GTA V : « Nos concurrents pensent d’abord à l’argent, mais pas nous » explique le patron de Take Two

Par Henri le

C’est lors de la Credit Suisse 2013 Annual Conference que Strauss Zelnick, dirigeant de Take-Two, s’est exprimé sur la manière dont l’entreprise qu’il dirige arrive à vendre tant de jeux.

Strauss Zelnick
Strauss Zelnick

On ne compte plus les succès produits par Take Two. Alors que le désormais emblématique GTA V vient de dépasser les 29 millions de copies vendues, Strauss Zelnick est brièvement revenu sur le pourquoi de ce succès. D’après lui, la recette est assez simple.

Quelle que soit la branche de divertissement dans laquelle j’ai opéré (Zelnick était l’ancien président de BMG Entertainment, mastodonte de l’industrie musicale) j’ai toujours cru qu’il fallait d’abord rendre un client heureux – je veux dire vraiment heureux – et puis monétiser sur cette satisfaction. La plupart de nos concurrents directs pensent d’abord à l’argent qu’il faut faire, et ensuite au contenu qui peut en rapporter. On pense d’abord au produit avant de chercher à le monétiser.

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Interrogé sur les microtransactions présentes dans GTA Online, Zelnick a expliqué que les items achetables avec de l’argent supplémentaire ne servaient qu’à « améliorer » l’expérience de jeu, et ne devaient pas être vus comme essentiels.

On a récemment annoncé avoir vendu 29 millions de copies de GTA V. Je pense qu’on a été récompensé pour nos efforts. Notre objectif avec GTA Online, c’est de ravir le consommateur. Les choses que nous vendons sont là pour enrichir l’expérience. On les fait payer c’est vrai, mais la manière dont on fait du business à Take-two est avant tout dirigée par l’envie de faire plaisir à nos clients. C’est pour cela que nous avons les meilleurs scores Metacritic depuis cinq ans. Et pas simplement parce que nous sommes altruistes et qu’on adore faire des jeux. Ah oui au fait, on est des vrais passionnés.

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Zelnick admet tout de même avancer à tâtons sur le marché des microtransactions. Selon lui, la firme a encore beaucoup à apprendre sur la manière de créer une « économie numérique » sur un jeu à grande échelle.

On est nouveau dans ce secteur. À l’inverse de nos concurrents, on n’a pas peur de l’admettre : on n’a pas une grande expérience. On n’a pas conçu une immense infrastructure de paiement avant de penser à GTA Online. On a connu des difficultés au lancement. C’est d’ailleurs pour cela qu’on a conservé des tarifs extrêmement bas lors de « l’exploration » de ce nouveau marché.

Le mot est passé !

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