Le verdict est tombé, Julian Assange, fondateur de Wikileaks, sera extradé vers la Suède où il est accusé d’agression sexuelle sur deux jeunes femmes, agression qu’il a toujours nié. Cinq des sept juges de la haute cour de Justice britannique ont en effet donné leur feu vert pour l’extradition.

Sous contrôle judiciaire et assigné à résidence depuis deux ans, Julian Assange avait déjà fait appel en février 2011 pour le même jugement. Cette fois, toutes ses cartes anglaises sont épuisées pour échapper à l’extradition, et son seul recours reste la Cour européenne des droits de l’Homme.

Assange avait été interpellé en 2010 pour ces agressions sexuelles, peu de temps après la divulgation de milliers de télégrammes diplomatiques confidentiels de la maison blanche. Ce laps de temps très court entre les deux affaires est un argument de poids pour les adeptes de la théorie du complot. Si Assange est rapatrié en Suède, il pourrait craindre une extradition vers les États unis où il pourrait risquer très gros.