Test

Test : Oppo Find 7

Notre avis
7 / 10
Smartphone

Par Jerome le

Vivo, OnePlus (du moins tout porte à le croire), Oppo, trois marques de la galaxie BBK, géant chinois de l’électronique assez peu connu chez nous. La marque tient en effet à rester discrte, on ne trouve par exemple aucune mention de la maison-mère sur le site d’Oppo. La société est d’ailleurs auréolée de mystère, en fonction de l’endroit où l’on regarde, elle a été fondée en 1995, ou 1998, et elle semble appartenir, au moins en partie, à l’État Chinois, difficile d’ailleurs de mettre la main sur des données financières.

DSC04627

Un peu plus bas de l’échelle BBK, il y a donc Oppo, dont la dernière grosse annonce remonte à la fin du mois du mars où elle présentait ses deux nouveaux flagship, le Find 7 et le Find 7a. Nous testions récemment ce dernier qui n’est en fait qu’une déclinaison un peu moins haut de gamme que le Find 7. Haut de gamme, c’est d’ailleurs le qualificatif qui vient immédiatement à la lecture de la fiche technique du Find 7. Jugez plutôt :

Écran : IPS (JDI) de 5,5 pouces QHD (2560 x 1440)
SoC : Qualcomm Snapdragon 801 (MSM8974AC), quad-core à 2,5 GHz, Adreno 330
Mémoire vive : 3 Go
Stockage : 32 Go, extensible via carte SD (128 Go max)
Batterie : 3000 mAh, livré avec un chargeur “rapide”
Appareil photo : 13 mpx rétro-éclairé (arrière), 5 mpx, (avant)
Connectivité : Wifi b/g/n, NFC, Bleutooth 4.0, 3G, 4G, USB OTG
Dimensions : 152,6 × 75 × 9,2 mm pour 173 grammes
OS : Android 4.3 avec surcouche Color OS 2.0

De biens belles caractéristiques pour un prix relativement modique : 3998 yuans, soit environ 460 euros. Un rapport qualité-prix auquel les fabricants chinois nous ont habitué. Mais on sait également que la fiche technique ne fait pas tout, et qu’elle peut cacher quelques mauvaises surprises. Y a-t-il des vices cachés ? Réponse dans ce test.

Design

Généralement, les fabricants chinois ont tendance à réduire les coûts sur les matériaux et le design de leurs produits. Si Oppo n’a pas utilisé de l’aluminium, on peut tout de même remarquer l’emploi de kevlar pour le capot arrière, amovible. Au toucher, la chose est un peu plus agréable que du plastique lambda, tout en étant moins glissante que l’aluminium. Le meilleur des deux mondes ? Pas vraiment, le Kevlar n’est que du plastique glorifié. Il a l’avantage d’être souple et résistant, ainsi la façade arrière plie mais ne rompt pas et ne devrait donc pas se fissurer sous un choc.

DSC04677

Ceci étant dit, le matériau a beau être utilisé dans des gilets pare-balles, on s’étonne de la facilité avec laquelle il peut se rayer. Nous en avons fait les frais en essayant de retirer le capot arrière qui va nécessiter une manipulation assez périlleuse à l’aide d’un trombone, non fourni dans la boite. Le bouton étant peu profond, le trombone risque facilement de ripper sur le capot avec une belle rayure en prime. On évitera donc de le mettre avec ses clefs, ou même des pièces de monnaie, au risque de se retrouver avec de belles rayures blanches après quelques semaines.

Outre ce changement de matériau, le design est exactement identique à celui de l’Oppo Find 7a, et extrêmement proche du OnePlus One. On retrouve donc ce dos légèrement bombé, qui vient donner une impression de finesse, en dépit d’une épaisseur légèrement au-dessus de la moyenne, un Galaxy S5 est moins épais d’un millimètre par exemple. En revanche, la tranche au sens propre est particulièrement fine, et cela fait de l’effet.

