique
- Capteur d'Iris
- 8 MP
- Ouverture f/1.7
- Smart Autofocus
- Reconnaissance des visages
- HDR automatique
- Capteur d'Iris
Dimensions147,7 × 68,7 × 8,5 mm158,1 × 73,8 × 8,5 mm
Poids163 grammes189 grammes
Carte SIM- 2 x nano-SIM (ou 1 × nano-SIM + carte micro-SD)- 2 x nano-SIM (ou 1 × nano-SIM + carte micro-SD)
Capteur d'empreintes digitalesOui (dorsal)Oui (dorsal)
Connectique- USB Type-C
-NFC
-Wifi 802.11 a/b/g/n/ac
-Bluetooth 5.0
- USB Type-C
-NFC
-Wifi 802.11 a/b/g/n/ac
-Bluetooth 5.0
GPSA-GPS, GLONASS, BDS, GalileoA-GPS, GLONASS, BDS, Galileo
Prise jackOuiOui
Etanchéité à l'eauOui (IP 68)Oui (IP 68)
ColorisNoir, bleu, violetNoir, bleu, violet
Prix de lancement859 euros959 euros

Pas de surprise concernant le Galaxy S9 et le Galaxy S9+, il s’agit pour le premier d’un smartphone de 5,8 pouces et de 6,2 pouces pour le second. Outre la taille (et la RAM, de 6 Go sur le S9+), le Galaxy S9 Plus se différencie de son petit frère par le fait qu’il comporte un double capteur photo à l’arrière, contre un unique capteur photo pour le S9 standard.

Dans les petites nouveautés appréciables de cette année, il faut noter que les deux smartphones sont désormais double-SIM. Mais il faudra choisir entre installer deux cartes (nano) SIM ou une carte SIM et une carte micro-SD. Et comme l’année dernière, les deux téléphones sont étanches à l’eau et à la poussière (IP 68).

Dans la boîte, enfin, on retrouve les excellents écouteurs intra AKG, un adapteur micro-USB vers USB Type-C et enfin un adaptateur USB Type-C vers USB A. Si avec ça vous ne parvenez pas à transférer vos données, c’est que vous venez d’une autre planète.

[nextpage title= »Design et écran »]

Design : Galaxy S8, Galaxy S9, des différences ténues

Mettez un Galaxy S8 et un Galaxy S9 côte à côte, de face, et vous serez bien en peine de les différencier. Samsung a en effet repris presque intégralement le design de son précédent téléphone. On ne s’en plaint pas, la prise en main est toujours aussi agréable et confortable. À l’avant se trouve un grand écran qui occupe la quasi-totalité de surface. Rien ne change en façade si ce n’est la bordure inférieure, qui semble un tout petit peu plus fine que celle du Galaxy S8. La coque, toujours en verre, est quant à elle incurvée. Rien à dire sur l’ergonomie générale, le Galaxy S9 est une valeur sûre dans ce domaine.

Le Galaxy S8+, à gauche et le Galaxy S9+, à droite.

Ce qui change le plus, c’est le dos du téléphone, et plus particulièrement le placement du capteur d’empreinte digitale. Ce dernier est désormais placé juste sous le capteur photo, de façon centrée, et il tombe désormais parfaitement sous le doigt. Ce dernier est d’ailleurs extrêmement rapide et débloque le téléphone en moins d’une seconde. Pour les petites mains, il est d’ailleurs possible d’utiliser le capteur photo frontal – associé à un capteur d’iris – pour débloquer le téléphone via la reconnaissance faciale.

Comme l’année dernière, le Galaxy S9 comprend trois boutons physiques sur les tranches. Du côté gauche se trouvent les boutons de réglage du volume ainsi que le bouton permettant de faire appel à Bixby. Un bouton toujours aussi inutile puisque Bixby ne comprend toujours pas le français, mais qu’il est possible de désactiver dans les options du téléphone. Dommage que pour le désactiver il soit obligatoire de se connecter à son compte Samsung. Sur le côté droit se trouve le bouton de mise en marche du téléphone, qui tombe très naturellement sous le pouce.

