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Pour lutter contre la crise, Bruxelles veut imposer le télétravail en Europe

La flambée des prix à la pompe, directement liée à la crise au détroit d’Ormuz, force l’Union européenne à sortir les grands moyens. Parmi eux, une mesure qu’on croyait réservée aux confinements : le télétravail obligatoire.

Depuis le 28 février 2026, le marché mondial de l’énergie fait grise mine. Les frappes conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran ont déclenché une réaction en chaîne que peu anticipaient, avec la fermeture quasi totale du détroit d’Ormuz, point de passage stratégique par lequel transite un cinquième du pétrole et du gaz planétaires. Le résultat ne s’est pas fait attendre, en faisant exploser le prix du gazole en France.

Un jour de télétravail pour sauver l’environnement

La Commission européenne vient d’annoncer un ensemble de mesures regroupées sous le programme « AccelerateEU ». Parmi elles, une recommandation qui veut encourager les États membres à instaurer une journée hebdomadaire de télétravail, voire à la rendre obligatoire quand la nature du poste le permet. L’objectif est double : réduire la facture à la pompe, en même temps que la dépendance européenne aux importations pétrolières. Pour un salarié va travailler en voiture, rester chez soi un jour par semaine représente une économie annuelle estimée à 475 €, selon Bruxelles.

L’Europe envisage également un plafonnement temporaire des prix de l’énergie pour les foyers les plus touchés, des réductions fiscales sur l’électricité, et des mécanismes de soutien à l’électrification des transports, dont un système de leasing social pour les ménages modestes, qui sera reconduit en France dès juillet. L’Union a par ailleurs assoupli temporairement ses règles sur les aides d’État pour permettre aux gouvernements de rembourser jusqu’à 70 % de la hausse du coût du carburant pour les entreprises des secteurs agricole, maritime et routier.

Sauvez la planète, restez chez vous

Depuis la fin du Covid, les entreprises sont progressivement revenues sur le télétravail. En France, le gouvernement refuse pour l’instant de s’immiscer dans la gestion des entreprises, estimant que c’est à elles de s’organiser. Une posture libérale qui contraste avec l’interventionnisme affiché par d’autres capitales. Mais la vraie question que pose cette recommandation de Bruxelles n’est pas celle du télétravail en soi, c’est celle de l’équité. La crise énergétique ne frappera pas de la même façon un employé de bureau et un infirmier, qui a l’obligation de se déplacer pour exercer son métier. Plus concrètement, celles et ceux qui peuvent télétravailler économiseront à la pompe. Les autres attendront que les prix baissent.

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