Top 5 : les pires adaptations de sport en jeu vidéo

Par Gaylord le

En attendant la pluie de médailles en chocolat aux J.O. de Londres, plongeons nous comme tous les lundi dans le meilleur ou le pire de ce que le jeu vidéo a à nous offrir dans votre rubrique préféré : LE TOP FIVE.

Cette semaine, vous l’aurez compris, nos élans nostalgiques nous transportent vers les jeux de sport. Je devine d’ici vos mines renfrognées : faire du sport ça rend les vêtements collants et ça nous oblige à sortir. Promis, vous verrez qu’avec ce top 5 des pires adaptations de sport en jeux vidéo que nous sommes finalement mieux lotis en train de suffoquer autour d’un stade que manette en main, face aux ratages complets que je m’apprête à vous livrer.

Le problème de ces cinq prétendants ? Le jeu vidéo n’est pas fait pour eux. Trop avant-gardistes, au firmament du mauvais goût, les jeux réunis dans ce top sont là pour vous mettre en garde. Fuyez avant qu’il ne soit trop tard.

5. Obut Pétanque

Malgré les efforts réguliers du jeu vidéo à nous faire avaler la pilule de la pétanque, rien à faire, la pétanque en jeu vidéo, c’est nul. Et ce n’est pas Obut Pétanque qui viendra vous sauver la mise cette fois-ci. Même sur Playstation 3, malgré des graphismes « HD » et le nom de la marque de boules sur la jaquette, le jeu peine à séduire (pour rester poli). Sérieusement, qui a envie de perdre son temps dans un mode carrière pour débloquer casquettes, tee-shirts et cochonnets aux couleurs et à l’effigie de la marque ? Personne, surtout si c’est pour se farcir une jouabilité dite « réaliste », usant du PS Move pour tirer ou pointer. Et pour combler le tout c’est laid, trèèèèès laid.

A essayer bourrer et si vous voulez casser des choses chez vous.

4. Gnome Curling

Avouons-le, c’est drôle de se moquer du curling. Comment prendre la discipline au sérieux au départ ? On parle quand même de mecs en survêtements dont l’activité physique se résume à balayer comme des forcenés de petites parcelles de glace pour faire avancer une pierre en marbre le plus loin possible. Alors si je vous dis que Gnome Curling sur le Playstation Home repousse les limites en proposant de lancer le même type de jeu avec un nain fixé sur chacune des pierres ? Vous me traitez de fou bien sûr, surtout si je vous dis que chaque nain dispose d’un pouvoir différent. Ca aurait pu être une bonne idée remarquez, sans sa petite musique insupportable et ses contrôles très aléatoires.

A vous de juger…

3. Alexandra Ledermann

Que l’on aime ou pas nos amis les chevaux, force est de constater que certains jeux arrivent à retranscrire parfaitement la sensation de balade à dos de canassons. Zelda Ocarina of Time et Red Dead Redemption en sont de très bon représentants, épiques et réalistes de ce point de vue. Et à l’opposé il y a Alexandra Ledermann sur DS, une véritable purge qui se plait à méthodiquement tout gâcher dans son coin. Aussi bien du côté des graphismes que des activités proposées, ce jeu n’a rien pour lui. Entre autres, il vous sera demandé de décrotter des sabots au stylet, passer des épreuves d’une lenteur affligeante, sans aucun frisson, puis de rentrer à l’écurie pour revenir le lendemain. Lenteur qui prend alors tout son poids jusqu’aux phases à pied dans l’écurie qui relèvent vite du cauchemar éveillé.

Il n’y a pas de quoi rire Alexandra, vraiment.

2. Léa Passion Patinage

Cette chère Léa s’est essayé à tout ce que le monde a de merveilleux à nous offrir : des bébés au journalisme, en passant par le stylisme ou le salon de beauté. Forcément, dans le lot, la bougresse s’est essayé à quelques sports dont le patinage dans Léa Passion Patinage, un jeu sorti sur DS, aussi mal pensé dans sa jouabilité que dans ses graphismes rose bonbons criards. Outre le fait d’équiper sa patineuse en herbe de toutes sortes d’accessoires fluos, le joueur doit augmenter ses performances dans des mini-jeux RI-DI-CULES allant du dégommage de pingouins aux sushis à avaler le plus rapidement possible. Aucun rapport, nous sommes d’accord. Puis vient le moment des épreuves, sans grande « passion », dans lesquels le joueur doit assembler des formes sur l’écran tacticle et tracer des traits pour enclencher une figure.

Fuyez si vous n’êtes pas déjà devenu aveugle.

1. David Douillet Judo

Tapons directement là où ça fait mal : la simulation de judo. Et si peu de développeurs de jeux vidéo s’y sont essayés, c’est normal, le sport ne s’y prête pas du tout, même avec l’un de nos meilleurs représentants français en guise de modèle. C’est bien simple, dans David Douillet Judo tout est à jeter : les déplacements d’une lenteur affligeante, les combinaisons de boutons à rentrer pour effectuer prises et étranglements, et d’une manière générale l’absence d’inertie et de prises de risque propres à la discipline, dans les attaques surprises ou les feintes, sûrement balayées d’un violent Ô-soto-gari pendant le développement dudit jeu.

David Douillet (le jeu) est d’un ennui anémique, le vainqueur par Ippon de ce top 5, et sans conteste, le jeu le plus éloigné des sensations réelles du sport proposé..

A la semaine prochaine !

stopwatch 3 min.