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[Test] Street Fighter V – Happy gnons sur rue

Par Kocobe le

Qu’il est difficile de juger Street Fighter V. L’intérêt du jeu est tellement lié à sa « méta » (l’ensemble des stratégies qui entoure le jeu en lui-même) qu’essayer de prendre du recul est quasiment mission impossible. Car depuis la sortie de Street Fighter IV en 2008, c’est tout une scène qui a été ressuscitée, celle du jeu de combat old school. Elle connaît maintenant une forme de vivacité qui pousse quiconque veut être un tant soit peu compétitif à se tenir au fait des nouvelles découvertes, à regarder régulièrement les classements des personnages, à connaître par cœur les manières de jouer en fonction de son propre personnage et de celui qu’on a en face. Il s’agit d’une science en permanente évolution. D’une somme de savoir et d’expertise qui ne fait que changer et bouger au gré des victoires, des tendances, des innovations et des mises à jour.

Dès lors, comment est-il possible de donner un avis sur un jeu comme Street Fighter V ? Autant essayer d’estimer la bonne santé d’un arbre à l’aune de sa graine ! Tout ce qu’il se révèle possible de faire pour le moment est de prendre le système de jeu, de regarder les nouveautés; les changements et tenter d’interpréter ce que ces modifications auront comme effet sur la façon dont on joue à Street Fighter depuis maintenant 6 ans. Et comme si cela n’était pas encore assez compliqué, il a fallu que Capcom ponde un jeu clairement incomplet, qui se fait malheureusement plus remarquer par ses problèmes de serveur que par la qualité de ce qu’il propose.