Ce qui frappe d’emblée ? C’est clairement la promesse de MOVA : un robot qui ne transporte plus sa propre saleté d’un bout à l’autre de la maison. Fini les serpillères encrassées qui sèchent sur le parquet. Fini les odeurs nauséabondes après quelques jours. Avec son système de rinçage continu et sa station d’autonettoyage ultra-complète, le Z60 se positionne comme la réponse geek aux corvées de nettoyage. Mais est-ce vraiment la révolution qu’on attendait ? Verdict après plusieurs semaines de tests intensifs.
Design et station : du costaud qui impose sa présence
Le Z60 Ultra Roller ne fait pas dans la dentelle niveau gabarit : 35 × 35 × 9,6 cm avec le LiDAR abaissé, qui grimpe à 11,95 cm une fois relevé. Autant dire que certains meubles scandinaves bas lui resteront inaccessibles, un point faible déjà identifié dans notre test. Le robot pèse 4,70 kg, soit un poids conséquent qui témoigne d’une construction solide et d’une motorisation musclée.
La véritable star, c’est la station Self-Care : un mastodonte de 42 × 43 × 47 cm qui concentre toute la technologie. Avec ses 4 litres d’eau propre et 3,5 litres d’eau sale, elle assure une autonomie de plusieurs semaines sans intervention. Le système DuoSolution™ intègre deux réservoirs de détergent (600 ml au total) : un dégraissant et un anti-odeurs, dosés automatiquement selon le niveau de saleté détecté. Un luxe qui évite de bidouiller avec les dosages, même si cela implique d’acheter les produits de la marque.
Côté finition, le modèle noir que nous avons testé affiche une élégance sobre, loin du bling-bling de certains concurrents. La navigation FlexScope™ avec LiDAR rétractable constitue une vraie prouesse technique : le robot peut abaisser sa tourelle laser pour se faufiler sous des meubles inaccessibles à la concurrence.
Aspiration : 28 000 Pa de brutalité maîtrisée
Avec 28 000 Pa de puissance d’aspiration, le Z60 Ultra Roller survitamine sérieusement la fiche technique. C’est 9 000 Pa de plus que le Z50 Ultra qui plafonnait à 19 000 Pa. Sur le papier, c’est impressionnant. Dans les faits, c’est carrément efficace.

Efficacité sur les débris : du sérieux
Pour tester cette puissance, nous avons vidé un sac d’aspirateur complet sur le sol : poussière, miettes, cheveux, “moutons” et autres joyeusetés de la vraie vie. Le Z60 en mode standard (pas même le turbo !) a avalé plus de 95% de la saleté en un seul passage sur carrelage, et environ 90% sur moquette épaisse. Résultat impressionnant pour un mode dit “économe”.
La double brosse principale anti-emmêlement TroboWave™ DuoBrush fait son job avec maestria : après trois semaines intensives de tests, zéro cheveu enroulé dans la brosse. C’est véritablement révolutionnaire comparé aux systèmes classiques. Le secret ? Les lamelles intelligentes de la brosse poussent progressivement les cheveux vers le conduit d’aspiration pour un auto-nettoyage continu. Zéro lame rotative, zéro bruit de découpe.
La brosse latérale MaxiReach™ se déploie automatiquement et s’étend de 4 cm supplémentaires pour fourrager sous les meubles bas. Elle se soulève aussi de 1 cm lors des cycles mixtes lavage+aspiration pour éviter de détremper le rouleau. Elle ne fait pas de miracle dans les angles ultra-serrés (environ 18 mm reste non nettoyé le long des plinthes), mais c’est loin d’être catastrophique.

Adaptation intelligente et autonomie
Le robot propose 5 niveaux d’aspiration et ajuste automatiquement sa puissance en détectant les tapis grâce à ses capteurs ultrasonores. Concrètement, on le sent passer en mode turbo dès qu’il attaque une moquette, avec un bruit très perceptible, avant de redescendre sur carrelage. L’autonomie annoncée de 220 minutes en mode éco avec sa batterie de 6 400 mAh permet de couvrir des maisons jusqu’à 120 m² en un seul cycle, aspiration ET lavage inclus. Pour les surfaces plus grande, il revient simplement se recharger et reprend là où il s’était arrêté.
Le lavage au rouleau : révolution ou gadget ?
C’est LA nouveauté du Z60 : un rouleau cylindrique microfibre de 25,6 cm qui remplace le système hybride rouleau plat + lingette latérale du Z50. Ce rouleau tourne à 80 000 tr/min (oui, vous avez bien lu) et est rincé en continu par 12 buses qui pulvérisent de l’eau propre pendant le passage. La pression au sol atteint 4 100 Pa, de quoi déloger les taches incrustées.
