Facebook attaque en justice un spammer aguicheur

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Par Elodie le

Aux États-Unis, Facebook attaque en justice un jeune homme accusé de spam sur son réseau social. Pour ce faire, il incitait les utilisateurs à cliquer sur des liens menant vers des supposées sextape de célébrités.

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Ceci n’est pas un film pornographique

Il se nomme Christopher Peter Tarquini. Cet homme est un dangereux spammer récidiviste pour Facebook qui a entamé une action en justice contre lui. Le réseau social lui reproche, dans son assignation retransmise par Courthouse News, d’avoir, depuis 2008, « orchestré et participé à l’élaboration d’un plan complexe par lequel les utilisateurs de Facebook ont été inondés de messages censés renvoyer vers des images pornographiques de célébrités. Des messages trompeurs ».

Ce type de spam est très fréquent sur le réseau social, promettant à chaque fois une vidéo ou photo, insolite, violente ou pornographique à la clé : de qui consulte votre profil (NON, ce n’est pas possible, ni hier, ni aujourd’hui, ni demain !) à, regarde ce que cette nana est capable de faire, en passant par la photo d’Oussama Ben Laden lors de sa capture. Aujourd’hui, les spams incriminés concernent des sextape de célébrités. Forcément, c’est tentant pour certains et nombre d’internautes se laissent prendre. L’une d’elles concerne pourtant Justin Bieber et Selena Gomez (m’enfin… passons).

En cliquant sur le faux lien, l’utilisateur est parfois renvoyé vers des sites n’ayant aucun rapport avec celui-ci mais qui rémunéraient le spammeur pour ses faits d’armes ou il peut être amené à accepter l’accès à son compte par l’application. Ce faisant, le lien est automatiquement partagé sur son profil et le fil d’actualité mentionnant un « j’aime » tronqué. Et ainsi, le piégé devient piégeur pour ses amis présents sur le réseau et qui pensent donc son lien valide.

Facebook décrit ce que serait sa méthode :

Lorsque les utilisateurs de Facebook cliquaient sur les messages, ces derniers (ainsi que les images suggestives associées à ces messages) étaient automatiquement partagés avec les amis Facebook de ces utilisateurs. Leurs navigateurs étaient redirigés vers des sites versant à Tarquini et ses complices une commission pour le trafic ainsi renvoyé. Bref, les utilisateurs ayant cliqué sur les messages trompeurs de Tarquini sont immédiatement devenus participants et victimes de son escroquerie, sans en avoir eu connaissance ni consenti

Le réseau social souhaite aujourd’hui obtenir réparation du préjudice subi par les activités du spammer qui n’en est pas à son coup d’essai –  ressources déployées pour le traquer et prévenir ses prochaines attaques notamment -, le préjudice subit s’élèverait à 5000$ selon la firme. Par ailleurs, elle entend bannir à tout jamais Tarquini de son réseau social.

Facebook n’a jamais été tendre avec les spammer en tout genre et s’est toujours fait un devoir de les attaquer. En 2008 déjà, elle faisait condamner Adam Guerbuez à 873 millions de dollars, en 2011 c’est Sanford Wallace, auto proclamé « roi du spam », qui se voyait condamner à une amende de 711 millions de dollars. Amendes jamais réglées à ce jour, le roi du spam s’étant notamment déclaré lui-même en faillite. Quoiqu’il en soi, le message est passé… mais ne semble pas encore entendu.

Source PCinpact