Si les promesses en matière de cloud ont été nombreuses, les déceptions l’ont été tout autant. Mais la jeune entreprise parisienne qui porte le nom de Blade nous a assurés qu’elle avait à son arc des flèches bien plus aiguisées que ses ex-concurrents sur le créneau.

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Ils en sont conscients chez Blade, quand Kev1nZeR0X0Rdu77 pense cloud, il pense avant tout « lag », « image pixélisée » et à la trajectoire de sa souris ou de sa manette vers le mur après un saut de frame en plein combat de Street Fighter IV.

Mais à écouter les fondateurs de la start-up parisienne, ce n’est plus tant la technique qui pose problème que la mauvaise image du cloud gaming suite à ses divers échecs. Pour Blade, l’enjeu est de prouver au consommateur qu’une utilisation via le cloud est possible (et intéressante). Techniquement, la start-up dit avoir changé d’approche par rapport à ses précédents concurrents, ce qui lui a permis de trouver des solutions bien plus efficaces que celles qui avaient été mises en place précédemment. Le parcours d’encodage et de décodage de l’image du serveur au PC sera inférieur à 10ms alors que la latence du réseau avec un câblage fibre ne devrait pas excéder les 3 ms de latence. La promesse, c’est une image HD parfaite à plus de 100 images par seconde et un lag inférieur à 16 ms., quelle que soit la tâche que vous êtes en train d’effectuer (gaming ou applications diverses).

Un prototype de Shadow

Un prototype de Shadow

Mais ce que propose Blade est plus ambitieux qu’une simple technologie de cloud puisque l’entreprise compte commercialiser son propre boitier qui remplacera nos actuels PC de bureau. Ce sont toutes les utilisations du PC qui passeront par le cloud. Vous pourrez donc jouer à tous vos jeux sur le cloud (et pas seulement ceux qui figurent dans un catalogue forcément limité) mais également utiliser Photoshop et autres logiciels gourmands pour des machines peu évoluées. Le côté évolutif, voilà un autre argument intéressant du dispositif ; les mises à jour matérielles se feront régulièrement et sans surcoût promet Blade.

Plus de PC donc, mais un boitier léger et design (qu’on n’a pas pu voir) qui remplacera les tours plus ou moins imposantes d’aujourd’hui. Ce boitier devrait être livré avec une licence OS et vendu à petit prix. Ensuite, l’utilisateur devra souscrire à un abonnement mensuel dont le prix sera déterminé par la configuration matérielle choisie par Blade. On nous a néanmoins précisé que ce serait du haut de gamme.

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L’objectif de la start-up parisienne est de commercialiser les premiers boîtiers à la fin de l’année 2016.

Pour avoir essayé un peu la chose dans leurs locaux, on peut dire que c’est impressionnant. Maintenant, comme d’habitude, il faudra essayer chez soi, avec les aléas des connexions de chacun, pour pouvoir vraiment dire si le dispositif peut révolutionner notre rapport au PC. Seul problème philosophico-pratique, qui m’est personnel, Shadow ne fera qu’accentuer un peu plus notre dépendance à une connexion internet….

Plus d’infos sur Shadow seront dévoilées d’ici la fin de l’été. En attendant, vous pouvez aller jeter un œil sur le site officiel.

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