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[Test] Little Nightmares : peut-il jouer les terreurs ?

Notre avis
7 / 10
Tests et Impressions

Par Fabio le

Révélé à la dernière gamescom et abondamment mis en lumière par son éditeur depuis, Little Nightmares explore les peurs enfantines dans un puzzle/platformer en 3D. Un pari plutôt réussi mais dont on attendait mieux.

Après Limbo, Unravel ou encore Inside, Little Nightmares est de ces jeux dont l’identité visuelle touche tout de suite, et en plein cœur. Les Suédois de Tarsier ont savamment choisi les ingrédients à intégrer (ou à ne pas intégrer) pour susciter le malaise autant que le mystère : un héros encapuchonné dont on ne sait rien, un bestiaire monstrueux duquel on ne peut échapper du moment qu’il vous a repéré et un décor sombre et poisseux propre à raviver nos angoisses de 10 ans. À l’instar d’un Limbo ou d’un Inside, rien ne nous est dit sur la condition du personnage – muet – que l’on incarne, ni sur ses motivations, ni même sur le lieu dans lequel on se trouve, qui semble être un bateau ou un sous-marin.

Concernant l’atmosphère de ce conte horrifique, le contrat est rempli. Little Nightmares stimule nos sens pour installer son climat de tension : l’ouïe, grâce aux bruitages et à un fond musical lancinant, qui s’accélère quand le danger approche ; ou la vue, avec des environnements très sombres ainsi que des effets de caméra qui tanguent, pouvant provoquer un léger sentiment nauséeux. Seule solution ? Rester concentré sur son personnage, vêtu d’un imperméable jaune et muni d’un indispensable briquet. Tel le phare qui guide les bateaux, il contraste avec ce qui l’entoure. Sans en dire trop pour ne pas vous spoiler, on appréciera également les liens entre la lumière et le récit. Pas de jaloux, de l’obscurité naîtra également des éclaircissements, autant pour progresser dans le décor (on se cachera sous des meubles ou dans des cartons pour échapper aux résidents) que dans la compréhension de l’histoire.

La seule petite déception sur cet aspect concerne peut-être les environnements, qu’on aurait aimé plus marqués. Si le niveau des cuisines ou celui du restaurant sont mémorables, les autres manquent d’un petit quelque chose.