DoNotPay a été lancé en 2015 outre Manche. En avril de l’année suivante, il est apparu à New York ; il est désormais disponible dans tous les États américains. À l’origine, son jeune concepteur — il avait 19 ans à l’époque — destinait ce bot à la contestation des contraventions. Au bout de plusieurs questions, le robot donnait son avis sur l’affaire : le contrevenant doit-il contester l’amende ?
Un bot pour s’en sortir dans les méandres du droit
En deux ans d’existence, DoNotPay a permis d’annuler 375.000 contraventions gratuitement. Le bot peut créer un courrier de contestation qu’il suffit d’imprimer et d’envoyer aux autorités. Le robot a depuis fait du chemin ; il permet maintenant d’obtenir de l’aide dans plus de mille domaines juridiques : congé maternité, problème avec le propriétaire, etc.
La recherche s’effectue en langage naturel (en anglais naturellement). Pour être aussi complet et respecter les différences légales entre États, Browder a fait appel à des avocats locaux ainsi que des associations. Le bot peut de plus déterminer la localisation de l’utilisateur.
Le concepteur veut maintenant s’attaquer à des domaines plus complexes comme les procédures de divorce et les faillites d’entreprises. IBM soutient le projet et a proposé d’intégrer gratuitement Watson à DoNotPay. De quoi transformer le robot en véritable avocat, ce qui ne sera sans doute pas du goût des cabinets spécialisés ! Aux États-Unis, ce marché représente 200 milliards de dollars : l’arrivée d’un acteur gratuit et simple à utiliser ne sera pas du goût de tous.