L’avantage décisif : une eau toujours propre
L’avantage majeur ? Le rouleau reste propre pendant toute la séance de lavage, contrairement aux patins rotatifs qui barbotent dans leur propre crasse au bout de 10 minutes. Nous avons testé avec du café renversé, de la confiture et même de la sauce tomate : le Z60 élimine tout en deux passages maximum, sans traîner la saleté d’une pièce à l’autre. C’est nettement plus convaincant que les lingettes classiques qui accumulent la saleté puis la redéposent sur les zones suivantes.
Pendant le lavage, l’eau propre arrive uniformément sur le rouleau via les 12 buses, le rouleau frotte le sol, et une raclette rotative récupère l’eau sale par succion continue. Tout atterrit directement dans le réservoir d’eau sale. Résultat : aucune saleté ne voyage d’une pièce à l’autre.
Gestion des tapis : le bouclier intelligent
Le système AutoShield™ est une vraie prouesse. Un bouclier se déploie automatiquement 14 mm au-dessus du rouleau dès qu’un tapis est détecté par les capteurs ultrasonores. En pratique, ça fonctionne impeccablement : nos tapis restent au sec pendant tous les cycles mixtes aspiration + lavage. Fini les serpillères mouillées qui détériorent la moquette. C’est un vrai plus pour les intérieurs avec revêtements mixtes.
Le point faible : les bordures
Quelques zones persistent le long des plinthes, notamment dans les angles. Nous avons mesuré environ 18 mm de zone non nettoyée au ras du mur. Pourquoi ? Parce que le rouleau s’écarte de 3 mm du mur pour ne pas se coincer, et une partie des poils (environ 1 cm) reste écrasée contre la fixation du rouleau sans frotter le sol. Il faut deux passages au centre pour nettoyer correctement, mais sept passages n’améliorent plus les bordures. C’est un détail, mais important si vous êtes maniaque de la perfection aux angles.
Rouleau vs Patin : quelle technologie choisir ?
MOVA a fait le pari du rouleau cylindrique. Mais comment ça se compare vraiment aux patins rotatifs que proposent d’autres marques premium ? Voici le face-à-face.
| Critère | Rouleau (Z60) | Patin rotatif |
| Eau utilisée | Propre en continu via 12 buses | Mouillée au départ, sale au fur et à mesure |
| Efficacité nettoyage | Optimale les 2 premiers passages | Diminue après 5-10 minutes d’utilisation |
| Taches tenaces | 2 passages suffisent | 3-4 passages nécessaires |
| Traînage de saleté | Aucun (succion directe) | Oui, la crasse voyage entre pièces |
| Odeurs | Éliminées (eau propre + lavage chaud) | Peuvent persister (eau sale = bactéries) |
| Maintenance | Lavage automatique en continu | Nettoyage moins fréquent |
| Coût initial | Plus élevé | Moins cher |
| Couverture bordures | Bonne (moteur décalage) | Meilleure (patins plus flexibles) |
Le verdict du rouleau
Le Z60 excelle là où les patins traditionnels peinent. L’eau propre en permanence = une efficacité réelle, pas une illusion marketing. On le voit sur les taches vraiment difficiles : café, sauce, chocolat. Deux passages au centre et c’est fini. Avec un patin sale qui recycle ses propres bactéries, vous verriez des traces rester beaucoup plus longtemps.
Seul reproche valable : les bordures. Le Z50 Ultra (avec patin) gérait mieux les extrêmes. Mais franchement, pour 99% des utilisateurs qui ne font pas des manies de propreté militaires, le rouleau du Z60 est clairement supérieur.
Station : le grand luxe automatisé
La station Self-Care du Z60 est une vraie merveille technologique de 42 × 43 × 47 cm. Après chaque cycle, le robot rentre à la base où plusieurs opérations s’enchaînent automatiquement de manière impressionnante.
Les cycles d’autonettoyage en détail
Vidange automatique du bac à poussières : le bac de 210 ml se vide dans un sac de 3,2 litres intégré à la station. Avec la compression intelligente des poils activée (fortement recommandée), l’autonomie atteint environ 60 jours avant changement du sac. Attention, point important : le bac est plus petit que sur les modèles précédents. Pour éviter tout bouchage de la sortie d’évacuation, activez le mode “vidage très fréquent” (toutes les 30 minutes) dans l’application.
Lavage du rouleau à l’eau chaude : entre 45 et 80°C (configurable selon vos préférences). Nous avons mesuré environ 60°C en pratique, suffisant pour éliminer efficacement les bactéries. Le cycle dure environ 10-15 secondes d’eau chaude, puis le rinçage se termine à l’eau froide. C’est normal si le rouleau semble froid une fois retiré : le refroidissement est très rapide.