DSC04661

Le Find 7 subit son écran 5,5 pouces, le téléphone est simplement trop grand pour être utilisé à une main, ce qui pose certains problèmes d’ergonomie. D’ailleurs, le bouton de veille/allumage est un tout petit peu trop haut placé, même pour des mains de taille honorable comme les miennes, la pauvre Élodie n’arrive même pas à le toucher, même constat pour le bouton volume+ au même niveau que celui de veille. Autre conséquence de la taille : un poids élevé, avec 173 grammes, on le sent bien dans une poche.

Globalement, l’Oppo Find 7 n’en reste pas moins un téléphone bien fini… pour du plastique. Mais vous êtes prévenus, il faut adhérer au format 5,5 pouces.

Écran

Si l’on met de côté les problèmes ergonomiques, l’écran 5,5 pouces apporte tout même un confort indéniable lorsque l’on consulte du contenu, c’est une évidence, mais il faut le rappeler. L’écran a en plus le mérite de proposer une définition QHD (2560 x 1440), ce qui nous donne une résolution d’environ 534 pixels par pouces (ppi). Est-ce qu’on y gagne ? Sincèrement, pas vraiment.

Mis à côté du Find 7a (écran Full HD), l’affichage est un tout petit plus précis, c’est vrai, mais il faut avoir le nez collé à l’écran pour s’en rendre compte. Chouette, mais le problème c’est que l’écran du Find 7 est moins bon que celui du 7a sur d’autres plans qui nous semble plus importants.

Tout d’abord, le Find 7 tire vers le rose, ensuite les noirs nous paraissent un peu plus gris que sur le 7a, enfin surtout, ses angles de visions nettement moins bons. Il suffit de jeter un œil à la photo ci-dessous pour s’en rendre compte. C’est franchement dommage, mais c’est ainsi, parfois les marques préfèrent les gros chiffres à l’usage. On pourrait avoir à peu près le même raisonnement sur l’écran 5,5 pouces : on donne une belle taille, mais on oublie de placer les boutons en conséquence.

DSC04650
Find 7a à gauche

Il faut tempérer, l’écran n’est pas mauvais, loin de là, mais on s’étonne tout de même de cette inconsistance. Si l’on veut mettre en avant la qualité de son écran, il faut aller jusqu’au bout et ne pas se contenter de simplement mettre plus de pixels.

Surcouche, utilisation, téléphone

Avec ses Find 7, Oppo a lancé une nouvelle version de sa surcouche maison baptisée Color OS 2.0. Dans son fonctionnement, elle est proche de ce qu’on le trouve dans un Android stock, des icônes stylisées en plus qui ne sont pas forcément du meilleur goût. Cela sera en définitive à la libre appréciation de l’utilisateur. Notons qu’un thème “Android stock” est disponible, si Color OS vous semble vraiment trop laid.

Oppo a choisi d’intégrer par défaut plusieurs applications plus ou moins intéressantes. Relevons le présence d’un navigateur de fichier, d’une application permettant de bloquer des appels, les numéros sélectionnés seront redirigés vers la boîte vocale.

Screenshot_2014-07-17-16-03-04-284

Notons enfin la présence d’un mode “vacances”, ce qui correspond grosso modo au “ne pas déranger” d’iOS. En gros, les numéros qui ne sont pas sur liste blanche ne feront pas sonner votre téléphone sauf s’ils rappellent trois fois d’affilées. Relevons également la présence d’un moniteur “data” pour suivre facilement sa consommation de données. Derrière la surcouche se cache un Android 4.3. On regrette qu’Android 4.4 ne soit pas de la partie. Espérons qu’une mise à jour sera bientôt proposée. Color OS a également le mérite largement paramétrable et quelques fonctionnalités appréciable. Nous en parlons plus longuement dans notre test du Find 7a.

Rien à redire du côté de la partie téléphonie, les appels se sont passés sans problème, et les réseaux français sont parfaitement pris en charge, y compris la 4G. Vous n’aurez donc pas à craindre une éventuelle incompatibilité dans l’Hexagone.

