Dans le détail, si les albums résistent tant bien que mal avec une baisse de 0,1% des téléchargements en 2013 par-rapport à 2012 (soit 117,6 millions de galettes), les singles ont trébuché de 5,7%, avec 1,26 milliard de copies vendues en ligne. L’industrie ne s’est pas montrée particulièrement surprise de ce constat, étant donné les performances faibles des téléchargements de singles ces trois derniers trimestres. En ce qui concerne les albums, c’est plus étonnant puisque les ventes en ligne avaient démarré sur les chapeaux de roue en début d’année dernière.
La baisse des téléchargements ” en dur » s’explique par la montée en puissance des services de streaming, même si l’industrie, là encore, ne s’était pas montrée particulièrement enthousiaste vis à vis des faibles revenus engrangés par les Spotify, Deezer et consorts. Cela a heureusement évolué dans le bon sens en 2013, avec l’apparition de nouveaux acteurs comme Google Play Access ou iTunes Radio. Nielsen ne livre pas les chiffres du streaming.
Pour l’anecdote, les ventes de vinyles sont en hausse et représentent 2% du marché de la musique physique. Les CD mènent la marche à 57,2%, suivi par le numérique à 40,6%.