Bonne nouvelle pour les propriétaires de casque ou écouteurs filaires, la prise jack répond encore bien présente cette année. Cette dernière se trouve dans la tranche inférieure de l’appareil, juste à côté du port USB Type-C et du haut-parleur. Les haut-parleurs, c’est l’autre nouveauté de ce Galaxy S9 et S9+, ils passent enfin au stéréos. Le second haut-parleur se trouve en façade, dans la partie supérieure du téléphone. Samsung promettait lors de l’annonce du téléphone de proposer un son Dolby Atmos. Je suis bien en peine de dire si c’est le cas, mais poussé au maximum, la qualité est très bonne, avec une spatialisation du son honnête. Vous n’aurez aucun mal à écouter et entendre une vidéo YouTube.

Malgré le peu de nouveauté, les Galaxy S9 restent d’excellents appareils, à la prise en main très confortable et au design premium vraiment réussi. Les téléphones ne glissent pas trop des mains et, malgré leur grand écran, ne donnent pas la sensation d’être particulièrement fragiles. La qualité est (encore) bel et bien au rendez-vous.

Un écran toujours plus proche de la perfection

Là encore, peu de changements par rapport à l’année dernière. Les Galaxy S9 et S9+ disposent d’un écran de type Super Amoled de 5,8 ou 6,2 pouces. De très grands écrans aux bordures très légèrement incurvées qui donnent la sensation, lorsque le téléphone est vu de face, qu’ils ne possèdent pas de bordures d’écrans. L’effet est toujours aussi réussi.

Si ces écrans peuvent voir leur définition monter jusqu’en QHD+ (2960 × 1440), ils sont de base réglés sur une définition Full HD+ (2220 × 1080) de façon à consommer moins d’énergie. La définition la plus haute est ici essentiellement présente lorsque l’on veut utiliser le téléphone comme écran de casque de réalité virtuelle, avec un Gear VR, par exemple.

Comme d’habitude, Samsung propose dans les options du téléphone différents profils colorimétriques pour l’écran. De base, le mode d’écran est réglé sur adaptatif (où l’on peut choisir la température des couleurs), mais le mode basique est ce qui permet de s’approcher le mieux possible de la température réelle des couleurs. Au quotidien, c’est tout simplement l’un des plus beaux écrans que puisse offrir un smartphone actuellement. Quant à sa luminosité maximale, elle est également excellente : même en plein soleil, elle permet de lire sans froncer les sourcils ce qui est affiché sur l’écran.

[nextpage title= »Interface et performances »]

Samsung Experience sait se faire oublier, pour notre plus grand bonheur

Il est désormais bien loin le temps ou Samsung se traînait une réputation de concepteur de surcouche pénible. Pour son Galaxy S9, c’est encore l’interface Samsung Experience qui vient animer Android 8.0 Oreo. Une interface très légère, intuitive et personnalisable via des thèmes que l’on peut télécharger dans une boutique dédiée. Samsung Experience comprend un tiroir d’application, des menus des paramètres très clairs (mais qui manquent peut-être un peu de couleur) et de nombreux raccourcis pour désinstaller en quelques clics des applications.

Une interface légère, des applications pré-installées peu nombreuses, de la place sur la mémoire interne (64 Go), que demander de mieux pour l’interface du Galaxy S9 ? Un peu de cohérence peut-être – certaines icônes sont encore entourées d’un liseré blanc hideux, même quand on désactive l’option – et surtout un nouveau clavier de base. Mon premier réflexe en lançant le Galaxy S9 pour la première fois a été en effet d’installer Gboard pour remplacer le clavier Samsung de base et son insupportable système de suggestion automatique.

