Les APNs
Avec le HTC One (M7), la marque asiatique avait été la première à dégainer pour nous faire comprendre qu’on était passé à une nouvelle génération de smartphone capable de rivaliser avec les appareils photo compacts. Le seul hic, c’est que HTC avait choisi de sacrifier le nombre de pixels au profit de la capture de lumière. Si cela s’est avéré être un choix logique dans l’absolu, le grand public ne l’entendait pas forcément de la même oreille et ne répond finalement qu’à l’appel des Mégapixels.
Pour rappel, le HTC One (M8) reprend le capteur UltraPixel de son prédécesseur. En gros, au lieu de suivre les concurrents dans la course aux Mégapixels, malgré une taille de capteur qui n’évolue pas, HTC a pris le parti de garder toujours la même taille de capteur mais avec des pixels jusqu’à 4 fois plus grand que ses concurrents. Résultat des courses, le HTC One ne vous propose qu’un capteur de 4 Mégapixels contre 8 pour l’iPhone 5/5S, 16 Mégapixels pour le Samsung Galaxy S5 ou encore 20,7 Mégapixels pour le Sony Xperia Z2 et même 41 Mégapixels pour le Nokia Lumia 1020. Dans la théorie, ces pixels plus gros captent plus de lumière, ce qui devrait permettre au HTC One d’être plus performant que ses concurrents dans des conditions de faible luminosité. Autre avantage, les photos sont plus légères et le traitement s’en voit accéléré pour tout ce qui est post-traitement. Dans la pratique, HTC est dans le vrai puisque son smartphone est effectivement très rapide à dégainer mais aussi très efficace dans des conditions de faible luminosité.
Comme pour son prédécesseur, le HTC One (M8) s’est montré relativement véloce et si on ne se base que sur l’écran, c’est très propre mais une fois sur son PC, on ne peut pas louper le lissage des photos. Cependant contrairement à son prédécesseur, le nouveau One (M8) s’en sort quand même mieux avec des photos plus détaillées. Il est vrai que dans la philosophie de HTC, si vous n’êtes pas du genre à rogner ou zoomer dans la photo, le One (M8) répondra parfaitement à vos besoins. Tout dépendra donc de votre utilisation. Personnellement, je ne suis pas pour la course aux mégapixels mais il y a quand même un minimum, et 4 Mégapixels n’est pas ce minimum. 8 Mégapixels aurait été plus judicieux. À noter que le HTC One (M8) ne propose plus de stabilisation optique. D’après la marque asiatique, c’est parce que l’AF est très rapide, donc on a plus besoin. Personnellement, je ne sais pas si c’est une raison valable mais toujours est-il que ça ne m’a pas gêné, même dans les vidéos.
Néanmoins, la technologie UltraPixel n’est pas la seule qui définit l’APN du HTC One (M8). En effet, le dernier smartphone de HTC intègre un second capteur de 2,1 Mégapixels qui ne servira pas à capturer de la 3D mais à calculer les distances. Formant ainsi le Duo Camera, ce capteur ne s’emploie en aucun cas à capturer des images, en revanche, il permettra de calculer la distance des pixels entre le tout premier plan et le tout dernier plan. Du coup, vous pourrez à loisir changer la mise au point. Vous allez me dire que Nokia le propose déjà. C’est vrai mais ce n’est pas tout à fait la même technologie. Jusqu’à maintenant, certains appareils comme Nokia prenait successivement une dizaine de photos et permettait ainsi d’avoir une dizaine de plans pour faire la mise au point en post-traitement. Du coup, seul le Nokia pouvait traiter ses photos. Ici, la distance est stockée dans les données de la photo. L’avantage, c’est que s’il existait un logiciel pour traiter ces informations, rien ne vous empêcherait de faire la même chose sur un autre appareil. Dans la pratique, ce second capteur vous permet ainsi de changer les plans de mise au point mais aussi d’appliquer un effet 3D ou encore séparer l’arrière-plan du premier plan pour des effets plus ou moins sympas, comme les saisons. C’est plutôt ludique et le bonus c’est que les photos ne pèsent pas plus lourd.
