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[Test] Ghost Recon Wildlands [PC, PS4, XBO]

Notre avis
7 / 10
Jeux-Video

Par Mathieu le

Ghost Recon est mort. Vive Ghost Recon. Il faut remonter cinq années en arrière pour trouver la trace du dernier épisode d’une des séries phares estampillées Tom Clancy. Et les faits sont là : Ubisoft veut faire évoluer son jeu, lui offrir la liberté auquel il prétend depuis longtemps mais qui lui a toujours été refusée. Wildlands arrive donc sur nos PS4, Xbox One et PC, et souhaite nous transmettre des sentiments nouveaux. Annoncé comme une expérience unique en coopération, le jeu devait avoir l’intelligence de s’ouvrir à tous, sans la moindre exception. Une réussite ?

Beau comme un camion bolivien

Bienvenue en Bolivie. C’est au sein de ce pays de plus de dix millions d’habitants que vous allez devoir vous familiariser avec ce nouvel opus. Vous incarnez toujours un membre de l’unité d’élite des Ghosts avec pour objectif d’atteindre un certain El Sueño, grand méchant de cet opus. Ce dernier est à la tête d’un des plus grands réseaux de drogue au monde et notamment de cocaïne, les Santa Blanca. Vous devrez alors vous infiltrer au sein de ces cartels pour comprendre mieux la personnalité de ce personnage aussi charismatique qu’effrayant et pouvoir ainsi espérer l’approcher. Votre but ? Détruire et révéler les connexions qui existent entre Santa Blanca et le gouvernement local.

Ne vous inquiétez pas, si l’histoire contée dans cet opus vous semble peu attrayante, vous pourrez aisément passer outre. Il faut être clair d’emblée, Wildlands ne nous offre pas un scénario complexe comme ce pouvait être le cas dans les précédentes productions made in Ubisoft (on pense à Far Cry 3 ou Watch Dogs). El Sueño parait pourtant être un méchant charismatique qui aurait eu le droit d’être un peu plus sur le devant de la scène, mais le jeu ne se focalise finalement que très peu sur son histoire. Dommage, mais finalement, pas dramatique. La force de ce Ghost Recon est ailleurs. Son terrain de jeu, immense, fait de lui un bac à sable en trois dimensions où il y a beaucoup à faire et énormément à découvrir. Tout est présent pour que le joueur se sente à l’aise : une prise en main rapide de son personnage, des objectifs clairs et énoncés de façon précise, un background de qualité. Et puis, cette Bolivie plus vraie que nature.

Le jeu fourmille de détails, les panoramas sont sublimes et les effets de lumière de qualité. Malheureusement, tout est gâché par du clipping et de l’aliasing bien trop présents. Sur cette version PC, qui tournait en 1440p, avec les options en Très élevées (pour une moyenne de 33 images par seconde), la qualité générale était très satisfaisante mais gâchée par des textures parfois étrangement pixelisées. On ne sait pas vraiment ce que donnent les versions consoles, mais le fait est là : le pays que nous parcourons est fidèlement représenté et joliment modélisé.

21 régions composent la Bolivie de Wildlands, doux mélange entre civilisation moderne et plaines désertiques. On ressent l’expérience emmagasinée précédemment avec des titres comme Far Cry, The Division ou Watch Dogs. Le jeu ressemble parfois beaucoup à ses aînés, au point où l’on finit même par s’amuser à comparer les points de ressemblances entre tous les titres développés par Ubisoft. Ce manque criant de personnalité lui fait perdre l’effet de surprise, c’est un fait certain. Mais il a le mérite de prendre en grande partie leurs bonnes idées. Mais au-delà des aspects techniques et scénaristiques, l’opus devait surtout remplir toutes ses promesses en terme de gameplay et d’aventure solo et co-op. Et vous allez comprendre dans la page suivante, que de notre avis, tout ne fonctionne pas comme prévu.