Test

Test : Wiko Wax

Notre avis
7 / 10
Smartphone

Par Jerome le

Wiko, une marque inconnue ou presque il y a encore deux ans, a su se faire un nom sur le marché français. Pour cela elle a misé sur deux axes : des prix bas, et ses origines françaises.

Française, mais elle dispose également d’une équipe de R&D en Chine, ce qui lui permet de travailler étroitement avec divers fournisseurs locaux. Il en ressort donc des smartphones parfaitement adaptés à nos contrées, tout en pouvant conserver les prix bas dont l’empire du Milieu a le secret.

Après plusieurs essais plus ou moins fructueux, la marque revient aujourd’hui avec le Wiko Wax, son premier téléphone supportant la 4G. Seconde particularité, il embarque un SoC Nvidia Tegra 4i, un partenariat qui semble satisfaire nos compatriotes puisque l’on apprenait récemment qu’il allait devenir paneuropéen avec le lancement de la marque en Espagne et chez plusieurs autres de nos voisins. Seconde preuve, la marque déclinera prochainement son Highway en version 4G, encore avec un Tegra 4i.

DSC04318

Un gage de qualité pour Wiko qui peut ainsi pratiquer une montée en gamme, un nouveau partenaire pour Nvidia qui va ainsi pouvoir écouler ses Tegra 4i, ces derniers ne trouvent pas beaucoup de preneurs sur le marché des smartphones. Outre ces spécificités, le téléphone est assez classique avec des caractéristiques que l’on retrouve sur la plupart des terminaux milieu de gamme du marché :

Nvidia Tegra 4i quad-core à 1,7 GHz, avec ses 60 cœurs graphiques
Écran 4,7 pouces 1280 x 720
Capteurs 8 et 5 mpx
1Go de RAM, 4 Go de stockage, extensible
802.11 b/g/n Wi-Fi, Bluetooth, GPS
140 x 68,5 x 8,9 mm, 120 grammes
Batterie 2,000 mA
4G, 3G, EDGE.

On remarquera tout de même le capteur frontal special selfie de 5 mpx. Le prix public conseillé de ce Wiko Wax est fixé à 199 euros, et il est déjà disponible chez la plupart des revendeurs. Enfin un smartphone 4G à prix décent ? Réponse dans ce test.

Design et finitions

Sans fioriture, de face le Wiko Wax présente bien sans évidemment faire la part belle aux matériaux premium. Seule extravagance, une petite barre chromée pour séparer l’écran et ses boutons sensitifs, du châssis en plastique. La chose n’est d’ailleurs pas sans rappeler le design d’un BlackBerry Z10.

 

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Entrée de gamme oblige, on trouvera une face arrière en plastique. Amovible, pour accéder aux emplacements MicroSIM et MicroSD et à la batterie amovible, également. Elle tiendra en place grâce à de petits ergots, qui risquent de sauter à l’usage, nous déconseillons donc de trop jouer avec, d’autant que le plastique n’est pas des plus épais et particulièrement souple. L’impression de solidité n’est donc pas vraiment au rendez-vous, mais sur un téléphone à 199 euros c’est excusable.

Avec ses 140 mm x 68,5 mm x 8,9 mm, 120 grammes, le téléphone est relativement bien dimensionné et se fait assez aisément oublier dans une poche. On regrettera peut-être une hauteur un peu excessive à cause de la présence des boutons sensitifs, du coup on ne pourra pas accéder facilement au haut de l’écran d’une main. Dommage.

Écran et Interface

Nous le disions juste au-dessus, Wiko a opté pour un écran 4,7 pouces. Celui-ci affiche une définition de 1280 x 720 pixels, ce qui nous donne une résolution de 312 ppi, largement de quoi donner un effet Retina, à condition de ne pas avoir l’écran collé aux yeux. Un détail qui ne chagrinera donc que les rétines les plus aguerries. Les couleurs sont plutôt bien retranscrites sans être extraordinaires, la faute à un rétroéclairage qui pourra un peu brûler certaines couleurs. Nous sommes également légèrement déçus par les angles de visions qui auraient pu être meilleurs. Notons au passage la présence de la technologie (hardware) de Nvidia baptisée PRISM (aucun lien) et censée améliorer l’autonomie au prix de la qualité de l’image. N’ayant pas noté de véritable différence, nous conseillons de l’activer pour améliorer l’autonomie.

