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Test : Motorola Atrix

Smartphone

Par Anh Phan le

Le Motorola Atrix se présente comme le second smartphone sous Nvidia Tegra 2 disponible sur le marché. Inutile de vous dire qu’il était attendu depuis le début de cette année. Surtout parce que c’était le nouveau haut de gamme de la marque américaine et qu’il allait prendre le relais Milestone et Milestone 2. Ayant le même processeur que le LG Optimus 2X (en test ICI), inutile de vous dire que l’Atrix vous propose des performances équivalentes. Par contre, là où Motorola se démarque, c’est avec ses accessoires qui vont transformer l’Atrix en un petit netbook des plus efficaces.

Caractéristiques techniques

Je pense que vous devez déjà les connaître mais un petit rappel s’impose quand même pour ceux qui n’auraient pas tout suivi. Le Motorola Atrix est équipé d’un processeur Nvidia Tegra 2 Dual Core de 1Ghz, d’un écran tactile anti-rayures de 4″ avec une résolution qHD soit 540×960, ce qui est un peu mieux que les classiques 480×800, de 1Go de RAM, de 16Go de mémoire interne, d’un port mémoire microSD, du WiFi b/g/n, du Bluetooth 2.1, d’un GPS intégré, d’un APN de 5 Mégapixels avec de l’enregistrement vidéo jusqu’en 720p, d’une caméra visio de 1,3 Mégapixels, d’une batterie de 1930mAh, d’Android 2.2.2 avec une surcouche MotoBlur, le tout avec une taille de 117,8×63,5×10,1mm pour un poids de 135g.
Comptez 549€ hors abonnement ou en exclusivité chez Orange via l’offre Business pour Smartphone.

A noter que c’est justement Orange qui nous a prêté ce Motorola Atrix, du coup, parce que c’est Orange, je n’ai pas trouvé la fonction HotSpot WiFi. Donc si cette fonction est indispensable pour vous, faites attention.

Avec les récents tests des LG Optimus 2X, Sony Ericsson Xperia Play ou encore le Samsung Galaxy S2, je vous conseillerai d’aller faire un petit tour ICI afin d’avoir une vue complète de ce que proposent les actuels smartphones haut de gamme.

Le Packaging

Le packaging est des plus classiques avec, comme vous vous en doutez, le smartphone, un câble USB pour la connexion à un ordinateur et la recharge, un chargeur USB, des manuels d’instructions pour une première prise en main, des écouteurs kit mains-libres et c’est assez rare pour le souligner, un câble micro-HDMI. Rien de transcendant donc au final.

Le Design

Le design final est plutôt réussi avec une forme bien ramassée et bien compacte. La coque arrière présente l’avantage de recouvrir les tranches hautes et basses de l’appareil, ce qui lui confère une impression de solide. Comme c’est le cas pour la concurrence, le tout est en plastique mais la finition est bonne. La coque de derrière vous propose un motif discret mais qui présente l’avantage de ne pas garder les traces de doigts.

Au niveau de la face avant, on retrouve donc un écran tactile de 4″ avec une finition Gorilla Glass donc anti-rayures, la résolution est de 540×960 soit qHD, ce qui vous permet d’avoir une meilleure densité de pixels et donc plus de précision sur l’écran. Par contre, je trouve les couleurs un peu délavés, peut-être parce que le rétro-éclairage est plutôt puissant par rapport à la concurrence. Sinon, pour le reste comme le surf sur Internet et autres, pas de soucis de lisibilité.
Concernant toujours l’écran, vous trouverez donc en haut le haut-parleur pour la fonction téléphonie, la caméra visio et le capteur de luminosité. Sur le bas de l’écran se trouve les quatres touches sensitives (Option, Home, Accueil et Recherche). Tout ce qu’il y a de plus classique en fait.
Sur la tranche du bas se trouve le haut-parleur multimédia qui se trouve être plus sur le dos que sur la tranche. On remarque qu’il est plutôt grand, ce qui lui confère un son plus fort et moins saturé que ses concurrents. Sur la tranche droite se trouvent les boutons de volume alors que sur la tranche gauche se trouvent les sorties micro-HDMI et micro-USB.

