C’est à l’IFA 2013, qui se tenait en septembre dernier, qu’Asus nous a laissé approcher ses nouveaux ultrabooks immatriculés UX301 (le très haut de gamme) et notre UX302, un peu moins haut de gamme. Sur sa lancée, la marque reste donc dans son optique premium. Cela se ressent dès la sortie du packaging très soigné et il est clair que le Taiwanais veut venir marcher sur les plates-bandes d’Apple et son MacBookAir, ne serait-ce que d’un point de vue esthétique.

DSC04056

Design premium, mais Asus n’a pas pour autant oublié les caractéristiques en intégrant un processeur Intel core i7 « Haswell » 4500U, dual core à 1,8 GHz, 8 Go de RAM et un disque dur de 750 Go. Les calculs 3D sont assurés par la partie graphique intégrée au CPU ou une Nvidia GeForce 730m. Tout cela pour un écran FULL HD de 13,3, tactile. Pratique pour un ordinateur sous Windows 8.

Autant le dire donc, l’Asus UX302LG présente bien, très bien même. Une belle toilette est rarement faite à peu de frais. Dans cette configuration, il faudra débourser environ 1300 euros, c’est à dire autant qu’un MacBook Air 13″ haut de gamme. Cela suffira-t-il à croquer la pomme ? Réponse dans ce test.

Design et finitions

Comme avec beaucoup de ses produits, Asus a travaillé ardemment sur le design et les finitions de sa machine. Cela se passe en premier lieu sur le design du châssis qui fait la part belle au magnésium, mais qui rapproche de aluminium au toucher. C’est très agréable sous les doigts et cela donne vraiment le sentiment que l’on en a pour son argent.

DSC04066

Le contour de l’écran est aussi en métal, mais le verso est recouvert par une sorte de plastique imitation verre, il s’agit en fait d’un capot en Gorilla Glass. En dépit de la matière, la chose reste d’un assez bel effet, parachevé par le logo rétroéclairé lorsque l’écran est allumé.

Si la matière est agréable à l’œil, c’est un terrain propice aux traces de doigts. Rien de très grave, mais il faut le noter. Plus gênant, l’écran manque franchement de rigidité et va se tordre assez facilement lorsque l’on déploie l’écran depuis un coin, la durée de vie de la dalle risque d’en pâtir légèrement, l’effet de la torsion facilement notable sur les cristaux liquides en présage.

Prise en main

Avec des dimensions de 325 x 225 x 5 – 17,2 mm, l’UX302LG  propose un encombrement quasi identique à celui du MacBook Air 13 pouces et ses 227 x 325 x 3 – 17 mm. À 1,5 kg, il pèse en revanche 150 grammes de plus que son concurrent américain. C’est peu, mais c’est notable.

DSC04073

On félicite Asus pour les efforts effectués sur le Touchpad. Multitouch, il prend en charge les défilements à deux doigts horizontaux et verticaux. Il répond bien et est agréable sous les doigts. Il est en revanche un peu petit à notre goût.

On apprécie la présence d’un « exposé like » : un glissement à trois doigts vers le haut va afficher toutes les fenêtres en miniature ; vers le bas, elles seront toutes masquées pour afficher le bureau. On regrette qu’Asus n’ait pas poussé l’inspiration jusqu’à pouvoir effectuer un clic droit avec « deux doigts sur le touchpad + clic gauche ». Cela aurait évité certaines contorsions digitales.

Rien à redire sur le clavier : frappe confortable, rigide juste comme il faut et un peu rebondie, c’est assez agréable. On regrette le placement des touches de contrôle du son sur F10 – 11 – 12. Cela va nécessiter de faire le grand écart avec la touche Fn en bas en droite. On conseillera donc d’activer les fonctions système par défaut et ainsi ne pas avoir à passer par Fn.

expose_like

Un dernier mot sur la connectique. Elle est complète avec 3 ports USB 3.0, une sortie HDMI, un lecteur de carte SD, un Mini Display port. Pas de port Ethernet intégré, mais Asus fournit un adaptateur USB-Ethernet dans la boîte. Si vous préférez le Wi-Fi sachez qu’il est compatible avec la norme ac.

