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[Test] Mad Max : Le bruit et la fureur

Notre avis
7 / 10

Par Redac JDGa le

Après Rockstar et Ubisoft, c’est désormais à Warner Bros. de débuter l’exploitation de son modèle de monde ouvert. Il suffit de se pencher quelques minutes sur La Terre du Milieu : L’ombre du Mordor, puis de passer à Mad Max pour que les grandes lignes de ce moule s’esquissent et émergent : milieux désertiques aux points d’intérêts épars, customisation du personnage originale, mécanique de combat rapatriée des Batman : Arkham. Mais là où l’adaptation (très) libre du Seigneur des anneaux tendait en direction du combat rapproché et de l’infiltration, Mad Max, lui, impose une progression toute de contrastes : d’un côté des torgnoles mécaniques ou manuelles à répétition, de l’autre l’attrait d’un énigmatique désert. Le bruit et le silence, aussi assourdissants l’un que l’autre.

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En simplifiant, Mad Max peut se découper en trois grandes sections de gameplay : des combats en auto, des combats au corps à corps et l’errance dans le Wasteland à la recherche d’eau, d’essence et de ferraille, la monnaie locale. Côté corps à corps, c’est sans surprise, la mécanique de Batman : Arkham qui est mobilisée (attaque, contre, esquive), à laquelle viennent s’ajouter des tirs de fusil à bout touchant. Du classique, de l’actuel, qui s’adapte cependant à Mad Max, avec quelques possibilités et nuances en moins. Si bien qu’après une poignée… d’empoignades, la répétitivité se fait largement percevoir. Même ressenti lors d’attaques de bases adverses: la sensation de déjà connaître, d’avoir déjà joué il n’y a pas si longtemps que cela à cette exploration d’un lieu inconnu avant d’en éliminer tous les occupants. Oui, comme chez Far Cry/Assassin’s Creed/L’ombre du Mordor. Une différence cependant, ici : Max étant incapable de faire les choses en silence, il faudra forcément passer par une phase de tabassage en règle des warboys ou autres tribus présentes sur place. Dommage, en ouvrant l’éventail des possibles, le catalogue des interactions, ce Max, quelque peu rigide dans ses animations, aurait été plus agréable à diriger.

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