Pour finir, sur la tranche haute se trouve la prise jack de 3,5mm ainsi que le bouton de mise sous tension et/ou de veille. Au premier abord, on aurait pu pensé qu’il est un peu mal positionné, surtout parce qu’il est plus dans le dos que sur la tranche. Mais non ! En effet, il intègre un lecteur biométrique qui vous permettra ainsi de déverrouiller plus facilement votre smartphone. Prenant en compte les index droit ou gauche, le bouton est, du coup, idéalement placé. Si vous ne souhaitez pas utiliser le lecteur biométrique, il reste les méthodes de verrouillage classique. Au cas où vous perdriez vos deux index (ce que je ne vous souhaite pas le moins du monde), vous pourrez toujours déverrouiller le smartphone à partir d’un code PIN.

En utilisation avec Motoblur

Vous commencez à connaître Android donc je ne vais pas m’étendre dessus, surtout que c’est encore la version Android 2.2 Froyo. Et comme la vidéo est là, vous comprendrez bien mieux, hein ? Dans tous les cas, pour vous en dire un peu sur Motoblur, on est bien loin de l’intégration envahissante du Motorola Dext. La surcouche Motorola est plutôt discrète et à part quelques différences esthétiques avec Android Stock, on est bien loin des surcouches de HTC ou Samsung. On se rapproche plus du travail d’intégration d’un LG qu’autre chose.
Dans le genre bonne surprise, on notera l’intégration de widgets redimensionnables, ce qui peut être appréciable. Sinon, Motoblur est clairement axé autour de l’intégration de vos contacts et des réseaux sociaux, ce qui ne vous étonnera pas de voir tous les widgets pour les contacts et réseaux sociaux.

Par contre, pas de fonction capture d’écran comme c’est le cas sur le Samsung Galaxy S2 ou le HTC Flyer, dommage. On regrettera aussi que Motorola n’ait pas jugé nécessaire d’intégrer des raccourcis réseaux dans la barre de notifications. Il va donc falloir réserver une place sur une de vos pages pour les widgets liés. Pour ce qui est du clavier, il est un peu différent de celui de base mais je ne sais pas pourquoi, je le trouve un chouilla petit. Et pourtant, en le comparant à d’autres, il fait la même taille mais il donne cette sensation de petit et d’étroitesse.

Les performances et le Multimédia

Dans une utilisation quotidienne, le Motorola Atrix s’est montré à l’aise et souvent rapide. On notera quelques lags si typiques à Android 2.2 mais qui devrait être corrigé avec la future MAJ tardive vers Android 2.3. Si on trouvait le Motorola Atrix rapide actuellement, il ne fait aucun doute qu’il sera encore plus rapide avec Android 2.3. Malheureusement, ce n’est pas avant la rentrée parce que Motorola se doit de mettre à jour son mode WebTop en même temps, ce qui prends forcément plus de temps que la concurrence.
Par rapport à un LG Optimus 2X qui ne propose qu’une résolution de 480×800, on aurait pu penser que la résolution qHD ralentirait la machine et bien il n’en est rien et on obtient des benchmarks similaires au constructeur coréen comme pour Quadrant par exemple.

Pour ce qui est du multimédia, je passe rapidement sur la musique et les photos qui sont lus sans problème et qui peuvent être accessibles depuis les applications de bases ou les widgets. Pour ce qui est des vidéos, le 720p s’en sort royalement alors qu’il y a encore quelques saccades pour les vidéos 1080p, c’est d’ailleur peut-être pour ça que Motorola ait limité la sortie HDMI à du 720p. Pour les formats, ce sont officiellement les formats supportés par Android. Il faudra donc passer par des applications tierces pour lire des formats un peu plus exotiques et avoir le support des sous-titres. On notera quand même que j’ai pu lire sans problème un DivX/Xvid téléchargé sur Internet, bizarre et agréablement surpris !

