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[Test] Shadow Warrior : Formation boucher-tripier exigée [PC]

Par Henri le

Le jeu vidéo peut être un art subtil, capable de nous bouleverser, de nous enchanter. Bien amené, un gameplay intelligent peut même servir un scénario profond....

Le jeu vidéo peut être un art subtil, capable de nous bouleverser, de nous enchanter. Bien amené, un gameplay intelligent peut même servir un scénario profond.
Shadow Warrior… ne fait pas partie de ces jeux.

Vous allez apprendre à l'aimer ce sabre ! Oh oui...
Vous allez apprendre à l’aimer ce sabre ! Oh oui…

Après le terrible (au sens propre) Duke Nukem Forever, on s’était dit que le FPS bourrino-potache, c’était peut-être terminé. Qu’il fallait se rappeler de Serious Sam et de Painkiller comme d’un Werther’s Original, autrement dit un petit plaisir PC que seuls les papys gamers pouvaient comprendre. Il y avait donc de quoi se méfier de ce Shadow Warrior, énième rejeton du studio 3D Realm, ayant largement vécu dans l’ombre du « botteur de cul d’aliens » (c’est pas moi qui le dis, c’est Wikipédia) tant adulé par les joueurs mâles des années 90.

L’histoire, aussi profonde qu’une flaque, ne vous fera pas chauffer les méninges. Vous incarnez Lo-Wang, un ninja cool que l’on a embauché afin de retrouver un katana légendaire, qui finit par se retrouver en plein milieu d’une guerre entre démons. Mauvaise nouvelle, le sabre tant convoité s’est divisé en trois parties, et Wang part à sa recherche accompagné d’Hoji, un esprit maléfique avec qui il échange des blagues de fesses.

Le jeu est truffé de petites blagues comme celle-là.
Le jeu est truffé de petites blagues comme celle-là.

Ce fameux katana cristallise à lui tout seul une grande partie du plaisir procuré par le soft. Très puissant, il oblige le joueur à se battre au corps-à-corps contre des dizaines d’ennemis, souvent bien plus grands que lui. Si les premiers adversaires se découpent comme du Boursin, les suivant vous demanderont de réagir vite et bien. En plus de pouvoir straffer et sauter, vous aurez l’occasion d’apprendre diverses techniques, comme des coups surpuissants ou des attaques tournoyantes. On comprend vite que les développeurs ont su exploiter cette force puisqu’on a envie de faire l’intégralité du jeu de cette manière. Préparez-vous à faire jaillir de la tripaille.

Ces ballets sanglants sont si réussis qu’ils réduisent l’impact des armes à feu, devenues génériques. C’est un peu dommage. Les mitrailleuses et autres lance-flammes (tous customisables) deviennent alors l’occasion de faire une pause et d’admirer des décors soignés et colorés. Si les textures ne sont pas toujours folichonnes, le jeu dispose d’une étonnante direction artistique, qui vous fera traverser une grande variété de paysages. Mention spéciale à ces beaux cerisiers japonais, presque oxymoriques vu la violence gore qui règne autour. Attention également aux éléments du décor, qui ont une fâcheuse tendance à exploser (distributeurs de canettes et bornes d’arcade comprises).

Les décors sont très sympathiques.
Les décors sont très sympathiques.

Généreux comme un bon boucher, Shadow Warrior nous donne même du rab’ (décidément ils n’aiment pas trancher fin) puisqu’il dispose d’une durée de vie plutôt conséquente de 15 à 20 heures. Un bon point qui tempère la relative linéarité du titre, surtout dans les dernières heures. Les blagues (comme ces lapins noirs qui vous attaquent sur du hard rock) et autre easter eggs feront le reste, et on gardera un bon souvenir de ce trip nostalgique décidément bien reposant pour le cerveau.

Shadow Warrior est une petite sucrerie pour les amateurs de gros shooter à l’ancienne, et les déçus du dernier Duke Nukem. Son gameplay au sabre, plus technique qu’il n’y parait, promet des heures de défoulement sans prise de tête. Son seul vrai défaut provient d’une certaine répétitivité (et d’un doublage exclusivement anglais), contrebalancée par une bonne durée de vie. Shadow Warrior s’impose comme un bon moyen de détente, qu’il est préférable de déguster par petites sessions. Oldie but goodie.