Performances et Autonomie

Au cas où il faudrait encore s’en convaincre, le Snapdragon 801 (quad core à 2,5 GHz) utilisé par Oppo est une petite bombe. Les benchs le prouvent, et c’est encore mieux en jeux. L’Adreno 330 couplé aux 3 Go de RAM nous a permis de jouer à GTA San Andreas à pleine résolution, avec les options graphiques réglées au maximum, y compris les ombres. On vous laisse quelques benchs.

ec

Nous avons toutefois constaté une certaine tendance à chauffer, après quelques minutes de jeux ou même d’usage un peu intensif le téléphone devient franchement chaud. Pas de quoi se brûler, mais c’est significatif. C’est la contrepartie du plastique qui dissipe moins bien la chaleur.

Pour ce qui est de l’autonomie, l’OPPO Find 7 fait le strict minimum en dépit d’une batterie (amovible) de 3000 mAh. C’est la rançon de l’écran QHD et du processeur. Si l’utilisation n’est pas gourmande, on tiendra la journée, de justesse. Si l’on tire dedans, gardez le chargeur à proximité. C’est très simple, en 2h21 de visionnage d’une vidéo en Full HD le téléphone est passé de 100 à 2% de batterie. Oppo a tout de même eu la bonne idée de fournir un chargeur rapide dans la boîte, celui-ci est assez efficace puisque nous avons réussi à recharger le téléphone complètement en 1h30, c’est quand même pas mal.

Screenshot_2014-07-02-16-58-49-380

Il n’y pas franchement de soucis à se faire pour le stockage. 32 Go par défaut est déjà confortable, si vous manquez de place vous pourrez adjoindre une carte de SD de 128 Go au mieux.

Photo, vidéo et son

Le capteur 13 mpx appuyé par flash double LED du Find est assez convaincant. En plein jour évidemment, mais même dans des circonstances un peu moins aisées. Notons le présence de quelques paramétrages sympathiques, comme la possibilité de choisir la vitesse d’obturation, de faire des Gif et des photo en “Ultra HD”, c’est à dire en 8160 x 6120,  pour une image pesant une dizaine de Mo. Le capteur frontal de 5 mpx spécial selfie fait aussi bien le job. Les performances photographiques sont donc à la hauteur.

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Capteur frontal

Côté vidéo, il est possible de filmer en UHD à 30 fps, en Full HD à 60 et en HD à 120 pour un effet ralenti. La encore de bons résultats, on vous laisse un exemple de vidéo en 4K juste en dessous.

Reste donc le son. Deux hauts parleurs pour le Find 7, logés dans le dos du téléphone, la coque arrière est d’ailleurs percée de petits orifices pour le laisser passer. On a vu mieux côté rendu, c’est assez nasillard et cela manque de basse, du grand classique sur smartphone, mais le volume est présent, sans saturation, c’est déjà pas mal. Le placement haut-parleurs à l’arrière va faire qu’ils vont souvent se retrouver derrière la main de l’utilisateur ce qui aura tendance à étouffer le son.

Conclusion


Sur le papier, le Find est un excellent téléphone, et à l’usage il faut lui reconnaître de multiples qualités. Toutefois, l’écran censé être l’élément différenciant est un peu décevant, ce qui vient gâcher la fête. Ainsi, on a un peu l’impression qu’Oppo s’est contenté de bâtir un téléphone autour d’une fiche technique sans vraiment penser à l’utilisateur et à l’usage. Il en ressort un sentiment d’inachevé, comme si le téléphone n’avait pas été pensé jusqu’au bout.

C’est dommage. Si l’argument du prix joue toutefois en sa faveur, le rapport qualité-prix ne s’évalue pas simplement au regard des caractéristiques. Il manque à ce Oppo Find 7 quelques petites choses pour le faire entrer dans la cour des grands, sans doute un meilleur écran et une meilleure autonomie.

