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[Test-boucherie] Rambo : « Ce que vous appelez l’enfer, il appelle ça chez lui » [PC]

Par Fabio le

Expérience hors-norme, épopée dont on ne revient pas indemne, jeu vidéo culte… Tant de choses me viennent en tête au moment d’évoquer avec vous mes deux...

Expérience hors-norme, épopée dont on ne revient pas indemne, jeu vidéo culte… Tant de choses me viennent en tête au moment d’évoquer avec vous mes deux après-midi sur Rambo : The Video Game. Sans conteste un GOTY !

Rambo 1
Nous sommes bien souvent restés pantois devant l’incroyable modélisation des personnages.

Depuis des semaines à la rédaction – des mois pour être tout à fait précis – nous attendons ce Rambo. Un peu comme un alcoolique chronique, qui, seul sur son lit d’hôpital, attend sa greffe du foie.

Contrairement à 90% des tristes sires des Internets, nous ne nous sommes jamais moqués des premiers visuels du jeu, révélant, il est vrai, des personnages texturés à la va-vite et des explosions dignes des années 2000, quand les 2Be3 étaient encore dans le coup.

Nous, on éteignait la lumière dans tout l’open space, on se regroupait autour de mon PC, on lançait la visionneuse Windows (on est un peu has-been) et on admirait religieusement les nouvelles images et vidéos du jeu, ponctuant notre plaisir par des cris de joie et des « dézingue-les tous, ces salopards ! ».

Rambo peut activer sa "rage" pour passer en mode "bullet time" et se recoudre le bide à la cool.
Rambo peut activer sa “rage” pour passer en mode “bullet time” et se recoudre le bide à la cool.

Et puis nous avons reçu le jeu, un matin ensoleillé, je m’en souviens comme si c’était hier. Kocobe rongeait ses ongles, Henri jouait avec le zip de la fermeture éclair de son gilet, quand un coursier débarqua, auréolé d’un halo de lumière, sourire aux lèvres. Rambo, le jeu. Dans une jolie boite, une version PC, qu’il fallut installer via le lecteur de CD-ROM, comme à l’ancienne, comme les bons plats de mamie Jeannette (dédicace le Faubourg).

Un signe divin.

Certes, le menu de lancement était traduit avec les pieds, mais nous avons voulu y voir la volonté de nous immerger directement dans la confusion de la guerre. Brillante idée.
Très vite, nous avons compris. Rambo était un authentique rail shooter, où le joueur n’a pas à se déplacer, pouvant ainsi rester à 100% concentré sur le dézinguage de tout un pays de salauds.

Très vite, nous étions dans le bain, à patauger sur la tête des cadavres encore chauds, prêt à rejouer le scénario des trois premières œuvres cinématographiques ; la jungle vietnamienne, pour commencer. J’y ai tué 164 hommes, soit 15 à la minute, un toutes les 4 secondes.

Maman, tu peux être fier de ton fils.

Certaines missions peuvent être jouées au QTE, en infiltration. Mais c'est un peu chiant.
Certaines missions peuvent être jouées au QTE, en infiltration. Mais c’est un peu chiant.

D’autant plus que j’ai continué – tu peux me croire – avec la même ferveur, le même rictus rageur sur la figure. Ensuite, dans le commissariat, souvenez-vous ! Un deuxième niveau qui m’a permis de découvrir la grande variété de gameplay du jeu. Un niveau tout en QTE. Appuyez au bon moment sur D pour étrangler votre ennemi, puis sur W pour lui planter un couteau dans la carotide. Fabuleux !

Dans la troisième escale, j’ai trucidé 35 types, « tous des enfoirés » me suis-je dis à moi-même, le buste bien droit, les yeux rougis par l’émotion. Rajoutez-en 58 de plus dans le commissariat à nouveau, où – je l’avoue – je suis mort deux ou trois fois après m’être endormi sur mon bureau. Trop de tension. Mais je me suis vite repris, oh oui ! en partie parce que, quand vous mourrez, une voix off vous crie un « JOOOHHNNNN » plus flippant que l’émission Le Droit de Savoir sur TF1.

Et j’ai enchainé. Encore et encore. 86 ennemis dans la cambrousse, la majorité avec un arc et des flèches. 86 flèches dans le carquois le Rambo, sans que ça n’entrave en rien ses déplacements ou son agilité. Dieu que j’aime ce mec !

91 ennemis, puis encore 91, puis 106, puis 126, 31 et 88, ce qui porta mon total à 876 avant de débarquer en Afghanistan. Durant tout ce temps, j’ai pu admirer les cinématiques remplis de personnages expressifs comme des huitres.

[Pause déj’] Je file chez TATI m’acheter un bandana rouge à 7 euros made in China.

Rambo sait piloter un hélico à une main. REP A SA.
Rambo sait piloter un hélico à une main. REP A SA.

90, 93, 130, 93.

108 enfin, pour le chapitre final, où Henri m’a rejoint pour une coopération mémorable. Moi au clavier/souris, lui à la manette, complètement dépendant de moi (le second joueur n’est qu’une « visée », il ne peut même pas se mettre à couvert). Un grand moment de bravoure partagée qui me cause encore bien des nuits d’insomnie.

Tuer autant de types, ça traumatise son homme.

Après moult embrassades et effusions de joie, après la promesse commune de garder ce souvenir dans un coin de notre mémoire pour toute notre vie, et de le partager avec nos enfants pour, je cite, « contribuer à ce que l’espèce humaine devienne meilleure », nous avons rangé précieusement la galette dans notre tiroir, fermé à double tour et gardé par un type chauve et méchant, comme la Boule dans Fort Boyard.