Écran et son

Asus propose un écran IPS multitouch (10 points) Full HD de 13,3 pouces. L’affichage est fin, les couleurs assez bien retranscrites et les angles de visions sont en rapport avec la technologie de la dalle : bons.

On reproche en revanche un léger manque de pep’s au rétroéclairage à LED lorsqu’il est en mode automatique, il faudra impérativement le désactiver pour avoir toute la puissance disponible, cela aura un impact sur l’autonomie, mais c’est nécessaire si l’on n’est pas dans une pièce – très – sombre. C’est d’autant plus vrai que l’écran jouit d’un traitement brillant, facteur de reflets.

DSC04067

Si la couche tactile est rarement véritablement utile, elle s’avère toutefois sympathique, surtout sous Windows 8. C’est avec cette interface que le système prend tout son sens, on s’en rend une nouvelle fois compte.

Comme d’autres ordinateurs de la marque, le son est labellisé « ICEPower », une technologie de Bang & Olufsen. Comme nous le disions à propos de l’Asus U38N, elle n’apporte pas grand-chose au niveau de la qualité. Le gain est surtout à chercher au niveau des haut-parleurs qui ont été déportés sous la machine, cela donne un peu plus de coffre au son lorsque la machine est posée sur une table. Il sera en revanche étouffé sur une surface molle.

Performance et Autonomie

Asus a choisi de mettre le couple Intel/Nvidia au cœur de sa machine. 2014 oblige, on trouve un CPU de la génération Haswell. Dans le détail, il s’agit d’un i7-4500U à deux cœurs (4 threads) cadencé à 1,8 GHz de base et jusqu’à 3 GHz en mode « Boost ». Il est accompagné d’une HD 4400 pour les calculs graphiques. Le processeur est épaulé par 8 Go de RAM.

Sans surprise, il encaisse tout ce qu’on lui demande sans broncher, lecture vidéo en Full HD, bureautique, navigation, etc. On regrette la présence d’un disque dur 750 Go à 5400 tpm. Cela commence à être lent de nos jours, tout dépendra des usages que l’on a de sa machine. Heureusement, 16 Go en SSD sont prévus pour améliorer sensiblement la vitesse de démarrage. Une solution qui permet de jouir de beaucoup d’espace de stockage. C’est appréciable pour certains.

Screenshot2014-02-13 15_16_35

11 fps en ultra, c’est juste

Côté 3D c’est un peu moins glorieux. La 730m de Nvidia obligera à faire quelques concessions graphiques en jeux, même ceux moyennement gourmands. Starcraft II ne tournera pas décemment dans les meilleurs niveaux de réglages. La carte suffira pour jouer en résolution native et c’est finalement ce que l’on demande à un Ultrabook qui, par nature, ne se destine pas aux joueurs et ne saurait donc être autre chose qu’une machine de jeu d’appoint.

En dépit d’une puce Haswell, l’autonomie de la machine n’est pas exceptionnelle, la faute à une batterie de 4430 mAh qui tiendra un peu moins de 6h dans des conditions d’utilisation classique, voire économe (rétroéclairage auto, navigation web avec du streaming ponctuel). C’est peu et sans doute le principal problème de la machine.

Verdict

8

/10

Note JDG

croq’ pom’


Asus frappe fort avec cet UX302LG, finitions irréprochables où presque, performances au rendez-vous et connectique complète, le seul véritable grief qu’on peut lui faire est une autonomie faiblarde.

Il est donc certain que si l’on souhaite un ultrabook haut de gamme sous Windows, il est à considérer avec attention. Il faudra y mettre le prix, il n’y pas de miracle. Si votre budget est serré, sachez qu’il est également possible d’opter pour des configurations moins onéreuses de la machine.

À 1300 euros, il est au même tarif que son concurrent d’Apple dans sa version avec un SSD 256 Go, mais ce dernier ne proposera qu’un core i5 et 4 Go de RAM. Il s’agit donc d’un concurrent très sérieux si vous n’êtes pas très regardant sur la vitesse du disque et l’autonomie.