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Côté interface, Wiko n’a pas fait dans l’exubérance non plus se contentant de reprendre Android 4.3 sans appliquer de surcouche notable. La seule différence notable au premier abord est la présence de la Tegra Zone réunissant les jeux optimisés pour la puce de Nvidia. Les quelques ajouts sont en réalité bien plus discrets, liés aux performances et à la gestion de l’énergie.

Performances et autonomie

Avec son Tegra 4i à quatre cœurs ARM Cortex-A9, on pouvait s’attendre à de bonnes performances, et encore une fois la puce de la marque ne déçoit pas à l’usage et encaisse sans broncher tout ce qu’on lui demande, les benchs le prouvent d’ailleurs assez bien. Nous avons en revanche été légèrement déçus en jeu. Dans les niveaux de détails les plus élevés, Dead Trigger 2 accusait quelques chutes de framerate ce qui nous a poussé à les baisser d’un cran afin de retrouver de la fluidité en toutes circonstances. C’est dommage, même s’il faut noter que le jeu reste particulièrement beau, mention spéciale pour les reflets. Notons également que GTA : San Andreas se comportait bien, même si l’on a dû faire une croix sur les ombres, mais bon, quand on sait qu’il a également fallu le faire sur le Xperia Z2, on pardonne.

Screenshot_2014-05-19-16-30-02

Ces performances inférieures à celle de la Tegra Note, et sa Tegra 4 en bonne et due forme par exemple, s’expliquent sans doute par un Tegra 4i, un peu moins véloce (1,7 GHz contre 1,8), 12 cœurs graphiques de moins (60, contre 72 sur la tablette) et des cœurs ARM Cortex-A9, contre du A15. Le Wiko Wax, n’en reste pas moins suffisant pour jouer. Nous avons également relevé un certain dégagement de chaleur pendant l’utilisation du téléphone, rien d’inquiétant cependant.

Si l’on reste à l’écart des jeux gourmands qui vont évidemment drainer les accumulateurs à vitesse grand V, le Wiko arrive sans trop de problèmes à passer le cap de la journée d’utilisation. Au cas où cela ne suffirait pas, on pourra également aller jouer dans les paramètres pour sacrifier les performances sur l’autel de l’autonomie.

Screenshot_2014-05-19-18-13-48

Le seul véritable point noir est la quantité de stockage disponible. Wiko annonce 4 Go sur la boîte, comptez en réalité 2,5 au libre usage de l’utilisateur… qui se traduisent en réalité par 500 Mo véritablement disponibles comme l’indique Windows lorsque le terminal est branché à l’ordinateur. Conséquence : la carte SD sera obligatoire, pour augmenter l’espace disponible de 32 Go au mieux.

Photo et Son

Avec son capteur arrière de 8 mpx le Wax produit des photos de qualité supérieure à la moyenne pour le prix, sans atteindre évidemment le niveau des ténors. Le capteur selfie de 5 mpx est également décent, mais il ne faut pas s’attendre à des miracles non plus.

 

IMG_20140519_182233
Avec le HDR activé

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Rien de transcendant sur le son, le haut-parleur est nasillard, comme la plupart des autres smartphones. Plus étonnant, le haut-parleur de tête n’est franchement pas génial non plus, et cela se ressent sur la qualité de la voix de votre correspondant, c’est dommage.

Verdict


En définitive, le Wiko répond globalement aux attentes par rapport à son ticket d’entrée, mais on regrette quand même quelques lacunes, que l’on a du mal à digérer. Alors oui, Wiko Wax présente bien, et il n’y a pas vraiment de gros point noir, si l’on écarte le stockage… mais il ne brille sur aucun point non plus.

À réserver aux budgets vraiment serrés qui veulent absolument de la 4G, sans quoi, il ne faudra pas hésiter à investir un peu plus pour monter en gamme, ou faire une croix sur la 4G.