Vivo, OnePlus (du moins tout porte à le croire), Oppo, trois marques de la galaxie BBK, géant chinois de l’électronique assez peu connu chez nous. La marque tient en effet à rester discrte, on ne trouve par exemple aucune mention de la maison-mère sur le site d’Oppo. La société est d’ailleurs auréolée de mystère, en fonction de l’endroit où l’on regarde, elle a été fondée en 1995, ou 1998, et elle semble appartenir, au moins en partie, à l’État Chinois, difficile d’ailleurs de mettre la main sur des données financières.

DSC04627

Un peu plus bas de l’échelle BBK, il y a donc Oppo, dont la dernière grosse annonce remonte à la fin du mois du mars où elle présentait ses deux nouveaux flagship, le Find 7 et le Find 7a. Nous testions récemment ce dernier qui n’est en fait qu’une déclinaison un peu moins haut de gamme que le Find 7. Haut de gamme, c’est d’ailleurs le qualificatif qui vient immédiatement à la lecture de la fiche technique du Find 7. Jugez plutôt :

Écran : IPS (JDI) de 5,5 pouces QHD (2560 x 1440)
SoC : Qualcomm Snapdragon 801 (MSM8974AC), quad-core à 2,5 GHz, Adreno 330
Mémoire vive : 3 Go
Stockage : 32 Go, extensible via carte SD (128 Go max)
Batterie : 3000 mAh, livré avec un chargeur “rapide”
Appareil photo : 13 mpx rétro-éclairé (arrière), 5 mpx, (avant)
Connectivité : Wifi b/g/n, NFC, Bleutooth 4.0, 3G, 4G, USB OTG
Dimensions : 152,6 × 75 × 9,2 mm pour 173 grammes
OS : Android 4.3 avec surcouche Color OS 2.0

De biens belles caractéristiques pour un prix relativement modique : 3998 yuans, soit environ 460 euros. Un rapport qualité-prix auquel les fabricants chinois nous ont habitué. Mais on sait également que la fiche technique ne fait pas tout, et qu’elle peut cacher quelques mauvaises surprises. Y a-t-il des vices cachés ? Réponse dans ce test.

Design

Généralement, les fabricants chinois ont tendance à réduire les coûts sur les matériaux et le design de leurs produits. Si Oppo n’a pas utilisé de l’aluminium, on peut tout de même remarquer l’emploi de kevlar pour le capot arrière, amovible. Au toucher, la chose est un peu plus agréable que du plastique lambda, tout en étant moins glissante que l’aluminium. Le meilleur des deux mondes ? Pas vraiment, le Kevlar n’est que du plastique glorifié. Il a l’avantage d’être souple et résistant, ainsi la façade arrière plie mais ne rompt pas et ne devrait donc pas se fissurer sous un choc.

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Ceci étant dit, le matériau a beau être utilisé dans des gilets pare-balles, on s’étonne de la facilité avec laquelle il peut se rayer. Nous en avons fait les frais en essayant de retirer le capot arrière qui va nécessiter une manipulation assez périlleuse à l’aide d’un trombone, non fourni dans la boite. Le bouton étant peu profond, le trombone risque facilement de ripper sur le capot avec une belle rayure en prime. On évitera donc de le mettre avec ses clefs, ou même des pièces de monnaie, au risque de se retrouver avec de belles rayures blanches après quelques semaines.

Outre ce changement de matériau, le design est exactement identique à celui de l’Oppo Find 7a, et extrêmement proche du OnePlus One. On retrouve donc ce dos légèrement bombé, qui vient donner une impression de finesse, en dépit d’une épaisseur légèrement au-dessus de la moyenne, un Galaxy S5 est moins épais d’un millimètre par exemple. En revanche, la tranche au sens propre est particulièrement fine, et cela fait de l’effet.

