Piratage de photos, la CNIL vous met en garde

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Par Elodie le

Le #celebgate et la récente publication de photos privées provenant de Snapchat, ont mis la confondante facilité du piratage de photos au cœur de l’actualité et des interrogations. La CNIL s’empare du sujet et délivre ses conseils pour « mieux maîtriser la publication de photos ».

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Avec le scandale du celebgate, Internet et les géants du web ont à nouveau été pris pour cible. Certaines célébrités n’hésitant pas à menacer Google pour son manque de réactivité face aux fuites à répétition et à leurs suppressions.

Pas assez sécurisé, porte ouverte aux hackers, etc., certes, ces services de cloud ne sont pas exempts de reproches, cependant, c’est aussi et surtout un problème de comportements et d’habitudes : Internet est un outil formidable qui peut s’avérer dangereux mis entre de mauvaises mains. Néanmoins, le danger réside aussi et majoritairement dans la méconnaissance de nombre d’internautes dans les outils qu’ils utilisent au quotidien.

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La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) prodigue donc ses conseils qui, s’ils paraissent logiques à leur lecture, semblent pourtant peu respectés et appliqués.

Les photos occupent aujourd’hui une place centrale dans l’activité numérique des internautes : on les publie, on les partage, on les like, on les commente, on tague ses amis… Elles représentent aussi un véritable enjeu économique pour les acteurs d’internet. Comment mieux maîtriser leur publication ?

Petite revue en détail :

La première série de conseils pourrait être qualifiée de bon sens comme « Adaptez le type de photos au site sur lequel vous les publiez », en effet une photo de profil Facebook ne sera pas forcément des plus indiquées pour venir illustrer votre compte LinkedIn.
Ensuite, « Limitez l’accès aux photos que vous publiez sur les réseaux sociaux » ou encore « Réfléchissez avant de publier une photo ». Ce conseil peut prêter à sourire, et pourtant…

Viennent ensuite les conseils sur les fameux tags. On part en vacances, on sort en soirée, on se rend à un concert et le lendemain on se retrouve taggué sur une série de photos s’en avoir rien demandé ou inversement, alors « Demandez l’autorisation avant de publier une photo de quelqu’un », ne taguez pas à tout va mais aussi « Contrôlez la manière dont vous pouvez être identifiés ».

N’hésitez donc pas à faire « supprimer les photos qui vous dérangent ». À ce titre la CNIL vous rappelle que vous pouvez faire appel à elle si vos premières demandes n’ont pas été satisfaites.

Les deux derniers conseils sont peut-être les plus judicieux à l’heure actuelle. Le 9e, « Faites attention à la synchronisation automatique des photos, en particulier sur smartphone, tablette ou sur les nouveaux appareils photos numériques connectés ». En effet, c’est cette fameuse synchronisation qui est à l’origine du celebgate, couplée à un mot de passe très (voire trop) simple à trouver pour un hacker zélé. Sur l’ensemble des terminaux, la synchronisation est activée par défaut, si vous avez créé un compte Cloud, l’ensemble des photos se trouvant sur votre appareil iront directement dans les nuages dès que vous connectez l’un de vos appareils à votre ordinateur ou que vous vous connectez à votre Cloud. Conséquence, vos photos sont à la merci de qui veut bien les trouver.

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Le 10e et dernier conseil, récemment ajouté, est peut-être celui qui parait le plus logique mais certainement le moins appliqué, les utilisateurs de Snapchat dans le viseur de la CNIL : « Ne partagez pas de photos intimes via votre smartphone ! ».
La CNIL tient ainsi à préciser qu’« Éphémère ne veut pas dire sécurisé ! Soyez vigilants si vous utilisez des applications smartphone permettant d’envoyer des photos ou vidéos « éphémères » (Blink, Snapchat, Wickr…). Si l’affichage de la photo est prévu pour durer un temps limité, il est très simple pour le destinataire de conserver une capture d’écran de votre photo. Enfin gardez à l’esprit qu’aucune application smartphone n’est à l’abri d’un piratage, d’un défaut de sécurité ou d’une application tierce malicieuse ».

Voilà, c’est compris maintenant ?

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