Séchage à l’air chaud : à 63°C pendant une durée configurable (3h, 4h ou 5h). Le rouleau tourne régulièrement pendant le séchage pour exposer toutes les fibres. Résultat : séchage totalement efficace en 3 heures, même avec une température ambiante de 25°C. Test validation : passage de papier-toilette = totalement sec de part en part.
Stérilisation UV : une LED UV intégrée élimine les bactéries à chaque cycle. Couplée au lavage chaud et au séchage optimisé, c’est redoutablement efficace pour éliminer les odeurs.
Consommation énergétique : surprise agréable
- Chauffage de l’eau : pic de 1 900 W lors de la phase de chauffage, puis stabilisation à 1 200 W pendant le lavage
- Séchage complet : environ 100 W pendant toute la durée (incluant aussi la recharge batterie en arrière-plan)
- Coût réel d’un séchage : environ 6 centimes d’euros pour un cycle complet de 3h
- Consommation standby : seulement 1,6-1,7 W une fois le robot complètement chargé (moins de 2 € par an à laisser branché)
Gestion du détergent et des anti-odeurs
Le système DuoSolution™ intègre deux réservoirs :
- 400 ml de détergent (dosage automatique selon la saleté détectée)
- 200 ml de solution anti-odeurs (spéciale animaux de compagnie)
Le détergent se dilue automatiquement dans le réservoir d’eau propre du robot (110 ml) ET dans la station pour les cycles d’autonettoyage. L’avantage : vous n’avez jamais à vous demander “c’est quoi le bon dosage ?”. L’inconvénient : vous achetez les consommables MOVA. Honnêtement, le confort vaut l’investissement.
Le mode Clean Genius : automatisation complète
Activez le mode Clean Genius et oubliez les réglages. Le Z60 détecte le type de pièce et ajuste automatiquement l’intensité de lavage. Mieux encore : si la base constate que l’eau de lavage est trop sale après le premier passage ? Elle renvoie automatiquement le robot re-laver la zone. C’est une véritable révolution pour ceux qui ne veulent pas penser au nettoyage.
Mention spéciale au cycle de lavage
Le Z50 Ultra proposait déjà le lavage à l’eau chaude sur ses patins. Le Z60 transpose cette technologie brillamment sur son rouleau. Résultat constaté : zéro odeur nauséabonde même après deux semaines d’utilisation intensive, là où d’autres robots commencent à sentir le marécage au bout de 5 jours. C’est la vraie différence.
Point faible notoire
Contrairement au Z50 qui pouvait laver les sols à l’eau chaude pendant le cycle de nettoyage, le Z60 ne chauffe l’eau que dans la station. Un léger recul en efficacité immédiate, mais compensé par la qualité intrinsèque du rouleau et le séchage ultérieur.
Navigation et intelligence artificielle
Le Z60 embarque la technologie AI SmartSight déjà présente sur le Z50, capable de reconnaître jusqu’à 160 objets différents : câbles, chaussettes, jouets, crottes d’animaux, etc. Concrètement, le robot les identifie en temps réel, les contourne et vous envoie même des photos via l’application MOVAhome.
Lors de nos tests, le système s’est montré bluffant : chargeur iPhone, écouteurs traînant par terre, chaussures, tout a été détecté et évité avec élégance. Pas de collisions brutales, juste des freinages anticipés et des contournements fluides. La caméra frontale assistée par LED fonctionne même dans la pénombre.
Autre bon point : la capacité de franchissement. MOVA annonce 8 cm, et nos tests ont validé 6 cm sans souci. De quoi passer les seuils de portes costauds et les différences de niveau entre pièces. Un atout majeur pour les habitations avec de vieux parquets ou des transitions carrelage/moquette marquées.

Application et connectivité
L’application MOVAhome (iOS et Android) offre un contrôle complet du robot. La cartographie 3D est très précise et permet de définir des zones interdites, des murs virtuels ou des programmes de nettoyage personnalisés par pièce. On peut choisir la puissance d’aspiration et le niveau d’humidité du lavage pour chaque zone, pratique quand on veut ménager un parquet fragile.
Le robot répond aussi aux commandes vocales via Alexa, Google Assistant ou même en mode local avec la commande “Hey MOVA”. Un gadget ? Pas tant que ça quand on a les mains occupées et qu’on veut lancer un cycle rapide dans la cuisine.
Bonus inattendu : la caméra embarquée peut servir de système de surveillance à distance. On peut piloter le robot manuellement et voir ce qui se passe chez soi via le flux vidéo. Pas révolutionnaire, mais toujours bon à prendre.