DSC04661

Le Find 7 subit son écran 5,5 pouces, le téléphone est simplement trop grand pour être utilisé à une main, ce qui pose certains problèmes d’ergonomie. D’ailleurs, le bouton de veille/allumage est un tout petit peu trop haut placé, même pour des mains de taille honorable comme les miennes, la pauvre Élodie n’arrive même pas à le toucher, même constat pour le bouton volume+ au même niveau que celui de veille. Autre conséquence de la taille : un poids élevé, avec 173 grammes, on le sent bien dans une poche.

Globalement, l’Oppo Find 7 n’en reste pas moins un téléphone bien fini… pour du plastique. Mais vous êtes prévenus, il faut adhérer au format 5,5 pouces.

Écran

Si l’on met de côté les problèmes ergonomiques, l’écran 5,5 pouces apporte tout même un confort indéniable lorsque l’on consulte du contenu, c’est une évidence, mais il faut le rappeler. L’écran a en plus le mérite de proposer une définition QHD (2560 x 1440), ce qui nous donne une résolution d’environ 534 pixels par pouces (ppi). Est-ce qu’on y gagne ? Sincèrement, pas vraiment.

Mis à côté du Find 7a (écran Full HD), l’affichage est un tout petit plus précis, c’est vrai, mais il faut avoir le nez collé à l’écran pour s’en rendre compte. Chouette, mais le problème c’est que l’écran du Find 7 est moins bon que celui du 7a sur d’autres plans qui nous semble plus importants.

Tout d’abord, le Find 7 tire vers le rose, ensuite les noirs nous paraissent un peu plus gris que sur le 7a, enfin surtout, ses angles de visions nettement moins bons. Il suffit de jeter un œil à la photo ci-dessous pour s’en rendre compte. C’est franchement dommage, mais c’est ainsi, parfois les marques préfèrent les gros chiffres à l’usage. On pourrait avoir à peu près le même raisonnement sur l’écran 5,5 pouces : on donne une belle taille, mais on oublie de placer les boutons en conséquence.

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Find 7a à gauche

Il faut tempérer, l’écran n’est pas mauvais, loin de là, mais on s’étonne tout de même de cette inconsistance. Si l’on veut mettre en avant la qualité de son écran, il faut aller jusqu’au bout et ne pas se contenter de simplement mettre plus de pixels.

Surcouche, utilisation, téléphone

Avec ses Find 7, Oppo a lancé une nouvelle version de sa surcouche maison baptisée Color OS 2.0. Dans son fonctionnement, elle est proche de ce qu’on le trouve dans un Android stock, des icônes stylisées en plus qui ne sont pas forcément du meilleur goût. Cela sera en définitive à la libre appréciation de l’utilisateur. Notons qu’un thème “Android stock” est disponible, si Color OS vous semble vraiment trop laid.

Oppo a choisi d’intégrer par défaut plusieurs applications plus ou moins intéressantes. Relevons le présence d’un navigateur de fichier, d’une application permettant de bloquer des appels, les numéros sélectionnés seront redirigés vers la boîte vocale.

Screenshot_2014-07-17-16-03-04-284

Notons enfin la présence d’un mode “vacances”, ce qui correspond grosso modo au “ne pas déranger” d’iOS. En gros, les numéros qui ne sont pas sur liste blanche ne feront pas sonner votre téléphone sauf s’ils rappellent trois fois d’affilées. Relevons également la présence d’un moniteur “data” pour suivre facilement sa consommation de données. Derrière la surcouche se cache un Android 4.3. On regrette qu’Android 4.4 ne soit pas de la partie. Espérons qu’une mise à jour sera bientôt proposée. Color OS a également le mérite largement paramétrable et quelques fonctionnalités appréciable. Nous en parlons plus longuement dans notre test du Find 7a.

Rien à redire du côté de la partie téléphonie, les appels se sont passés sans problème, et les réseaux français sont parfaitement pris en charge, y compris la 4G. Vous n’aurez donc pas à craindre une éventuelle incompatibilité dans l’Hexagone.