Doit-on vraiment vous parler de Bixby, l’assistant virtuel de Samsung intégré à l’interface du téléphone ? Oui, rapidement, pour vous dire qu’il est possible de le désactiver. Bixby, qui n’est toujours pas localisé en français se contente en effet d’être un simple agrégateur d’actualités et de réseaux sociaux. Impossible de s’adresser à lui (à elle ?) en français, par exemple. La mauvaise nouvelle, c’est qu’il est obligatoire de se créer/connecter à un compte Samsung pour dégager l’assistant de sa page d’accueil et du bouton physique dédié. Argh.

À l’aise sur les performances

Fait étrange s’il en est, lors de la présentation du Galaxy S9 au début du mois de mars, Samsung n’a pratiquement pas communiqué sur les performances de son téléphone. La fiche technique du S9 a pourtant été légèrement remaniée par rapport au Galaxy S8. Elle accueille ainsi un nouveau SoC, l’Exynos 9810, une puce composée de huit coeurs (4 cœurs custom haute performance cadencés à 2,9 GHz et 4 cœurs custom basses performances cadencés à 1,9 Ghz) et gravée en 10nm. Elle est épaulée dans le cas du Galaxy S9 par 4 Go de RAM et dans le cas du Galaxy S9+ par 6 Go de RAM.

Nous avons testé le Galaxy S9+ sur différents benchmark et voici ce que vaut cette nouvelle puce face à l’Exynos de l’année dernière (Galaxy S8+) et face au Kirin 970 présent dans les appareils de Huawei ou Honor.

 Galaxy S9+Galaxy S8+Honor View 10
Antutu (en points)246 558200 163176 783
PC Mark (en points)5 7065 2097 109
3DMark Sling Shot Extreme (en points)3 2912 5862 877
GFX Bench Car Chase (en fps, onscreen / offscreen)26 / 2812 / 2522 / 21
GFXBench Manhattan 3.0 (en fps, onscreen / offscreen)57 / 7339 / 50 54 / 64

Si l’on s’en tient uniquement aux benchmarks, le Galaxy S9 pulvérise la concurrence. Il dépasse de la tête et des épaules le Galaxy S8, mais se montre également un bon cran au-dessus du Kirin 970. À ce jour – et en attendant l’arrivée de smartphones sous Snapdragon 845 – c’est tout simplement le téléphone le plus puissant du marché.

Au quotidien, il n’y a rien de spécial à noter : le téléphone tourne de façon fluide sans aucun problème. Avec les jeux, le téléphone ne chauffe pas ou très peu. Même après 20 minutes de Hearthstone, c’est tout juste si l’on sent que le SoC a un peu chauffé sous la coque en verre, mais sans être brûlant pour autant.

[nextpage title= »Appareil photo, autonomie et conclusion »]

« La photo réinventée ». Vraiment ?

« La photo réinventée ». C’est avec cette punchline que Samsung compte mettre en avant son smartphone cette année. Des nouveautés côté appareil photo, il y en a quelques-unes qui sont vraiment intéressantes si l’on s’en tient au plan technique. La principale, provient d’un nouveau mécanisme situé sur le capteur dorsal principal (de 12 MP), qui possède une optique à ouverture variable pouvant passer de f/1.5 à f/2.4 suivant les conditions lumineuses. L’idée, c’est de passer de l’une à l’autre des deux ouvertures quand la luminosité n’est plus suffisante.

Qu’en est-il au quotidien ? En mode automatique, cette fonctionnalité est complètement invisible pour l’utilisateur, le smartphone s’occupant dans tous les cas de passer d’une ouverture à une autre sans prévenir l’utilisateur. Et dans l’ensemble, c’est plutôt fiable puisque la grande majorité de nos clichés sont franchement réussis.

Lorsque les conditions lumineuses sont bonnes, l’appareil Galaxy S9 – comme la plupart des smartphones haut de gamme – est irréprochable. Les clichés sont détaillés, les couleurs sont fidèles et le rendu global est très bon.




Lorsque le ciel commence à prendre des couleurs, le HDR automatique fait admirablement bien son travail. L’atmosphère particulière du crépuscule est toujours superbement rendu sur les photos que nous avons pris.