Z60 vs Z50 : que vaut l’upgrade ?
La comparaison s’impose tant les deux modèles partagent le même ADN. Voici les différences majeures :
Ce que le Z60 améliore
- Aspiration portée de 19 000 à 28 000 Pa
- Rouleau cylindrique extensible (25,6 cm) vs rouleau plat + lingette du Z50
- Relevage du rouleau jusqu’à 14 mm pour protéger les tapis
- Autonomie boostée : 220 min contre 140 min sur le Z50
- Batterie augmentée : 6 400 mAh vs 6 400 mAh également (wait… identique en fait)
Ce que le Z60 perd
- Lavage des sols à l’eau chaude en temps réel (le Z50 le faisait, pas le Z60)
- Un peu plus encombrant en hauteur
Ce qui reste identique
- Navigation AI SmartSight et reconnaissance d’objets
- Station DuoSolution™ avec double détergent
- Lavage et séchage du rouleau à l’eau chaude dans la station
- Cartographie 3D et application MOVAhome
Bilan : le Z60 constitue une vraie évolution sur l’aspiration et le système de lavage, mais ce n’est pas non plus une révolution totale. Si vous possédez déjà un Z50, l’upgrade n’est pas indispensable. Si vous partez de zéro ou d’un modèle ancien, le Z60 devient le choix logique.
Performance générale et franchissement
Le Z60 Ultra Roller excelle sur sols durs : carrelage, parquet vitrifié, lino, tout y passe avec brio. Les tapis épais ne lui font pas peur non plus, avec une adaptation automatique de la puissance qui fait le taf.
Le franchissement mérite un paragraphe à lui seul : nous avons validé 6 cm en conditions réelles, ce qui classe le Z60 dans le haut du panier. Les seuils de porte, même costauds, sont avalés sans hésitation. La navigation LiDAR rétractable FlexScope™ lui permet aussi de se glisser sous des meubles à 9,6 cm du sol, là où la concurrence reste coincée à 10-11 cm minimum.
Niveau sonore, MOVA reste discret sur les chiffres pour le Z60, mais le Z50 oscillait entre 52 et 70 dB selon les modes. Le Z60 semble dans les mêmes eaux : on peut tenir une conversation pendant qu’il tourne en mode standard, mais le mode turbo se fait clairement entendre.
Autonomie et entretien
Avec 220 minutes d’autonomie en mode éco, le Z60 peut couvrir de vastes surfaces avant de retourner se recharger. Comptez environ 4 heures pour une charge complète. Dans une maison de 120 m², il boucle le tour complet en un seul cycle, aspiration et lavage inclus.
Côté entretien, la station fait 95% du boulot. Il faut juste vider le sac à poussières tous les deux mois environ et remplir les réservoirs d’eau. Le rouleau est automatiquement lavé et séché, ce qui limite grandement les corvées. On recommande quand même un rinçage manuel du rouleau toutes les deux semaines pour un résultat optimal.
Les filtres et brosses sont couverts par une garantie de 3 ans, signe que MOVA a confiance en la durabilité de son produit.
Prix et disponibilité
Le Z60 Ultra Roller Complete se positionne clairement sur le segment premium, avec un tarif qui reflète sa fiche technique musclée. Le modèle est disponible au prix de lacement de 1399 euros.
Difficile d’échapper à la réalité : c’est un investissement conséquent, mais la station tout-en-un et les performances globales justifient en partie le positionnement tarifaire. À comparer avec les Ecovacs, Roborock et Dreame haut de gamme pour faire son choix.
Pour qui ?
Oui si :
- Vous avez des animaux à poils longs (zéro enroulement garanti)
- Vous êtes allergique à l’entretien manuel des serpillères
- Vous voulez vraiment une eau propre qui lave, pas qui transporte la saleté
- Votre maison a des carrelage/moquette mixtes (bouclier AutoShield = tranquillité)
- Votre budget autorise le premium (installation + consommables MOVA)
Non si :
- Votre maison est uniquement en moquette épaisse (risque de blocage même avec AutoShield)
- Vous avez des seuils très bas (moins de 6 cm) ou meubles minimalistes ultra-bas
- Vous êtes un fanatique des bordures parfaites (18 mm persistants = frustration)
- Vous cherchez un aspirateur pas cher (ce n’en est clairement pas un)
Le Z60 se hisse sans difficulté dans le top 3 des robots aspirateurs-laveurs premium de 2025, aux côtés des mastodontes Ecovacs et Dreame. C’est la meilleure solution pour qui cherche la vraie innovation, pas du rebranding.
Test réalisé après plusieurs semaines d’utilisation intensive dans une maison de 120 m² avec animaux de compagnie.
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