Wiko, une marque inconnue ou presque il y a encore deux ans, a su se faire un nom sur le marché français. Pour cela elle a misé sur deux axes : des prix bas, et ses origines françaises.

Française, mais elle dispose également d’une équipe de R&D en Chine, ce qui lui permet de travailler étroitement avec divers fournisseurs locaux. Il en ressort donc des smartphones parfaitement adaptés à nos contrées, tout en pouvant conserver les prix bas dont l’empire du Milieu a le secret.

Après plusieurs essais plus ou moins fructueux, la marque revient aujourd’hui avec le Wiko Wax, son premier téléphone supportant la 4G. Seconde particularité, il embarque un SoC Nvidia Tegra 4i, un partenariat qui semble satisfaire nos compatriotes puisque l’on apprenait récemment qu’il allait devenir paneuropéen avec le lancement de la marque en Espagne et chez plusieurs autres de nos voisins. Seconde preuve, la marque déclinera prochainement son Highway en version 4G, encore avec un Tegra 4i.

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Un gage de qualité pour Wiko qui peut ainsi pratiquer une montée en gamme, un nouveau partenaire pour Nvidia qui va ainsi pouvoir écouler ses Tegra 4i, ces derniers ne trouvent pas beaucoup de preneurs sur le marché des smartphones. Outre ces spécificités, le téléphone est assez classique avec des caractéristiques que l’on retrouve sur la plupart des terminaux milieu de gamme du marché :

Nvidia Tegra 4i quad-core à 1,7 GHz, avec ses 60 cœurs graphiques
Écran 4,7 pouces 1280 x 720
Capteurs 8 et 5 mpx
1Go de RAM, 4 Go de stockage, extensible
802.11 b/g/n Wi-Fi, Bluetooth, GPS
140 x 68,5 x 8,9 mm, 120 grammes
Batterie 2,000 mA
4G, 3G, EDGE.

On remarquera tout de même le capteur frontal special selfie de 5 mpx. Le prix public conseillé de ce Wiko Wax est fixé à 199 euros, et il est déjà disponible chez la plupart des revendeurs. Enfin un smartphone 4G à prix décent ? Réponse dans ce test.

Design et finitions

Sans fioriture, de face le Wiko Wax présente bien sans évidemment faire la part belle aux matériaux premium. Seule extravagance, une petite barre chromée pour séparer l’écran et ses boutons sensitifs, du châssis en plastique. La chose n’est d’ailleurs pas sans rappeler le design d’un BlackBerry Z10.

 

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Entrée de gamme oblige, on trouvera une face arrière en plastique. Amovible, pour accéder aux emplacements MicroSIM et MicroSD et à la batterie amovible, également. Elle tiendra en place grâce à de petits ergots, qui risquent de sauter à l’usage, nous déconseillons donc de trop jouer avec, d’autant que le plastique n’est pas des plus épais et particulièrement souple. L’impression de solidité n’est donc pas vraiment au rendez-vous, mais sur un téléphone à 199 euros c’est excusable.

Avec ses 140 mm x 68,5 mm x 8,9 mm, 120 grammes, le téléphone est relativement bien dimensionné et se fait assez aisément oublier dans une poche. On regrettera peut-être une hauteur un peu excessive à cause de la présence des boutons sensitifs, du coup on ne pourra pas accéder facilement au haut de l’écran d’une main. Dommage.

Écran et Interface

Nous le disions juste au-dessus, Wiko a opté pour un écran 4,7 pouces. Celui-ci affiche une définition de 1280 x 720 pixels, ce qui nous donne une résolution de 312 ppi, largement de quoi donner un effet Retina, à condition de ne pas avoir l’écran collé aux yeux. Un détail qui ne chagrinera donc que les rétines les plus aguerries. Les couleurs sont plutôt bien retranscrites sans être extraordinaires, la faute à un rétroéclairage qui pourra un peu brûler certaines couleurs. Nous sommes également légèrement déçus par les angles de visions qui auraient pu être meilleurs. Notons au passage la présence de la technologie (hardware) de Nvidia baptisée PRISM (aucun lien) et censée améliorer l’autonomie au prix de la qualité de l’image. N’ayant pas noté de véritable différence, nous conseillons de l’activer pour améliorer l’autonomie.