Comme sur le LG Optimus 2X, j’ai eu droit à quelques gros ralentissements sans raison apparente mais qui ne sont jamais allés jusqu’au reboot de la machine. Je pense qu’Android 2.2 doit être en cause. Côté jeux, inutile de vous dire que c’est là où cet Atrix exploite tout le potentiel de son processeur Nvidia Tegra 2. Comme pour tous les appareils sous ce processeur, vous devrez télécharger une application Nvidia dédiée, Tegra Zone, qui vous permettra ainsi d’accéder facilement à des jeux optimisés et réservés. Par contre, l’offre est toujours aussi limitée mais ça arrive alors patience. En espérant quand même que les évolutions technologiques trop rapides de Nvidia ne rebutent pas trop les développeurs.

Pour ce qui est de la navigation Internet, rien à dire également, bien que sous Android 2.2, l’Atrix gère parfaitement les pages avec du Flash. Evidemment, il ne faudra pas lancer de vidéos en 1080p mais dans une utilisation normale, pas de soucis. On est loin de l’époque où on essayait d’avoir une expérience Flash avec le Google Nexus One ou le Samsung Galaxy S.

Le LapDock, le Dock HD et la sortie HDMI

Là où le Motorola Atrix se différencie de ses concurrents sous Nvidia Tegra 2, c’est au niveau des ses accessoires dont le très attendu LapDock, le dock HD, un simple dock, un ensemble clavier/souris Bluetooth ou encore un support GPS. Je vous passe le simple Dock, le kit clavier/souris ou le support GPS qui sont assez classiques. Par contre, le LapDock et le Dock HD apportent, je pense, beaucoup dans l’expérience qu’on attend de l’Atrix. Déjà, avec des deux accessoires, le Motorola Atrix acquiert la fonction de USB Host, ce qui est bien sympa pour le partage de documents ou autre. A côté et pour faire court avant les vidéos, Motorola vous propose un aperçu de ce que sera notre futur, à savoir un futur où notre smartphone serait un peu le coeur de notre vie numérique quotidienne et qu’on pourrait brancher à divers appareils pour lui donner de nouvelles fonctions.

Pour commencer, je vous remets cette vidéo de présentation des accessoires de l’Atrix par Motorola :

On enchaîne avec notre vidéo de test concernant ces quelques accessoires :

On commence par le LapDock. L’idée est excellente et le rendu final fidèle à l’idée originale. Le LapDock n’est pas juste un écran de 10,1″ avec une résolution de 1366×768 et un clavier/trackpad, il intègre aussi deux batteries, une pour recharger votre Atrix et l’autre pour vous assurer une autonomie de 8h pour l’utilisation du LapDock. Je vous rappelle par ailleurs que le LapDock ne contient pas d’OS, tout est contenu sur le Motorola Atrix. D’ailleurs l’OS, sous Linux, doit se lancer uniquement dans certaines conditions, puisqu’il ne se lance que sur le Dock HD et le LapDock. Quand vous branchez directement un câble HDMI, le smartphone ne vous propose qu’un lecteur multimédia.

La fonction de WebTop met une petite dizaine de seconde pour se lancer. Une fois lancée, vous accédez à un bureau avec des raccourcis des applications PIM de votre smartphone et quelques raccourcis web en plus d’un Firefox qui supporte le Flash bien évidemment totalement indépendant d’Android. Au lancement, vous retrouverez aussi une petite fenêtre représentant ce qu’il y a sur l’écran de l’Atrix alors que ce dernier est éteint physiquement. A part Firefox ou des visualisateurs de base comme le visualisateur de PDFs, il ne comprend aucune application et on ne peut rien rajouter, tout étant basé sur des webapps et raccourcis web. Si le côté WebTop ne reconnaît pas certains fichiers, il essaiera de les lire avec les applications de l’Atrix, mais dans ce cas, cela se passera dans la petite fenêtre Android. Il comprend bien évidemment une barre de tâche qui vous permettra de gérer vos connexions mais aussi d’accueillir les notifications d’Android.

On regrettera juste des performances un peu lentes, ce qui peut nuire à l’expérience finale pour peu que vous restez longtemps dessus. Le clavier et le trackpad répondent bien, je n’ai pas eu de soucis de ce côté là. Une partie de ce test a d’ailleurs été saisi avec le LapDock. Par contre, on pourrait regretter la non prise en chage de certains raccourcis clavier, heureusement, les Ctrl+C/V/X sont de la partie. Sinon, malgré son kilo sur la balance, je l’avais imaginé plus léger ! Et pour finir, je regrette aussi le fait que le LapDock ne contienne pas de sortie HDMI, cela aurait pu être utile en situation de réunion au bureau.

