[En gros] Sega aimerait bien qu’Atlus fasse le boulot à sa place

Par Corentin le

Sega possède peut-être la plus grande bibliothèque de licence en dormance. S’ils ne comptent pas les utiliser, ils les laissent à disposition d’Atlus.

Atlus-Sega-licences-dormantes

Space Channel 5, Chu Chu Rocket!, Shining Force, Jet Set Radio, Streets of Rage, Golden Axe, Shenmue, je peux continuer longtemps à énumérer les licences que Sega a, au choix :

1) Abandonné
2) Massacré
3) Massacré puis abandonné

Étant donné les jeux tout juste moyens que l’éditeur nous a pondus ces derniers temps, on se demande s’il ne vaut pas mieux que ça soit d’autres mains qui s’en occupent. Et c’est là qu’intervient Atlus, dont Sega a tout récemment fait l’acquisition. C’est l’un des cadres de Sega, Naoya Tsurumi, qui se retrouve à la tête cette nouvelle filiale et il a accordé une interview au magazine japonais Famitsu (traduite en anglais par Siliconera).

Et vous savez ce qu’il aimerait le père Tsurumi ? Qu’Atlus fasse ce que Sega n’a pas réussi à faire depuis des années.

Nous ne voulons en aucune manière les forcer, mais nous adorerions les voir réutiliser une des licences dormantes de Sega.

[…]

Il y a un certain nombre de licences qui ne sont plus utilisées depuis longtemps. [Rires] Cependant, la nouvelle filiale vient juste de commencer. Il n’y a rien sur le feu pour le moment, mais on garde cette idée dans un coin de notre tête.

Cette déclaration est tellement lourde de non-dits. Sans être un grand fan de Sega, j’ai un peu de sympathie pour cette société, son histoire et son patrimoine. Mais là, mince quoi. Ce que Naoya Tsurumi a déclaré revient à dire : « On ne sait plus faire de bons jeux, alors heureusement qu’on a Atlus pour garantir un peu de qualité dans ce qu’on fait. »

C’est un peu triste.

Dans l’interview, Naoya Tsurumi précise aussi qu’ils laissent Atlus bosser exactement comme avant. Encore heureux, a-t-on envie de dire.

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