Sur les photos de nuit, en revanche, nous sommes plus dubitatifs. Le Galaxy S9 se débrouille très correctement pour un smartphone, avec un rendu très honnête, mais la qualité globale est médiocre. C’est sûrement un peu mieux que le Galaxy S8, mais dans ce domaine, Samsung ne réinvente pas grand-chose.


Un mot sur le zoom optique du Galaxy S9 : il est semblable à celui du Galaxy Note 8 et se débrouille relativement bien. La qualité des photos est plus correcte et il apporte une vraie (petite) plus-value à l’appareil.


Enfin, l’une des nouveautés de cette année est le mode super-ralenti présent au sein de l’application. Techniquement, les Galaxy S9 sont capables de capturer durant quelques instants une vidéo à 960 images par secondes. Sur ces courts passages, il est alors possible de voir la vidéo au ralenti.

Si le principe est sympathique, la mise en oeuvre n’est vraiment pas probante. Pour activer le ralenti, l’appareil photo doit détecter quand il y a du mouvement et déclenche alors automatiquement le ralenti. Mais dans les faits, ces vidéos sont souvent ratées : le déclenchement du ralenti est aléatoire, la qualité des vidéos est catastrophique et il est tout simplement impossible de filmer correctement sous des néons à cause de leur fréquence de clignotement. Sympathique sur le papier, mais difficilement utilisable dans les faits.

Autonomie : la déception

Que s’est-il passé entre le Galaxy S8 et le Galaxy S9 ? L’autonomie du S8, sans être exceptionnelle, était correcte. La batterie de 3000 et 3500 mAh des Galaxy S8 (et de même capacité sur le Galaxy S9) permettait alors de tenir tranquillement plus d’une journée. Durant ma semaine de test avec le Galaxy S9, j’ai été beaucoup moins serein. En utilisation classique – à raison d’une grosse heure de podcast par jour, de checks réguliers des réseaux sociaux, d’un peu de vidéo et de navigation sur le web – mes fins de journées se sont systématiquement terminées sous la barre des 15 %.

À qui la faute ? C’est toujours difficile à dire, mais je soupçonne fortement l’écran de consommer plus que sur le Galaxy S9. Quand ce dernier est en veille, la batterie ne descend quasiment jamais. Mais il suffit de consulter son téléphone quelques minutes pour voir les fameux pourcentages de batterie descendre à vue d’oeil. Un comportement étrange alors que Samsung se montrait plutôt bon élève dans ce domaine ces dernières années.

 

Notre avis

Il est facile de résumer le Galaxy S9 en quelques mots : c’est un Galaxy S8 amélioré et sans surprise. Une simple évolution, donc, mais qui reprend les excellentes bases de son aîné. Design, écran, interface ou réactivité sont des points sur lequel il est extrêmement difficile de prendre le téléphone en défaut tant il est efficace. Tant pis pour l’originalité… Et pour l’autonomie, qui est de loin la grande perdante cette année.

Quoi qu’il en soit, le Galaxy S9 est une valeur sûre. Joli et plutôt bon en photo - mais très loin de réinventer le domaine, n’en déplaise à Samsung -, il est indéniablement au-dessus du lot des autres smartphones haut de gamme. La question est maintenant de savoir si vous êtes prêt à dépenser 859 ou 959 euros dans la bête, en sachant qu’il perdra sans aucun doute plusieurs centaines d’euros d’ici la fin de l’année.

8 / 10
Les plus
Les moins
  • Le plus bel écran du marché, tout simplement
  • Un design et une prise en main vraiment réussis
  • Des performances qui pulvérisent la concurrence
  • Solide dans le domaine de la photo
  • Une interface légère et plaisante au quotidien
  • Enfin des haut-parleurs stéréo
  • Que s’est-il passé au niveau de l’autonomie ?
  • Le bouton Bixby, toujours aussi inutile
  • Il ne révolutionne clairement pas la photo