Voici quelques exemples de photos :
Pour ce qui est de l’application photo, elle est classique de chez classique. HTC a un peu revu son application pour la rendre plus simple. Ainsi, il faudra passer par un menu pour choisir le mode photo, vidéo, Zoe, double capture, selfie ou Panoramique 360°. Pour le switch entre la caméra avant et la caméra arrière, il faudra juste faire un geste de droite à gauche. Pratique pour les fans de selfie. Comme vous vous en doutez, l’application est très réactive, tout comme l’AF. Même si vous avez activé le déblocage de votre smartphone avec un schéma ou un code, vous pourrez toujours faire glisser l’application de l’APN vers le centre de l’écran et lancer l’APN sans avoir à saisir votre code. On regrettera juste qu’il faille débloquer le smartphone pour voir les photos/vidéos fraichement prises. Le HDR fonctionne très bien et ce, que ce soit en mode photo ou en mode vidéo. On retrouve bien évidemment les fonctions de partage mais aussi quelques fonctions basiques d’édition. Concernant la caméra avant, on salut bien évidemment le capteur rétro-éclairé de 5 Mégapixels, ça ne rivalise pas encore avec les capteurs principaux mais c’est nettement mieux que la concurrence, surtout avec son objectif grand angle qui ouvre à F/2.0.
Zoe a évolué et HTC l’a transformé en réseau social à part entière. Pour rappel, la fonction Zoe permet de mixer plusieurs photos et quelques secondes de vidéos dans le but de sortir une photo avec des parties qui bougent. Zoe n’est pas encore actif mais on trouve déjà l’application sur le Google Play Store et HTC ne devrait pas tarder à l’activer.
L’Autonomie
Du côté de l’autonomie, avec un boîtier plus grand, on est passé d’une batterie de 2300mAh à 2600mAh. Si l’évolution semble minime, HTC a énormément travaillé autour de l’autonomie. En effet, les captures d’écran ci-dessous correspondent à l’état du smartphone après la fameuse journée où j’ai pris une bonne trentaine de photos et surtout, c’était la fameuse journée où j’ai lancé tous les benchmarks allant de Quadrant à Epic Citadel en passant 3DMark.
Mais ce n’est pas tout puisque j’ai continué avec des jeux plus ou moins gourmands comme Dead Trigger 2 ou encore Riptide GP2 ainsi qu’une utilisation plus classique autour des applications comme GMail, Spotify, Youtube, etc. Très sincèrement, je m’attendais à pire et surtout à avoir la même autonomie que le HTC One (M7). Finalement, avec une journée plus classique et plus proche de mon utilisation, il me restait souvent en fin de journée un peu plus de 30% d’autonomie, et ce, sur une semaine d’utilisation. Je n’ai plus le One (M7) pour pouvoir faire la comparaison mais ce qui m’a surpris, c’est que je n’ai jamais eu l’obligation de passer en mode “Economie d’énergie”.
Du coup, si on est un peu plus économe, je suis sûr qu’on peut tirer vers une seconde journée. Dans ce nouveau HTC One (M8), il y a une option plutôt intéressante, le mode veille, qui coupe la connexion internet pendant les longues périodes d’inactivité. Du coup, quand on ne l’utilise pas, le smartphone ne tire plus inutilement sur la batterie. Et dans mon usage quotidien, je n’ai pas noté de différence dans les usages, surtout au niveau des pushs de données. Comme prévu, la batterie est quant à elle inamovible et je n’ai pas réussi à trouver un moyen facile pour ouvrir le smartphone sans l’endommager. Je vais laisser ça à des pros.
Pour finir, et c’est une mode 2014, le HTC One (M8) vous propose un mode “d’Economie d’énergie extrême” qui vous permet de réduire votre smartphone à un simple featurephone. En effet, ce mode réduit la luminosité de l’écran, désactive le retour de vibration et la connexion de données lorsque l’écran est éteint mais également le podomètre et ne lance que les applications essentielles comme la fonction téléphonie, les SMS, l’application Email et non GMail, l’Agenda et la calculatrice. HTC promet ainsi un gain d’autonomie de l’ordre de 15h pour 5% de batterie. Pratique.
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