Le jeu vidéo peut être un art subtil, capable de nous bouleverser, de nous enchanter. Bien amené, un gameplay intelligent peut même servir un scénario profond.
Shadow Warrior… ne fait pas partie de ces jeux.

Vous allez apprendre à l'aimer ce sabre ! Oh oui...
Vous allez apprendre à l’aimer ce sabre ! Oh oui…

Après le terrible (au sens propre) Duke Nukem Forever, on s’était dit que le FPS bourrino-potache, c’était peut-être terminé. Qu’il fallait se rappeler de Serious Sam et de Painkiller comme d’un Werther’s Original, autrement dit un petit plaisir PC que seuls les papys gamers pouvaient comprendre. Il y avait donc de quoi se méfier de ce Shadow Warrior, énième rejeton du studio 3D Realm, ayant largement vécu dans l’ombre du « botteur de cul d’aliens » (c’est pas moi qui le dis, c’est Wikipédia) tant adulé par les joueurs mâles des années 90.

L’histoire, aussi profonde qu’une flaque, ne vous fera pas chauffer les méninges. Vous incarnez Lo-Wang, un ninja cool que l’on a embauché afin de retrouver un katana légendaire, qui finit par se retrouver en plein milieu d’une guerre entre démons. Mauvaise nouvelle, le sabre tant convoité s’est divisé en trois parties, et Wang part à sa recherche accompagné d’Hoji, un esprit maléfique avec qui il échange des blagues de fesses.

Le jeu est truffé de petites blagues comme celle-là.
Le jeu est truffé de petites blagues comme celle-là.

Ce fameux katana cristallise à lui tout seul une grande partie du plaisir procuré par le soft. Très puissant, il oblige le joueur à se battre au corps-à-corps contre des dizaines d’ennemis, souvent bien plus grands que lui. Si les premiers adversaires se découpent comme du Boursin, les suivant vous demanderont de réagir vite et bien. En plus de pouvoir straffer et sauter, vous aurez l’occasion d’apprendre diverses techniques, comme des coups surpuissants ou des attaques tournoyantes. On comprend vite que les développeurs ont su exploiter cette force puisqu’on a envie de faire l’intégralité du jeu de cette manière. Préparez-vous à faire jaillir de la tripaille.

Ces ballets sanglants sont si réussis qu’ils réduisent l’impact des armes à feu, devenues génériques. C’est un peu dommage. Les mitrailleuses et autres lance-flammes (tous customisables) deviennent alors l’occasion de faire une pause et d’admirer des décors soignés et colorés. Si les textures ne sont pas toujours folichonnes, le jeu dispose d’une étonnante direction artistique, qui vous fera traverser une grande variété de paysages. Mention spéciale à ces beaux cerisiers japonais, presque oxymoriques vu la violence gore qui règne autour. Attention également aux éléments du décor, qui ont une fâcheuse tendance à exploser (distributeurs de canettes et bornes d’arcade comprises).

Les décors sont très sympathiques.
Les décors sont très sympathiques.

Généreux comme un bon boucher, Shadow Warrior nous donne même du rab’ (décidément ils n’aiment pas trancher fin) puisqu’il dispose d’une durée de vie plutôt conséquente de 15 à 20 heures. Un bon point qui tempère la relative linéarité du titre, surtout dans les dernières heures. Les blagues (comme ces lapins noirs qui vous attaquent sur du hard rock) et autre easter eggs feront le reste, et on gardera un bon souvenir de ce trip nostalgique décidément bien reposant pour le cerveau.

Shadow Warrior est une petite sucrerie pour les amateurs de gros shooter à l’ancienne, et les déçus du dernier Duke Nukem. Son gameplay au sabre, plus technique qu’il n’y parait, promet des heures de défoulement sans prise de tête. Son seul vrai défaut provient d’une certaine répétitivité (et d’un doublage exclusivement anglais), contrebalancée par une bonne durée de vie. Shadow Warrior s’impose comme un bon moyen de détente, qu’il est préférable de déguster par petites sessions. Oldie but goodie.

Notre avis

Plaisir coupable

7 / 10