Photos de l’Olympus OM-D EM-5

Tests et Impressions

Par Anh Phan le

Fraîchement annoncé cette nuit ICI, je vous propose forcément des photos de la nouvelle bête d’Olympus que j’ai pu prendre en main aujourd’hui. Je ne reviens pas sur les caractéristiques de l’OM-D EM-5 que vous pourrez trouver ICI bien évidemment.

Inutile de vous dire que le boîtier tout métal (structure en magnésium) et tropicalisé couplé au look rétro de la gamme OM fait son effet quand on l’a en main. Certes, on aime ou on n’aime pas, mais ça ne laissera pas indifférent pour sûr. Alors que les premières photos laissaient penser à un appareil au même gabarit que le Fuji X Pro 1, on se retrouve avec un boîtier extrêmement compact et à peine plus gros qu’un PEN E-P3.


Allez, une fois n’est pas coutume, on commence par les regrets, je trouve dommage que la marque japonaise ait choisi de ne pas inclure un flash au dessus du viseur électronique alors que son frère japonais chez Panasonic sait très bien le faire. De même, alors qu’on a enfin toutes les options pour faire de la vidéo, Olympus nous oblige à passer par le port accessoire pour avoir une entrée micro, dommage. On regrettera aussi qu’Olympus n’ait pas poussé le bouchon plus loin avec du GPS par exemple.

Du côté des nouveautés, on salue bien évidemment le capteur Micro4/3 de 16 Mégapixels et donc de dernière génération et nul doute qu’avec la maîtrise d’Olympus dans la colorimétrie, on devrait avoir des résultats convaincants, reste à voir les photos en vrai pour se donner une idée plus précise. On salue aussi le fait qu’il y ait enfin un viseur électronique intégré avec un écran inclinable, tactile en plus, tellement pratique pour les sujets en mouvements. Olympus met aussi en avant son nouvel AF ultra-rapide qu’il faudra tester en vrai pour savoir si ça suit les prétentions de la marque japonaise ou pas. On est aussi impatient de tester ce nouveau stabilisateur mécanique sur 5 axes qui, avec des optiques lumineuses, pourrait vous faire gagner de précieuses vitesses.

Olympus a donc réussi à faire ce que Panasonic n’a su faire, innover et redonner un brin de folie à cette gamme Micro 4/3 qui commençait à être sérieusement trop conservatrice. S’adressant aux pros, on salue les petites options qui vous permettront de revenir à un format réflex si l’OM-D EM-5 s’avérait trop petit pour vos mains. Dans tous les cas, avec son positionnement prix, Olympus marque déjà les esprits et avec la qualité du parc optique Micro 4/3, inutile de vous dire qu’Olympus propose une offre en adéquation avec ce que devraient proposer les appareils hybrides.

Alors oui, certains vont critiquer le fait que c’est du Micro 4/3 et que ce n’est que du 16 Mégapixels, surtout quand on le compare au capteur APS-C de 24 Mégapixels du Sony NEX-7, mais à moins de faire du studio avec un APN hybride, la course aux Mégapixels ne sert pas à grand-chose et pire, dans la photo, le plus important n’est pas l’appareil en soi, mais ses objectifs et de ce côté-là, le format Micro 4/3 a bien plus à offrir que le format APS-C (dans un appareil type hybride).
Il suffit de regarder l’offre des objectifs. D’un côté, Sony ne propose que des zooms. Il y a bien un petit pancake de 16mm, mais il est tellement moyen qu’avec un capteur de 24 Mégapixels, on va tout de suite voir ses défauts. Il reste bien évidemment le Zeiss 24mm, ou encore les récentes annonces sur les 50mm f/1,8 et 30mm f/3,5 Macro mais ils sont tout sauf compact. Du coup, on perd la compacité des boîtiers NEX.

Attention, je ne dis pas que le NEX-7 est moins bon ou autre, je dis juste que c’est un tout. Le NEX-7 est un excellent boîtier, mais il n’est pas servi pour les objectifs alors que du côté Micro 4/3, le capteur est clairement moins bon, mais la maitrise d’Olympus couplé aux objectifs permettent d’avoir un résultat tout aussi excellent. On a beau me dire que ça arrivera, et bien ça fait presque deux ans que j’attends là…