Orange aurait laissé la DGSE espionner son réseau

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Par Pierre le

Edward Snowden continue de distiller les documents qu’il a piqué à la NSA et cette fois, ces derniers concernent Orange, qui collaborerait avec la DGSE. Les services secrets français pourraient à loisir espionner le réseau de l’opérateur, selon les documents de l’ex consultant de la NSA. Une pratique bien entendu illégale.

The Fourth Protocol / le 4eme protocole (1987) uk

Il faut déjà signaler qu’Orange n’est pas nommé dans les documents fournis par Snowden. Ces derniers, qui proviennent de la GCHQ, services secrets britanniques, évoquent le partenariat de la DGSE avec un opérateur historique français. Les dates du début de ce partenariat et les méthodes employées désignent Orange, selon l’enquête du journal Le Monde, qui dévoile l’affaire en France. Un partenariat qui permet à la DGSE d’accéder à la totalité du réseau d’Orange et à ses flux de données, sans obstacles juridiques.

Dans les faits, cela signifie que la DGSE peut écouter toutes les conversations et espionner toutes les communications si cela lui chante. De même, les services français et Orange travailleraient main dans la main pour améliorer l’interception des données et leur cryptage, toujours selon Le Monde et les documents de Snowden.

Tous les clients seraient concernés, même les étrangers utilisant le réseau. Un atout de taille pour les services secrets qui peuvent ainsi avoir un œil sur tout le monde. De plus ces données seraient également partagées avec les services secrets anglais, qui peuvent également espionner le réseau à loisir.

Allo ?

Le tout serait géré par un petit groupe de personnes accréditées au sein de trois services chez Orange. De même, les réseaux étrangers d’Orange seraient également concernés.

Des accusations graves de la part de Snowden, mais qui n’étonnent pas, étant donné les précédentes révélations de l’ancien consultant de la NSA. Stéphane Richard, le PDG d’Orange a réagi en indiquant que les personnes habilitées secret-défense ne lui référaient pas ce genre de pratiques au sein de la société, mais que tout ce faisait dans un cadre légal. Matignon et la DGSE n’ont pas commenté l’affaire.

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