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Test Samsung Galaxy S10 : un format idéal au détriment de l’autonomie

Photo et Vidéo

Notre avis
9 / 10
Smartphone

Par Camille Suard le

Mais attardons nous un peu plus sur l’une des parties pour laquelle Samsung s’est fait une place de choix dans le marché des smartphones les plus premium : la photographie. Cela fait depuis plusieurs modèles que les Galaxy S et Note font office de référence pour la photo : fidélité des couleurs, nombreux détails, une mise au point rapide, excellents capteurs… Mais depuis 2018 Samsung doit, en plus de son habituel rival de toujours Apple, faire front aux nouveaux photophones de Huawei et les Pixels 3 de Google. Pour 2019, Samsung doit relever de sacrés défis en photo pour réussir à s’imposer.

Samsung a mis du temps avant de passer le cap des deux modules photo à l’arrière. Mais pour ses Galaxy S10 et S10+, on retrouve pas moins de trois capteurs dont un principal grand-angle de 12 mégapixels avec ouverture variable (f/1,5 ou f/2,4), un second de 12 mégapixels également, mais dédié au zoom x2 (f/2,4) et enfin, un troisième de 16 mégapixels pour le très grand-angle (f/2,2) à 123 degrés, tout de même. Cette année, qu’importe le modèle choisi, vous profitez de la même qualité photo.

Un premier capteur réussi

Comme évoqué dans notre test du S10+, la proposition globale de Samsung s’avère satisfaisante. Difficile de rater un cliché quand les conditions se trouvent optimales. Sous le soleil et en extérieur, le capteur principal réussit sans mal à reproduire des couleurs vives, de forts contrastes, de très nombreux détails et une gamme dynamique convaincante. L’intelligence artificielle, si vous décidez de l’activer, a tendance à un peu exagérer les couleurs, cela se remarque sur le vert de la végétation et le bleu du ciel. Mais le véritable secret de Samsung reste sa capacité, je crois, inégalé, dans l’auto focus. Même avec un peu de mouvement, l’appareil enregistre à une vitesse folle un maximum d’informations pour éviter le flou. Le mode portrait est une déception. L’effet de flou en arrière-plan et le détourage parfois à côté de la plaque ne rendent pas le résultat très naturel. Adieu mèches de cheveux, adieu boucles d’oreilles… Cela se remarque encore plus avec l’effet un peu fantaisie de fond en noir et blanc. On trouve des zones de couleurs entre les cheveux ! Et en contre-jour, les couleurs se perdent.

Le Huawei P30 et sa triplette de caméras avaient fait sensation à sa sortie pour les photos en basses lumières. Le Pixel 3 a lui tué un peu le game grâce à son incroyable performance logicielle malgré un seul capteur. Les Galaxy S10 et S10+ misent sur l’IA et la double ouverture de son capteur principal pour absorber un maximum de lumière. Il s’adapte donc, mais on ne trouve pas de mode entièrement dédié aux photos de nuit à l’instar de la concurrence. Si vous décidez d’activer l’intelligence artificielle, cela se fera automatiquement. Samsung améliore ce qu’on obtient avec les S9 et S9+, mais prend du retard face aux autres marques. Les clichés ne sont pas avares en détail même si on observe une nette perte par rapport à ceux pris de jour. Les couleurs se rapprochent d’un rendu réaliste tout comme les contrastes.

Le constructeur a tout de même mentionné l’arrivée prochaine, grâce à une mise à jour, d’un véritable mode nuit. On a hâte de l’essayer pour peut-être, on l’espère, se prendre enfin une belle claque pour les photos en basses lumières.

Le zoom x2

Le zoom optique x2 m’a particulièrement bluffée. Quand on veut faire un peu de macrophoto avec un smartphone, il faut maintenir une certaine distance afin de réussir à faire la mise au point sur notre sujet. Avec le S10, on peut compter sur son zoom pour capturer par exemple des fleurs sans recadrer par la suite avec le logiciel ou sacrifier la définition de la photo. Et ce même de nuit, si la source de lumière artificielle éclaire suffisamment la scène.

L’arrivée du très grand-angle

Le capteur très grand-angle applique l’habituelle distorsion propre à ce type de mode, mais contrairement à d’autres, la qualité des clichés se trouve préservée. Tout le monde n’utilise pas ce type de fonctionnalités, c’est avant tout une question de pratique et de goût, mais cela offre un avantage certain pour étendre son champ de vision. De nuit, le bruit s’installe.

Des vidéos bien stabilisée

La partie vidéo impressionne surtout grâce à l’arrivée d’un stabilisateur en Full HD. Bon, vous ne transformerez pas votre smartphone en action cam type GoPro non plus, mais la qualité de l’image et sa bonne stabilité lors de promenade par exemple pourrait remplacer d’autres caméras de poche comme la DJI Osmo Pocket par exemple. Les S10 et S10 + peuvent aussi filmer en 4K jusqu’à 60 images/s mais vous ne pourrez pas profiter du mode stabilisation évoqué précédemment. Néanmoins, le résultat reste plus que convenable. D’autres fonctionnalités plutôt bien pensées sont à découvrir tel que le slow-motion en 1080p (240 fps) et 720p (960 fps). Il y a de quoi libérer sa créativité et réaliser des vidéos de qualité.

Caméra avant

Contrairement au Galaxy S10 +, le S10 opte pour une seule caméra frontale de 10 Mégapixels (f/1,9). Le résultat s’avère satisfaisant avec une bonne retranscription des couleurs et assez de détails. Le mode portrait, avec un capteur en moins, n’apporte pas autant de satisfaction que son grand frère, l’effet paraît moins naturel et gère moins bien les contours quand il y a beaucoup d’informations.

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4 Conclusion, Où l'acheter et Galerie Photo
Sommaire
  1. Caractéristiques, Design et Écran
  2. Logiciel, Performances et Autonomie
  3. Photo et Vidéo
  4. Conclusion, Où l'acheter et Galerie Photo