Rambo, c’est GOTY.

Rambo : The Video Game, sur PC, Xbox 36O, PS3, 40 euros environ.

Expérience hors-norme, épopée dont on ne revient pas indemne, jeu vidéo culte… Tant de choses me viennent en tête au moment d’évoquer avec vous mes deux après-midi sur Rambo : The Video Game. Sans conteste un GOTY !

Rambo 1
Nous sommes bien souvent restés pantois devant l’incroyable modélisation des personnages.

Depuis des semaines à la rédaction – des mois pour être tout à fait précis – nous attendons ce Rambo. Un peu comme un alcoolique chronique, qui, seul sur son lit d’hôpital, attend sa greffe du foie.

Contrairement à 90% des tristes sires des Internets, nous ne nous sommes jamais moqués des premiers visuels du jeu, révélant, il est vrai, des personnages texturés à la va-vite et des explosions dignes des années 2000, quand les 2Be3 étaient encore dans le coup.

Nous, on éteignait la lumière dans tout l’open space, on se regroupait autour de mon PC, on lançait la visionneuse Windows (on est un peu has-been) et on admirait religieusement les nouvelles images et vidéos du jeu, ponctuant notre plaisir par des cris de joie et des « dézingue-les tous, ces salopards ! ».

Rambo peut activer sa "rage" pour passer en mode "bullet time" et se recoudre le bide à la cool.
Rambo peut activer sa “rage” pour passer en mode “bullet time” et se recoudre le bide à la cool.

Et puis nous avons reçu le jeu, un matin ensoleillé, je m’en souviens comme si c’était hier. Kocobe rongeait ses ongles, Henri jouait avec le zip de la fermeture éclair de son gilet, quand un coursier débarqua, auréolé d’un halo de lumière, sourire aux lèvres. Rambo, le jeu. Dans une jolie boite, une version PC, qu’il fallut installer via le lecteur de CD-ROM, comme à l’ancienne, comme les bons plats de mamie Jeannette (dédicace le Faubourg).

Un signe divin.

Certes, le menu de lancement était traduit avec les pieds, mais nous avons voulu y voir la volonté de nous immerger directement dans la confusion de la guerre. Brillante idée.
Très vite, nous avons compris. Rambo était un authentique rail shooter, où le joueur n’a pas à se déplacer, pouvant ainsi rester à 100% concentré sur le dézinguage de tout un pays de salauds.

Très vite, nous étions dans le bain, à patauger sur la tête des cadavres encore chauds, prêt à rejouer le scénario des trois premières œuvres cinématographiques ; la jungle vietnamienne, pour commencer. J’y ai tué 164 hommes, soit 15 à la minute, un toutes les 4 secondes.

Maman, tu peux être fier de ton fils.

Certaines missions peuvent être jouées au QTE, en infiltration. Mais c'est un peu chiant.
Certaines missions peuvent être jouées au QTE, en infiltration. Mais c’est un peu chiant.

D’autant plus que j’ai continué – tu peux me croire – avec la même ferveur, le même rictus rageur sur la figure. Ensuite, dans le commissariat, souvenez-vous ! Un deuxième niveau qui m’a permis de découvrir la grande variété de gameplay du jeu. Un niveau tout en QTE. Appuyez au bon moment sur D pour étrangler votre ennemi, puis sur W pour lui planter un couteau dans la carotide. Fabuleux !

Dans la troisième escale, j’ai trucidé 35 types, « tous des enfoirés » me suis-je dis à moi-même, le buste bien droit, les yeux rougis par l’émotion. Rajoutez-en 58 de plus dans le commissariat à nouveau, où – je l’avoue – je suis mort deux ou trois fois après m’être endormi sur mon bureau. Trop de tension. Mais je me suis vite repris, oh oui ! en partie parce que, quand vous mourrez, une voix off vous crie un « JOOOHHNNNN » plus flippant que l’émission Le Droit de Savoir sur TF1.

Et j’ai enchainé. Encore et encore. 86 ennemis dans la cambrousse, la majorité avec un arc et des flèches. 86 flèches dans le carquois le Rambo, sans que ça n’entrave en rien ses déplacements ou son agilité. Dieu que j’aime ce mec !

91 ennemis, puis encore 91, puis 106, puis 126, 31 et 88, ce qui porta mon total à 876 avant de débarquer en Afghanistan. Durant tout ce temps, j’ai pu admirer les cinématiques remplis de personnages expressifs comme des huitres.

[Pause déj’] Je file chez TATI m’acheter un bandana rouge à 7 euros made in China.

Rambo sait piloter un hélico à une main. REP A SA.
Rambo sait piloter un hélico à une main. REP A SA.

90, 93, 130, 93.

108 enfin, pour le chapitre final, où Henri m’a rejoint pour une coopération mémorable. Moi au clavier/souris, lui à la manette, complètement dépendant de moi (le second joueur n’est qu’une « visée », il ne peut même pas se mettre à couvert). Un grand moment de bravoure partagée qui me cause encore bien des nuits d’insomnie.

Tuer autant de types, ça traumatise son homme.

Après moult embrassades et effusions de joie, après la promesse commune de garder ce souvenir dans un coin de notre mémoire pour toute notre vie, et de le partager avec nos enfants pour, je cite, « contribuer à ce que l’espèce humaine devienne meilleure », nous avons rangé précieusement la galette dans notre tiroir, fermé à double tour et gardé par un type chauve et méchant, comme la Boule dans Fort Boyard.

Rambo, c’est GOTY.

Rambo : The Video Game, sur PC, Xbox 36O, PS3, 40 euros environ.

Notre avis

Tuerie

10 / 10