Le Dock HD, via sa sortie HDMI, vous propose de reprendre les fonctions du LapTop mais sur un écran externe. La résolution est malheureusement limitée à du 720p. Vous pourrez branchez un clavier et une souris USB ou utiliser bien évidemment des périphériques Bluetooth. En plus du côté WebTop, vous pourrez choisir la fonction horloge ou lecteur multimédia. Dans ce dernier cas, les formats compatibles concernent seulement ceux supportés par l’Atrix par défaut. Donc si vous utilisez des formats exotiques avec des applications tierces, vous ne pourrez pas en bénéficier si ce n’est en passant par le mode WebTop. En effet, contrairement à ses concurrents, l’Atrix ne permet pas de mode miroir via HDMI, dommage.

Je vous rappelle par ailleurs que la sortie se limite à du 720p, exit le Full HD donc, dommage. On notera, comme sur le LapDock, la fonction d’USB Host via les ports USB, ce qui vous permettra de brancher une clé USB ou un disque dur externe. Evidemment, la compatibilité avec les formats dépendent encore une fois de ce que supporte l’Atrix. Très pratique donc au final mais j’aurais aimé une télécommande en plus, non?

Pour finir, concernant le mode WebTop, si, pour une raison quelconque, vous devez partir et prendre brutalement votre smartphone du LapDock ou du Dock HD, l’Atrix embarque une application Connecteur WebTop qui permet de récupérer votre session WebTop. Plutôt utile, non ? Et ce n’est pas sans rappeler l’intéraction entre une tablette HP TouchPad et un Pré.

Le Lapdock vous coûtera 299€, la station d’accueil HD 89€, la station d’accueil classique 49€, le kit voiture 45€ et enfin le kit clavier + souris Bluetooth 89€.

L’APN

J’espère que vous ne vous attendez pas à des miracles, c’est un APN de 5 Mégapixels de smartphones donc ça le fait dans des bonnes conditions de lumières mais c’est un peu mort en basse luminosité.

On commence par quelques photos tests :

Et voilà pour une vidéo HD prise avec l’Atrix :

Autonomie

Evidemment, je n’ai pas mesuré mais la batterie de 1930mAh n’est pas étrangère à la bonne autonomie de l’Atrix, sans compter aussi l’optimisation de Motoblur. On est bien loin de l’époque du Motorola Dext avec son autonomie record de 8h… en veille 🙂 Alors que dans mon utilisation, j’arrive à tenir une bonne journée avec un LG Optimus 2X, un Google Nexus S ou encore un Samsung Galaxy S2, avec l’Atrix, je suis à la limite des deux jours, ce qui est très agréable.

Conclusion

Le Motorola Atrix se définit à la limite du smartphone et du netbook. Dans tous les cas, l’Atrix est un smartphone haut de gamme comme on aime en voir avec une finition exemplaire, des caractéristiques haut de gamme, une bonne autonomie et surtout une gamme d’accessoires qui nous laisse entrevoir notre futur numérique. L’intégration de Motoblur est des plus discrètes et si vous êtes axés réseaux sociaux, l’interface de Motorola est plutôt bien pensée.
Evidemment, tout n’est pas rose mais le seul gros bémol concerne Android 2.2 qui ne permet pas au smartphone d’exprimer tout son potentiel. D’ailleurs, à ma connaissance, aucun smartphone sous Nvidia Tegra 2 ne tourne sous Android 2.3, ce qui est un mystère en soi.
Si vous ne souhaitez pas avoir un smartphone Android asiatique (ça arrive ^^), l’Atrix fait aussi bien alors pourquoi s’en priver, surtout avec des accessoires, certes chers, mais qui apportent une nouvelle dimension autour d’un smartphone.

Pour info, le Lapdock vous coûtera 299 euros (deux batteries incluses dedans), la station d’accueil HD 89 euros, la station d’accueil classique 49 euros, le kit voiture 45 euros et enfin le kit clavier + souris Bluetooth 89 euros.
Le Motorola Atrix est disponible au prix de 549 euros sans abonnement ou en exclusivité chez Orange via l’offre Business pour Smartphone.

