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[Test] Ultra Despair Girls: Danganronpa Another Episode [PS Vita]

Notre avis
7 / 10

Par Kocobe le

Après avoir retourné le cerveau des fans avec l’excellent Danganronpa 2 (qu’on a testé ici-même), Spike Chunsoft s’est dit qu’il était temps de faire un spin-off. Another Episode est ainsi le résultat de cette volonté de transformer la saga de visual novel Phoenix Wrightienne en jeu de tir à la troisième personne. Le virage est radical, les risques sont grands, mais finalement, ce n’est pas sur ce point-là en particulier qu’Another Episode finit dans le fossé.

On incarne Komaru Naegi, la petite sœur de Makoto Naegi, le héros infortuné du premier épisode durant lequel on apprend son enlèvement au cours de l’aventure. C’est donc séquestrée pendant un an et demi dans un appartement et sans aucune idée de ce qui se passe dans le monde extérieur que Komaru commence son périple.

Elle se rendra vite compte que la ville de Towa-City est envahie par des animatroniques psychopathes arborant la forme du terrible Monokuma, l’ours emblématique qui organisait les jeux de massacre des deux premiers épisodes. Ils sont contrôlés par les enfants de la ville qui ne cherchent qu’une seule chose : tuer tous les adultes. Komaru prendra rapidement possession d’un pistolet en forme de mégaphone, capable de pirater les Monokumas en leur donnant divers ordres comme « casse », ou « danse ».

Elle formera également un binôme avec Toko Fukawa, « la romancière ultime » du premier épisode dont les problèmes de dédoublement de personnalité la transforment en Genocide Jack, un serial killer psychopathe qui manie à merveille les ciseaux, et ce chaque fois qu’elle éternue ou subit un choc électrique.

Les contrôles sont particulièrement rigides, mais cela n’est pas réellement un problème dans la mesure où les ennemis seront rarement assez agiles pour vous frapper. En somme, vous aurez toujours la possibilité de fuir et seul un nombre conséquent d’ennemis mettra votre vie en danger. La grande majorité des Monokumas peuvent être tués d’une seule munition « casse » si le joueur parvient à la placer directement dans son œil rouge. S’il réussit, son prochain coup sera également bien plus puissant.

Toutefois, ce qui rend le game design d’Another Episode plutôt malin, c’est toutes les autres munitions qui permettront de manipuler les hordes d’ennemis en retournant leurs armes contre eux. Par exemple, les Monokuma-gyrophares auront la fâcheuse tendance, une fois qu’ils vous auront repéré, à faire apparaître plein d’autres ennemis qui, eux, chercheront à vous éliminer. Vous pouvez évidemment le tuer, mais il sera bien plus intelligent d’utiliser une balle « danse » sur ce Monokuma-gyrophare pour monopoliser l’attention de tous les ennemis dans les environs. Pour peu qu’un Monokuma-bombe soit dans les parages, il vous suffira alors de tuer ce Monokuma en particulier pour vous débarrasser d’une dizaine d’ennemis en deux balles seulement.

Chaque phase de combat représente ainsi un petit puzzle, vous demandant de vous débarrasser de tous les ennemis avec un minimum de ressources. Le game design consacrera même ce principe en vous proposant des phases « Monoku-man ». Elles consistent en des salles remplies d’ennemis, qu’il faudra tous tuer en un seul coup. Dans le vestibule de chacune de ces salles, vous aurez accès à une vue du dessus, à la Pac-Man, qui vous permettra de planifier vos actions avant de tenter votre chance.

Et si jamais le joueur se retrouve en difficulté devant les hordes d’ennemis, il sera toujours possible de faire appel à Genocide Jack. À ce moment-là, le jeu passe en mode beat-em all et les ennemis opposeront alors beaucoup moins de résistance. Son utilisation est limitée par la batterie de son shocker électrique et n’est destinée qu’à être utilisée en dernier recours.