Performances et Autonomie

Au cas où il faudrait encore s’en convaincre, le Snapdragon 801 (quad core à 2,5 GHz) utilisé par Oppo est une petite bombe. Les benchs le prouvent, et c’est encore mieux en jeux. L’Adreno 330 couplé aux 3 Go de RAM nous a permis de jouer à GTA San Andreas à pleine résolution, avec les options graphiques réglées au maximum, y compris les ombres. On vous laisse quelques benchs.

ec

Nous avons toutefois constaté une certaine tendance à chauffer, après quelques minutes de jeux ou même d’usage un peu intensif le téléphone devient franchement chaud. Pas de quoi se brûler, mais c’est significatif. C’est la contrepartie du plastique qui dissipe moins bien la chaleur.

Pour ce qui est de l’autonomie, l’OPPO Find 7 fait le strict minimum en dépit d’une batterie (amovible) de 3000 mAh. C’est la rançon de l’écran QHD et du processeur. Si l’utilisation n’est pas gourmande, on tiendra la journée, de justesse. Si l’on tire dedans, gardez le chargeur à proximité. C’est très simple, en 2h21 de visionnage d’une vidéo en Full HD le téléphone est passé de 100 à 2% de batterie. Oppo a tout de même eu la bonne idée de fournir un chargeur rapide dans la boîte, celui-ci est assez efficace puisque nous avons réussi à recharger le téléphone complètement en 1h30, c’est quand même pas mal.

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Il n’y pas franchement de soucis à se faire pour le stockage. 32 Go par défaut est déjà confortable, si vous manquez de place vous pourrez adjoindre une carte de SD de 128 Go au mieux.

Photo, vidéo et son

Le capteur 13 mpx appuyé par flash double LED du Find est assez convaincant. En plein jour évidemment, mais même dans des circonstances un peu moins aisées. Notons le présence de quelques paramétrages sympathiques, comme la possibilité de choisir la vitesse d’obturation, de faire des Gif et des photo en “Ultra HD”, c’est à dire en 8160 x 6120,  pour une image pesant une dizaine de Mo. Le capteur frontal de 5 mpx spécial selfie fait aussi bien le job. Les performances photographiques sont donc à la hauteur.

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Capteur frontal

Côté vidéo, il est possible de filmer en UHD à 30 fps, en Full HD à 60 et en HD à 120 pour un effet ralenti. La encore de bons résultats, on vous laisse un exemple de vidéo en 4K juste en dessous.

Reste donc le son. Deux hauts parleurs pour le Find 7, logés dans le dos du téléphone, la coque arrière est d’ailleurs percée de petits orifices pour le laisser passer. On a vu mieux côté rendu, c’est assez nasillard et cela manque de basse, du grand classique sur smartphone, mais le volume est présent, sans saturation, c’est déjà pas mal. Le placement haut-parleurs à l’arrière va faire qu’ils vont souvent se retrouver derrière la main de l’utilisateur ce qui aura tendance à étouffer le son.

Conclusion


Sur le papier, le Find est un excellent téléphone, et à l’usage il faut lui reconnaître de multiples qualités. Toutefois, l’écran censé être l’élément différenciant est un peu décevant, ce qui vient gâcher la fête. Ainsi, on a un peu l’impression qu’Oppo s’est contenté de bâtir un téléphone autour d’une fiche technique sans vraiment penser à l’utilisateur et à l’usage. Il en ressort un sentiment d’inachevé, comme si le téléphone n’avait pas été pensé jusqu’au bout.

C’est dommage. Si l’argument du prix joue toutefois en sa faveur, le rapport qualité-prix ne s’évalue pas simplement au regard des caractéristiques. Il manque à ce Oppo Find 7 quelques petites choses pour le faire entrer dans la cour des grands, sans doute un meilleur écran et une meilleure autonomie.

Notre avis

Specs First

7 / 10