Le Motorola Atrix se présente comme le second smartphone sous Nvidia Tegra 2 disponible sur le marché. Inutile de vous dire qu’il était attendu depuis le début de cette année. Surtout parce que c’était le nouveau haut de gamme de la marque américaine et qu’il allait prendre le relais Milestone et Milestone 2. Ayant le même processeur que le LG Optimus 2X (en test ICI), inutile de vous dire que l’Atrix vous propose des performances équivalentes. Par contre, là où Motorola se démarque, c’est avec ses accessoires qui vont transformer l’Atrix en un petit netbook des plus efficaces.

Caractéristiques techniques

Je pense que vous devez déjà les connaître mais un petit rappel s’impose quand même pour ceux qui n’auraient pas tout suivi. Le Motorola Atrix est équipé d’un processeur Nvidia Tegra 2 Dual Core de 1Ghz, d’un écran tactile anti-rayures de 4″ avec une résolution qHD soit 540×960, ce qui est un peu mieux que les classiques 480×800, de 1Go de RAM, de 16Go de mémoire interne, d’un port mémoire microSD, du WiFi b/g/n, du Bluetooth 2.1, d’un GPS intégré, d’un APN de 5 Mégapixels avec de l’enregistrement vidéo jusqu’en 720p, d’une caméra visio de 1,3 Mégapixels, d’une batterie de 1930mAh, d’Android 2.2.2 avec une surcouche MotoBlur, le tout avec une taille de 117,8×63,5×10,1mm pour un poids de 135g.
Comptez 549€ hors abonnement ou en exclusivité chez Orange via l’offre Business pour Smartphone.

A noter que c’est justement Orange qui nous a prêté ce Motorola Atrix, du coup, parce que c’est Orange, je n’ai pas trouvé la fonction HotSpot WiFi. Donc si cette fonction est indispensable pour vous, faites attention.

Avec les récents tests des LG Optimus 2X, Sony Ericsson Xperia Play ou encore le Samsung Galaxy S2, je vous conseillerai d’aller faire un petit tour ICI afin d’avoir une vue complète de ce que proposent les actuels smartphones haut de gamme.

Le Packaging

Le packaging est des plus classiques avec, comme vous vous en doutez, le smartphone, un câble USB pour la connexion à un ordinateur et la recharge, un chargeur USB, des manuels d’instructions pour une première prise en main, des écouteurs kit mains-libres et c’est assez rare pour le souligner, un câble micro-HDMI. Rien de transcendant donc au final.

Le Design

Le design final est plutôt réussi avec une forme bien ramassée et bien compacte. La coque arrière présente l’avantage de recouvrir les tranches hautes et basses de l’appareil, ce qui lui confère une impression de solide. Comme c’est le cas pour la concurrence, le tout est en plastique mais la finition est bonne. La coque de derrière vous propose un motif discret mais qui présente l’avantage de ne pas garder les traces de doigts.

Au niveau de la face avant, on retrouve donc un écran tactile de 4″ avec une finition Gorilla Glass donc anti-rayures, la résolution est de 540×960 soit qHD, ce qui vous permet d’avoir une meilleure densité de pixels et donc plus de précision sur l’écran. Par contre, je trouve les couleurs un peu délavés, peut-être parce que le rétro-éclairage est plutôt puissant par rapport à la concurrence. Sinon, pour le reste comme le surf sur Internet et autres, pas de soucis de lisibilité.
Concernant toujours l’écran, vous trouverez donc en haut le haut-parleur pour la fonction téléphonie, la caméra visio et le capteur de luminosité. Sur le bas de l’écran se trouve les quatres touches sensitives (Option, Home, Accueil et Recherche). Tout ce qu’il y a de plus classique en fait.
Sur la tranche du bas se trouve le haut-parleur multimédia qui se trouve être plus sur le dos que sur la tranche. On remarque qu’il est plutôt grand, ce qui lui confère un son plus fort et moins saturé que ses concurrents. Sur la tranche droite se trouvent les boutons de volume alors que sur la tranche gauche se trouvent les sorties micro-HDMI et micro-USB.

