Les internautes seraient prêts à renoncer à Google… Pour 17 530$ par an

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Par Amandine Jonniaux le

La Federal Reserve System (FED) américaine a tenté de mesurer l’impact des différents services Internet gratuits dans notre vie quotidienne. Pour y parvenir, l’organisme a demandé aux internautes contre quelle somme d’argent ces derniers seraient prêts à renoncer à Google, Facebook ou encore YouTube. 

Contre quelle somme d’argent seriez-vous prêt à vous passer de Google, Facebook, YouTube ou encore Snapchat ? Les réseaux sociaux, les plateformes en ligne ou plus généralement les nombreux services proposés par les géants du web imprègnent de plus en plus notre quotidien, au point qu’il serait aujourd’hui compliqué de s’en passer définitivement. Pour chiffrer la valeur des services web dans nos vies, la banque centrale américaine a récemment cité les recherches d’un groupe d’économistes du MIT. Dans un discours relayé par Presse Citron, Jerome Powell le président de la banque centrale a ainsi cherché à définir précisément “combien” valait Internet pour ses utilisateurs. Selon l’étude, la valeur monétaire des services du web varierait ainsi largement en fonction de la popularité de ces derniers.

Pour arrêter d’utiliser YouTube, les utilisateurs demanderaient ainsi une contrepartie médiane de 1173 dollars par an, soit un peu moins de 100$ par mois. Un chiffre déjà important, mais qui grimpe considérablement lorsqu’il est question du moteur de recherche Google, considéré comme le plus prisé du marché. Pour s’en passer pendant une année complète, les internautes demanderaient en effet près de 17 530$, soit plus de 1 200$ par mois. Assez étonnamment, Facebook ne vaudrait aux yeux de ses abonnés “que” 48$ par mois. En dernière position, ce sont finalement Snapchat (2,17€/mois) et LinkedIn (1,52€/mois) qui seraient considérés comme les moins indispensables dans une enquête complémentaire menée auprès d’une population européenne plus restreinte, tandis que Twitter serait tout simplement évalué à 0€. WhatsApp de son côté, vaudrait à lui seul 536€ par mois.

Comme l’explique l’économiste Erik Brynjolfsson dans son étude, ces recherches ont pour but non pas d’évaluer une possible viabilité des services Internet dans le cas où ces derniers deviendraient payants, mais plutôt de chiffrer ce que le site CNBC présente comme “l’un des paradoxes les plus déconcertants de l’économie moderne” : à l’heure où l’expansion des pays modernes est toujours plus importante, la croissance des PIB stagne inlassablement. Une situation due au fait que le Produit Intérieur mesure uniquement la valeur des produits et services achetés, sans prendre en compte les innovations technologiques liées à l’explosion d’Internet depuis ces dernières décennies, qui sont pour la plupart accessibles gratuitement.