Distant Worlds : music from Final Fantasy était à Paris

Article rédigé par Thomas Gié.

Le 8 mars dernier se tenait à Paris un concert à ne pas rater pour tous les fans de Final Fantasy: le concert Distant Worlds.

Les concerts de cette formation sont toujours rares par chez nous. L’année dernière, il n’y eut qu’un concert que j’ai malheureusement raté, j’ai donc décidé de m’y rendre sans plus tarder lorsque j’ai appris leur retour.

On prend les mêmes et on recommence, le concert se déroulait à nouveau au Palais des Congrès de Paris. Une salle au nom bien obscur pour la plupart d’entre nous. C’est en y entrant que j’ai compris que cet endroit est forcément un des meilleurs lieux pour une formation aussi grande que Distant Worlds. Avec ses 3723 places, l’amphithéâtre de la Porte Maillot fait partie de la cour des grands. On découvre alors la scène avec les instruments et les chaises, mais on découvre aussi la population des personnes venant à ce type de concerts. Dans l’imaginaire collectif, seuls les « geeks » viennent à ces rassemblements. Or, ici, Distant Worlds brasse un plus grand panel que la plupart des sondages français. Là est la grande force de la franchise ; Final Fantasy, avec ses 27 ans d’existence, détient une fanbase allant des enfants de 12 ans qui découvrent les nouveaux jeux, aux adultes de plus de 40 ans ayant découverts ces jeux durant leur jeunesse.

Je pense que ce melting pot géant est le principe même de ces concerts. Chacun retrouve son enfance dans une mélodie, un chant provenant d’un des quatorze jeux. Même si toujours consacrée comme une sous-culture par les médias de masse, le jeu vidéo comporte des compositions musicales souvent bien plus abouties qu’on ne le pense. Remercions alors Nobuo Uematsu, compositeur de la plupart des Final Fantasy, d’avoir démocratisé le genre et de nous avoir fait l’honneur de sa présence, assis dans la salle, comme n’importe quel fan venu voir le concert.

Voici la formation de ce fameux concert.
Voici la formation de ce fameux concert.


L’orchestre et la chorale Lamoureux, dirigés par le grand Arnie Roth nous ont tous émerveillé pendant cette soirée. Pendant plus de deux heures, aucune fausse note, aucun accroc ou même aucune discordance musicale n’a été relevée. Au contraire, l’humour était de la partie. Le public et le chef d’orchestre se renvoyaient la balle. Jusqu’à même faire monter sur scène une femme ayant, entre deux musiques, siffler la Victory Fanfare si chère à nos cœurs. C’était son quart d’heure de gloire. Elle fut applaudie sans vergogne par tout le monde, public, musiciens, compositeurs, tout le monde. J’ai d’ailleurs perdu mes mains durant ce concert tellement la joie et l’électricité ambiante me faisaient taper de plus en plus fort pour remercier l’orchestre de me donner tant de plaisir. Un plaisir qui semblait être partagé par tous vu la ferveur du public.

Bien sûr, la grande nouveauté du concert est l’apparition du nouveau titre online, FF XIV. C’est alors que Susan Calloway arrive de derrière la scène, tout de noir vêtue, nous interpréter Answers, ainsi que Eyes On Me de Final Fantasy VIII. Tous les genres furent présents: les chants grégoriens, le flamenco, et même l’opéra (mention spéciale à Florent Dorin, le Visiteur, d’avoir été conteur durant ce final explosif). Depuis ce concert, je n’écoute plus qu’un seul album, le live enregistré à l’occasion du 25ème anniversaire de la franchise. La joie est un peu redescendue depuis, mais je sais que je ne pensais qu’à ça les jours qui ont suivi. Je ne croyais pas avoir vécu quelque chose d’aussi beau, une sorte de rêve n’étant pas très clair, mais pourtant inscrit dans votre cœur.

Je suis sûr d’une chose, si Distant Worlds revient dans nos frontières, je ne pourrait qu’y retourner. Mais j’espère surtout que vous aussi, vous y irez, pour vous, pour moi et surtout pour eux.