Pour finir, sur la tranche haute se trouve la prise jack de 3,5mm ainsi que le bouton de mise sous tension et/ou de veille. Au premier abord, on aurait pu pensé qu’il est un peu mal positionné, surtout parce qu’il est plus dans le dos que sur la tranche. Mais non ! En effet, il intègre un lecteur biométrique qui vous permettra ainsi de déverrouiller plus facilement votre smartphone. Prenant en compte les index droit ou gauche, le bouton est, du coup, idéalement placé. Si vous ne souhaitez pas utiliser le lecteur biométrique, il reste les méthodes de verrouillage classique. Au cas où vous perdriez vos deux index (ce que je ne vous souhaite pas le moins du monde), vous pourrez toujours déverrouiller le smartphone à partir d’un code PIN.

En utilisation avec Motoblur

Vous commencez à connaître Android donc je ne vais pas m’étendre dessus, surtout que c’est encore la version Android 2.2 Froyo. Et comme la vidéo est là, vous comprendrez bien mieux, hein ? Dans tous les cas, pour vous en dire un peu sur Motoblur, on est bien loin de l’intégration envahissante du Motorola Dext. La surcouche Motorola est plutôt discrète et à part quelques différences esthétiques avec Android Stock, on est bien loin des surcouches de HTC ou Samsung. On se rapproche plus du travail d’intégration d’un LG qu’autre chose.
Dans le genre bonne surprise, on notera l’intégration de widgets redimensionnables, ce qui peut être appréciable. Sinon, Motoblur est clairement axé autour de l’intégration de vos contacts et des réseaux sociaux, ce qui ne vous étonnera pas de voir tous les widgets pour les contacts et réseaux sociaux.

Par contre, pas de fonction capture d’écran comme c’est le cas sur le Samsung Galaxy S2 ou le HTC Flyer, dommage. On regrettera aussi que Motorola n’ait pas jugé nécessaire d’intégrer des raccourcis réseaux dans la barre de notifications. Il va donc falloir réserver une place sur une de vos pages pour les widgets liés. Pour ce qui est du clavier, il est un peu différent de celui de base mais je ne sais pas pourquoi, je le trouve un chouilla petit. Et pourtant, en le comparant à d’autres, il fait la même taille mais il donne cette sensation de petit et d’étroitesse.

Les performances et le Multimédia

Dans une utilisation quotidienne, le Motorola Atrix s’est montré à l’aise et souvent rapide. On notera quelques lags si typiques à Android 2.2 mais qui devrait être corrigé avec la future MAJ tardive vers Android 2.3. Si on trouvait le Motorola Atrix rapide actuellement, il ne fait aucun doute qu’il sera encore plus rapide avec Android 2.3. Malheureusement, ce n’est pas avant la rentrée parce que Motorola se doit de mettre à jour son mode WebTop en même temps, ce qui prends forcément plus de temps que la concurrence.
Par rapport à un LG Optimus 2X qui ne propose qu’une résolution de 480×800, on aurait pu penser que la résolution qHD ralentirait la machine et bien il n’en est rien et on obtient des benchmarks similaires au constructeur coréen comme pour Quadrant par exemple.

Pour ce qui est du multimédia, je passe rapidement sur la musique et les photos qui sont lus sans problème et qui peuvent être accessibles depuis les applications de bases ou les widgets. Pour ce qui est des vidéos, le 720p s’en sort royalement alors qu’il y a encore quelques saccades pour les vidéos 1080p, c’est d’ailleur peut-être pour ça que Motorola ait limité la sortie HDMI à du 720p. Pour les formats, ce sont officiellement les formats supportés par Android. Il faudra donc passer par des applications tierces pour lire des formats un peu plus exotiques et avoir le support des sous-titres. On notera quand même que j’ai pu lire sans problème un DivX/Xvid téléchargé sur Internet, bizarre et agréablement surpris !

Comme sur le LG Optimus 2X, j’ai eu droit à quelques gros ralentissements sans raison apparente mais qui ne sont jamais allés jusqu’au reboot de la machine. Je pense qu’Android 2.2 doit être en cause. Côté jeux, inutile de vous dire que c’est là où cet Atrix exploite tout le potentiel de son processeur Nvidia Tegra 2. Comme pour tous les appareils sous ce processeur, vous devrez télécharger une application Nvidia dédiée, Tegra Zone, qui vous permettra ainsi d’accéder facilement à des jeux optimisés et réservés. Par contre, l’offre est toujours aussi limitée mais ça arrive alors patience. En espérant quand même que les évolutions technologiques trop rapides de Nvidia ne rebutent pas trop les développeurs.

