
La vengeance. Tel est le mobile de cet ancien cadre de Microsoft qui, en conflit avec son entreprise, a choisi de dévoiler des informations confidentielles à un blogueur français concernant le design et les fonctionnalités de Windows 8 RT, le nouvel OS de la compagnie de Redmond.
C’est en 2012, alors qu’il est employé chez Microsoft depuis 7 ans, qu’Alex Kibkalo a perpétré son forfait suite à une mauvaise évaluation de son employeur. En plus de captures d’écran d’une préversion de Windows 8, il a notamment livré « Activation Server Software Development Kit », un logiciel de protection anti-piratage interne ainsi que des mémos internes.
Le rapport du FBI, accessible en ligne, dévoile les échanges entre Kibkalo et le blogueur français dont le nom n’a pas été révélé.
Par ailleurs, le rapport lève également le voile sur les investigations menées par Microsoft et les moyens mis en œuvre pour débusquer les preuves incriminant l’ancien cadre. Investigations qui auraient pu se retourner contre la compagnie puisqu’elle est allée fouiller dans la messagerie Hotmail et le compte Skydrive de son employé d’alors. Ce que n’a pas manqué de relever certains internautes s’interrogeant sur la légalité de telles méthodes. Microsoft a modifié ces conditions générales d’utilisation depuis afin d’anticiper d’autres affaires.

Arrêté en mars, Alex Kibkalo a été condamné par le tribunal de Seattle à trois mois de prison ferme. Néanmoins, les 22,5 millions de dollars réclamés par Microsoft au titre des dommages et intérêts ne lui ont pas été accordés.