Test

Test Trekz Air : Le casque à conduction osseuse destiné aux sportifs et aux urbains

Audio

Par Amandine Jonniaux le

Des écouteurs à poser sur les tempes, c’est le pari qu’a fait AfterShokz avec son nouveau casque à conduction osseuse, destiné à la pratique du sport et aux déplacements urbains.

Crédits – AfterShokz

Couronné du Prix de l’innovation pendant le Salon du Running 2018, le casque sans fil Trekz Air de la marque AfterShokz utilise la conduction osseuse, ou ostéophonie pour diriger le son directement dans l’oreille interne. À la différence des écouteurs classiques, qui se placent dans le conduit auditif, l’appareil dispose de deux transducteurs, qui, une fois disposés sur les os des pommettes ou des joues, vibrent pour transmettre le son à l’utilisateur sans pour autant accaparer son oreille. Une technologie plutôt prometteuse destinée aux sportifs et aux urbains, qui assure une écoute musicale sans coupure du monde extérieur.

Crédits – Trekz Air

Livré avec sa pochette, son câble de chargement, des bouchons d’oreilles et un mode d’emploi, le casque Trekz Air se présente comme un arceau souple en titane et silicone reliant deux transducteurs à placer sur les tempes. À gauche, un bouton multifonction permet d’accéder aux commandes principales du casque (mise en pause, changement de pistes, appels…). Reposant sur l’os temporal droit, un petit boitier permet d’accéder aux boutons volume, et à la connectique micro-USB destinée au chargement de l’appareil.

NomTrekz Air
SonConduction osseuse
Fréquence20Hz - 20KHz
Poids30 grammes
Bluetooth4.2
Portée10 mètres
Résistance à l'eauIP55
Connectiques- Recharge par micro-USB
- Bouton pause sur l'oreille gauche
- Volume et appareillage sous l'oreille droite
- 2 microphones
Volume100 dB
CodecsA2DP, AVRCP, HSP, HFP
Autonomie- Batterie lithium ion
- 6H d'autonomie
- Charge complète en 2H
- 10 jours d'autonomie en veille
Coloris- Slate Grey
- Midnight Blue
- Cayon Red
- Forest Green
Prix169,95 €

[nextpage title= »Fonctionnalités & Ergonomie »]

Le sport

Destiné à la pratique du sport, le Trekz Air est léger (seulement 30 grammes), certifié IP55 (transpiration, poussière, pluie) et surtout très confortable. Qu’il s’agisse de courir, de faire de la corde à sauter, du vélo, ou d’aller se défouler à la salle, le casque reste fermement maintenu en place… à condition de rester à la verticale. Dès qu’il faut s’allonger sur le dos, pour pousser des poids ou faire des abdominaux par exemple, l’arceau à l’arrière du cou a tendance à bouger. Il faut dire que ce dernier a beau être confortable, il n’est pas réglable, ce qui constitue sans doute le plus gros défaut de l’appareil. À moins d’avoir un tour de tête relativement imposant, ce dernier a donc tendance à “bailler” d’au moins deux bons centimètres, ce qui limite les mouvements verticaux (quand on lève la tête notamment).

Crédits – Trekz Air

Les déplacement urbains

Si le Trekz Air est avant tout pensé pour la pratique du sport, AfterShokz promet aussi de sécuriser les déplacements urbains. En vélo, en trottinette ou à pied, les écouteurs classiques ont tendance à isoler complètement du bruit environnant, ce qui peut se révéler dangereux face à des automobilistes. Grâce à la technologie Open Fit imaginée par la marque, la musique diffusée dans le casque ne supplante pas les bruits environnants, ce qui permet de rester attentif à ce qui nous entoure. Une technologie plus sécurisante en ville, mais aussi très pratique en open-space, puisque le Trekz Air permet d’écouter de la musique tout en restant disponible pour ses collègues. En revanche, il vaut mieux renoncer à utiliser le casque pour passer des appels. À moins d’être dans un environnement parfaitement silencieux, les micros ont tendance à capter trop de sons environnants, rendant difficile une conversation.

Ce qui frappe au premier abord quand on utilise le Trekz Air, c’est son confort. Conçu en titane souple et silicone, l’arceau du casque entoure le crâne sans l’enserrer. Placés sur les tempes, et non directement dans les oreilles, les transducteurs permettent de supporter de très longues sessions d’écoute sans aucune sensation de gêne ou de douleur. Les boutons sont idéalement situés, et les tours d’oreilles permettent au casque d’être maintenu même pendant une séance de sport.

Malgré le confort de l’appareil, le Trekz Air peut parfois se révéler un peu inconfortable, surtout lorsqu’on porte des lunettes et/ou des piercings au cartilage. L’appareil a en effet tendance à appuyer légèrement sur les branches des lunettes au niveau des tempes, ce qui provoque un certain inconfort à la longue. Quant au piercing, le tour d’oreille du casque peut facilement s’accrocher dessus au moment du retrait du casque. Rien d’insupportable donc, mais il vaut mieux être prévenu…

[nextpage title= »Autonomie, Qualité & Santé »]Bonne surprise concernant l’autonomie du Trekz Air, alors que la marque promet 6 heures d’autonomie avec une seule charge, le casque tient facilement 8 à 10 heures sans être branché. Si le casque remplit toutes les conditions pour accompagner une séance de sport, il ne faut cependant pas en attendre une qualité audio incroyable. La qualité est plutôt moyenne et assez aléatoire, le rendu des basses n’est pas extraordinaire et, à volume élevé, les vibrations des transducteurs ont tendance à venir chatouiller le tragus.

Si le casque ne fera pas frémir de plaisir les mélomanes exigeants, il pourra en revanche intéresser des personnes souffrant de certains troubles de l’audition, l’ostéophonie atteignant la cochlée sans passer par le tympan. AfterSchokz promet d’ailleurs une écoute bien moins agressive, même en cas d’écoute prolongée. C’est partiellement vrai, puisque sans abîmer le tympan, une écoute à volume trop élevé peut aussi endommager la cochlée. Même en conduction osseuse, il est donc de rigueur de limiter le volume et le temps d’écoute.

Notre avis

Même s’ils ne proposent pas une expérience musicale particulièrement qualitative, le Trekz Air permet de repenser l’écoute musicale pendant le sport, ou dans les déplacements urbains. En plus d’être confortable, l’appareil superpose la musique aux bruits environnants au lieu de la remplacer, ce qui donne un peu l’impression de vivre dans une comédie musicale, mais qui permet surtout de ne pas se couper du monde extérieur.

Les plus
Les moins
  • La possibilité d’écouter de la musique sans se couper du monde
  • Le confort
  • L'autonomie
  • La qualité sonore
  • L'absence de réglage de la taille de l'arceau