Pour ce qui est de la navigation Internet, rien à dire également, bien que sous Android 2.2, l’Atrix gère parfaitement les pages avec du Flash. Evidemment, il ne faudra pas lancer de vidéos en 1080p mais dans une utilisation normale, pas de soucis. On est loin de l’époque où on essayait d’avoir une expérience Flash avec le Google Nexus One ou le Samsung Galaxy S.

Le LapDock, le Dock HD et la sortie HDMI

Là où le Motorola Atrix se différencie de ses concurrents sous Nvidia Tegra 2, c’est au niveau des ses accessoires dont le très attendu LapDock, le dock HD, un simple dock, un ensemble clavier/souris Bluetooth ou encore un support GPS. Je vous passe le simple Dock, le kit clavier/souris ou le support GPS qui sont assez classiques. Par contre, le LapDock et le Dock HD apportent, je pense, beaucoup dans l’expérience qu’on attend de l’Atrix. Déjà, avec des deux accessoires, le Motorola Atrix acquiert la fonction de USB Host, ce qui est bien sympa pour le partage de documents ou autre. A côté et pour faire court avant les vidéos, Motorola vous propose un aperçu de ce que sera notre futur, à savoir un futur où notre smartphone serait un peu le coeur de notre vie numérique quotidienne et qu’on pourrait brancher à divers appareils pour lui donner de nouvelles fonctions.

Pour commencer, je vous remets cette vidéo de présentation des accessoires de l’Atrix par Motorola :

On enchaîne avec notre vidéo de test concernant ces quelques accessoires :

On commence par le LapDock. L’idée est excellente et le rendu final fidèle à l’idée originale. Le LapDock n’est pas juste un écran de 10,1″ avec une résolution de 1366×768 et un clavier/trackpad, il intègre aussi deux batteries, une pour recharger votre Atrix et l’autre pour vous assurer une autonomie de 8h pour l’utilisation du LapDock. Je vous rappelle par ailleurs que le LapDock ne contient pas d’OS, tout est contenu sur le Motorola Atrix. D’ailleurs l’OS, sous Linux, doit se lancer uniquement dans certaines conditions, puisqu’il ne se lance que sur le Dock HD et le LapDock. Quand vous branchez directement un câble HDMI, le smartphone ne vous propose qu’un lecteur multimédia.

La fonction de WebTop met une petite dizaine de seconde pour se lancer. Une fois lancée, vous accédez à un bureau avec des raccourcis des applications PIM de votre smartphone et quelques raccourcis web en plus d’un Firefox qui supporte le Flash bien évidemment totalement indépendant d’Android. Au lancement, vous retrouverez aussi une petite fenêtre représentant ce qu’il y a sur l’écran de l’Atrix alors que ce dernier est éteint physiquement. A part Firefox ou des visualisateurs de base comme le visualisateur de PDFs, il ne comprend aucune application et on ne peut rien rajouter, tout étant basé sur des webapps et raccourcis web. Si le côté WebTop ne reconnaît pas certains fichiers, il essaiera de les lire avec les applications de l’Atrix, mais dans ce cas, cela se passera dans la petite fenêtre Android. Il comprend bien évidemment une barre de tâche qui vous permettra de gérer vos connexions mais aussi d’accueillir les notifications d’Android.

On regrettera juste des performances un peu lentes, ce qui peut nuire à l’expérience finale pour peu que vous restez longtemps dessus. Le clavier et le trackpad répondent bien, je n’ai pas eu de soucis de ce côté là. Une partie de ce test a d’ailleurs été saisi avec le LapDock. Par contre, on pourrait regretter la non prise en chage de certains raccourcis clavier, heureusement, les Ctrl+C/V/X sont de la partie. Sinon, malgré son kilo sur la balance, je l’avais imaginé plus léger ! Et pour finir, je regrette aussi le fait que le LapDock ne contienne pas de sortie HDMI, cela aurait pu être utile en situation de réunion au bureau.

