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[Test] Ori and the Blind Forest : La killer-app de la Xbox One est un jeu indé

Notre avis
9 / 10

Par Fabio le

Le 14 août 2014, on publiait une « première impression » d’Ori and the Blind Forest, déclarant qu’il serait un des jeux marquants de 2015. Aujourd’hui, laissez-moi vous dire qu’on ne s’était pas trompé.

ori 1

Plus que ses graphismes de haute volée, aidés par des environnements somptueusement dessinés à la main, Ori and the Blind Forest se distingue surtout par un game design aux petits oignons. Le jeu de Moon est un platformer punitif et exigeant qui, en plus d’agir sur notre petit cœur (parce que c’est super mignon) réagit au doigt et à l’œil. Si ses développeurs n’ont rien inventé, ils ont, à la manière d’un chef triplement étoilé, revisité avec précision et intelligence une recette qui a fait ses preuves.

Si on peut aisément louer ses personnages attachants, sa nature baignée de mille couleurs ou ses environnements variés (désertiques ou aquatiques) c’est bien sa mécanique de jeu (et les moyens qui sont donnés pour lui répondre) qui fait la qualité de l’expérience. On l’a vu avec Child of Light ou Apotheon, une direction artistique, aussi prometteuse qu’elle soit, ne suffit pas.

ori 2

Car au-delà de l’impression générale d’avoir affaire à un titre réalisé avec beaucoup de soin, on se souviendra surtout des quelques passages forts en adrénaline, comme les quelques courses effrénés contre les éléments, pour survivre à ce raz-de-marée dans le second niveau ou fuir cette avalanche de lave dans le dernier. On se souviendra également du système de sauvegarde astucieux, à gérer soi-même via une ressource dédiée (vous pouvez poser des portails de sauvegarde partout pour peu que vous ayez ladite ressource en stock). Enfin, on se souviendra de ces séquences qui auront couté 1 heure de temps et 30 morts pathétiques. Et si Ori rappelle parfois au meilleur de Super Meat Boy, comme lui, il ne frustre jamais ; d’une, parce que le level design est toujours bien pensé, de deux, parce que les contrôles et l’animation sont si précis qu’on ne peut attribuer ses échecs répétés qu’à ses propres lacunes.

Tout au long des 10 heures de jeu, le studio a su varier les situations, entre phases de plateforme pure et dure et du puzzle. Il a su également doter son personnage principal (un petit esprit blanc) de compétences diverses et variées (planer, sauter, double-sauter, triple-sauter, la capacité de se servir des ennemis et de leurs projectiles pour se propulser en avant, etc.), mais surtout toutes utiles.

ori 3

Si Ori and the Blind Forest ne révolutionne rien, il rappelle à tous les acteurs de l’industrie quels sont les standards d’un platformer de haut niveau. Sur ce coup, Microsoft a eu du nez, et le constructeur américain peut avoir le sourire. Un must have à 20 euros, exclusif à ses plateformes, il en voudrait sûrement bien plus souvent.

Ori and the Blind Forest sur PC (Steam) et sur Xbox One, 19,99 euros

Le 14 août 2014, on publiait une « première impression » d’Ori and the Blind Forest, déclarant qu’il serait un des jeux marquants de 2015. Aujourd’hui, laissez-moi vous dire qu’on ne s’était pas trompé.

ori 1

Plus que ses graphismes de haute volée, aidés par des environnements somptueusement dessinés à la main, Ori and the Blind Forest se distingue surtout par un game design aux petits oignons. Le jeu de Moon est un platformer punitif et exigeant qui, en plus d’agir sur notre petit cœur (parce que c’est super mignon) réagit au doigt et à l’œil. Si ses développeurs n’ont rien inventé, ils ont, à la manière d’un chef triplement étoilé, revisité avec précision et intelligence une recette qui a fait ses preuves.

Si on peut aisément louer ses personnages attachants, sa nature baignée de mille couleurs ou ses environnements variés (désertiques ou aquatiques) c’est bien sa mécanique de jeu (et les moyens qui sont donnés pour lui répondre) qui fait la qualité de l’expérience. On l’a vu avec Child of Light ou Apotheon, une direction artistique, aussi prometteuse qu’elle soit, ne suffit pas.

ori 2

Car au-delà de l’impression générale d’avoir affaire à un titre réalisé avec beaucoup de soin, on se souviendra surtout des quelques passages forts en adrénaline, comme les quelques courses effrénés contre les éléments, pour survivre à ce raz-de-marée dans le second niveau ou fuir cette avalanche de lave dans le dernier. On se souviendra également du système de sauvegarde astucieux, à gérer soi-même via une ressource dédiée (vous pouvez poser des portails de sauvegarde partout pour peu que vous ayez ladite ressource en stock). Enfin, on se souviendra de ces séquences qui auront couté 1 heure de temps et 30 morts pathétiques. Et si Ori rappelle parfois au meilleur de Super Meat Boy, comme lui, il ne frustre jamais ; d’une, parce que le level design est toujours bien pensé, de deux, parce que les contrôles et l’animation sont si précis qu’on ne peut attribuer ses échecs répétés qu’à ses propres lacunes.

Tout au long des 10 heures de jeu, le studio a su varier les situations, entre phases de plateforme pure et dure et du puzzle. Il a su également doter son personnage principal (un petit esprit blanc) de compétences diverses et variées (planer, sauter, double-sauter, triple-sauter, la capacité de se servir des ennemis et de leurs projectiles pour se propulser en avant, etc.), mais surtout toutes utiles.

ori 3

Si Ori and the Blind Forest ne révolutionne rien, il rappelle à tous les acteurs de l’industrie quels sont les standards d’un platformer de haut niveau. Sur ce coup, Microsoft a eu du nez, et le constructeur américain peut avoir le sourire. Un must have à 20 euros, exclusif à ses plateformes, il en voudrait sûrement bien plus souvent.

Ori and the Blind Forest sur PC (Steam) et sur Xbox One, 19,99 euros

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Lumineux

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