DSC04330

Côté interface, Wiko n’a pas fait dans l’exubérance non plus se contentant de reprendre Android 4.3 sans appliquer de surcouche notable. La seule différence notable au premier abord est la présence de la Tegra Zone réunissant les jeux optimisés pour la puce de Nvidia. Les quelques ajouts sont en réalité bien plus discrets, liés aux performances et à la gestion de l’énergie.

Performances et autonomie

Avec son Tegra 4i à quatre cœurs ARM Cortex-A9, on pouvait s’attendre à de bonnes performances, et encore une fois la puce de la marque ne déçoit pas à l’usage et encaisse sans broncher tout ce qu’on lui demande, les benchs le prouvent d’ailleurs assez bien. Nous avons en revanche été légèrement déçus en jeu. Dans les niveaux de détails les plus élevés, Dead Trigger 2 accusait quelques chutes de framerate ce qui nous a poussé à les baisser d’un cran afin de retrouver de la fluidité en toutes circonstances. C’est dommage, même s’il faut noter que le jeu reste particulièrement beau, mention spéciale pour les reflets. Notons également que GTA : San Andreas se comportait bien, même si l’on a dû faire une croix sur les ombres, mais bon, quand on sait qu’il a également fallu le faire sur le Xperia Z2, on pardonne.

Screenshot_2014-05-19-16-30-02

Ces performances inférieures à celle de la Tegra Note, et sa Tegra 4 en bonne et due forme par exemple, s’expliquent sans doute par un Tegra 4i, un peu moins véloce (1,7 GHz contre 1,8), 12 cœurs graphiques de moins (60, contre 72 sur la tablette) et des cœurs ARM Cortex-A9, contre du A15. Le Wiko Wax, n’en reste pas moins suffisant pour jouer. Nous avons également relevé un certain dégagement de chaleur pendant l’utilisation du téléphone, rien d’inquiétant cependant.

Si l’on reste à l’écart des jeux gourmands qui vont évidemment drainer les accumulateurs à vitesse grand V, le Wiko arrive sans trop de problèmes à passer le cap de la journée d’utilisation. Au cas où cela ne suffirait pas, on pourra également aller jouer dans les paramètres pour sacrifier les performances sur l’autel de l’autonomie.

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Le seul véritable point noir est la quantité de stockage disponible. Wiko annonce 4 Go sur la boîte, comptez en réalité 2,5 au libre usage de l’utilisateur… qui se traduisent en réalité par 500 Mo véritablement disponibles comme l’indique Windows lorsque le terminal est branché à l’ordinateur. Conséquence : la carte SD sera obligatoire, pour augmenter l’espace disponible de 32 Go au mieux.

Photo et Son

Avec son capteur arrière de 8 mpx le Wax produit des photos de qualité supérieure à la moyenne pour le prix, sans atteindre évidemment le niveau des ténors. Le capteur selfie de 5 mpx est également décent, mais il ne faut pas s’attendre à des miracles non plus.

 

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Avec le HDR activé

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Rien de transcendant sur le son, le haut-parleur est nasillard, comme la plupart des autres smartphones. Plus étonnant, le haut-parleur de tête n’est franchement pas génial non plus, et cela se ressent sur la qualité de la voix de votre correspondant, c’est dommage.

Verdict


En définitive, le Wiko répond globalement aux attentes par rapport à son ticket d’entrée, mais on regrette quand même quelques lacunes, que l’on a du mal à digérer. Alors oui, Wiko Wax présente bien, et il n’y a pas vraiment de gros point noir, si l’on écarte le stockage… mais il ne brille sur aucun point non plus.

À réserver aux budgets vraiment serrés qui veulent absolument de la 4G, sans quoi, il ne faudra pas hésiter à investir un peu plus pour monter en gamme, ou faire une croix sur la 4G.

Notre avis

No Surprises

7 / 10