Le Dock HD, via sa sortie HDMI, vous propose de reprendre les fonctions du LapTop mais sur un écran externe. La résolution est malheureusement limitée à du 720p. Vous pourrez branchez un clavier et une souris USB ou utiliser bien évidemment des périphériques Bluetooth. En plus du côté WebTop, vous pourrez choisir la fonction horloge ou lecteur multimédia. Dans ce dernier cas, les formats compatibles concernent seulement ceux supportés par l’Atrix par défaut. Donc si vous utilisez des formats exotiques avec des applications tierces, vous ne pourrez pas en bénéficier si ce n’est en passant par le mode WebTop. En effet, contrairement à ses concurrents, l’Atrix ne permet pas de mode miroir via HDMI, dommage.

Je vous rappelle par ailleurs que la sortie se limite à du 720p, exit le Full HD donc, dommage. On notera, comme sur le LapDock, la fonction d’USB Host via les ports USB, ce qui vous permettra de brancher une clé USB ou un disque dur externe. Evidemment, la compatibilité avec les formats dépendent encore une fois de ce que supporte l’Atrix. Très pratique donc au final mais j’aurais aimé une télécommande en plus, non?

Pour finir, concernant le mode WebTop, si, pour une raison quelconque, vous devez partir et prendre brutalement votre smartphone du LapDock ou du Dock HD, l’Atrix embarque une application Connecteur WebTop qui permet de récupérer votre session WebTop. Plutôt utile, non ? Et ce n’est pas sans rappeler l’intéraction entre une tablette HP TouchPad et un Pré.

Le Lapdock vous coûtera 299€, la station d’accueil HD 89€, la station d’accueil classique 49€, le kit voiture 45€ et enfin le kit clavier + souris Bluetooth 89€.

L’APN

J’espère que vous ne vous attendez pas à des miracles, c’est un APN de 5 Mégapixels de smartphones donc ça le fait dans des bonnes conditions de lumières mais c’est un peu mort en basse luminosité.

On commence par quelques photos tests :

Et voilà pour une vidéo HD prise avec l’Atrix :

Autonomie

Evidemment, je n’ai pas mesuré mais la batterie de 1930mAh n’est pas étrangère à la bonne autonomie de l’Atrix, sans compter aussi l’optimisation de Motoblur. On est bien loin de l’époque du Motorola Dext avec son autonomie record de 8h… en veille 🙂 Alors que dans mon utilisation, j’arrive à tenir une bonne journée avec un LG Optimus 2X, un Google Nexus S ou encore un Samsung Galaxy S2, avec l’Atrix, je suis à la limite des deux jours, ce qui est très agréable.

Conclusion

Le Motorola Atrix se définit à la limite du smartphone et du netbook. Dans tous les cas, l’Atrix est un smartphone haut de gamme comme on aime en voir avec une finition exemplaire, des caractéristiques haut de gamme, une bonne autonomie et surtout une gamme d’accessoires qui nous laisse entrevoir notre futur numérique. L’intégration de Motoblur est des plus discrètes et si vous êtes axés réseaux sociaux, l’interface de Motorola est plutôt bien pensée.
Evidemment, tout n’est pas rose mais le seul gros bémol concerne Android 2.2 qui ne permet pas au smartphone d’exprimer tout son potentiel. D’ailleurs, à ma connaissance, aucun smartphone sous Nvidia Tegra 2 ne tourne sous Android 2.3, ce qui est un mystère en soi.
Si vous ne souhaitez pas avoir un smartphone Android asiatique (ça arrive ^^), l’Atrix fait aussi bien alors pourquoi s’en priver, surtout avec des accessoires, certes chers, mais qui apportent une nouvelle dimension autour d’un smartphone.

Pour info, le Lapdock vous coûtera 299 euros (deux batteries incluses dedans), la station d’accueil HD 89 euros, la station d’accueil classique 49 euros, le kit voiture 45 euros et enfin le kit clavier + souris Bluetooth 89 euros.
Le Motorola Atrix est disponible au prix de 549 euros sans abonnement ou en exclusivité chez Orange via l’offre Business pour Smartphone.