L’agence de notation Moody’s vient de dégrader la note du finlandais Nokia dont la dette est désormais notée Baa3 au lieu de bêêêêê Baa2 assorti d’une perspective positive.

L’agence se base sur plusieurs critères quantitatifs pour justifier sa position : inquiété sur le marché de l’entrée de gamme par les sociétés chinoises, encore faibles sur le marché du haut de gamme face aux ténors du marché que sont Apple ou encore Samsung, la société est dans l’obligation d’opérer une transition stratégique à la fois risquée et coûteuse.

Risquée puisque comme ne manque pas de le rappeler l’agence, le finlandais est tributaire du sort de Windows Phone et donc par extension de Microsoft. Si l’essentiel de ses revenus est dépendant de Windows Phone OS, c’est un facteur d’inquiétude pour les investisseurs qui préfèrent avoir affaire à une société leader sur aucun secteur, mais avec plusieurs cordes à son arc ou encore une société centrée sur un seul secteur, mais avec une position de leadership.

Nokia ne rentre ainsi dans aucun de ces deux cas de figure et Moody’s évoque même l’idée qu’il serait préférable pour le finlandais de se séparer de ses joint-ventures (Nokia-Siemens par exemple) dans l’intérêt d’une restructuration rapide.

Les analystes de l’agence de notation ne sont pour autant pas négatifs quant à l’avenir de Nokia. Selon leurs études, la société possède des bases solides avec de nombreuses liquidités, les récents plans sociaux permettront à terme à la société de réaliser la transition attendue vers le « tout Windows Phone ».

Si Nokia veut redresser sa note, il faudra que le Nokia Lumia 900 soit un succès commercial à la hauteur des prévisions. À défaut, l’agence pourrait dégrader à nouveau la note de la société mettant toujours un peu plus la pression sur les dirigeants.