Le malware Onion est le successeur d’autres « crypteurs » connus comme CryptoLocker, CryptoDefence/CryptoWall, ACCDFISA ou encore GpCode. Il incarne un nouveau type de ransomware de cryptage qui utilise un mécanisme de compte à rebours pour menacer ses victimes et les contraindre à verser une somme en Bitcoins, en échange du décryptage de leurs données. Les cybercriminels affirment ainsi qu’il ne reste qu’un délai de 72 heures pour payer, faute de quoi tous les fichiers seront perdus à jamais (ou revendus).
Pour transférer des informations secrètes et des coordonnées de paiement, Onion communique avec des serveurs de commande et de contrôle (C&C) situés quelque part sur le réseau anonyme. Précédemment, les chercheurs de Kaspersky Lab ont déjà rencontré ce type d’architecture de communication, mais uniquement employée par quelques familles de malwares bancaires, à l’exemple de ZeuS 64 bits renforcé avec Tor. Pour atteindre un terminal, le malware Onion passe tout d’abord par le botnet Andromeda (Backdoor.Win32.Androm). Ce dernier reçoit alors l’ordre de télécharger et d’exécuter, sur le terminal infecté, un autre programme malveillant de la famille Joleee. Cet autre malware télécharge à son tour Onion sur l’appareil en question.
Le meilleur moyen d’assurer la sécurité des données critiques est d’en effectuer régulièrement des sauvegardes, et ce, sur un périphérique de stockage qui n’est accessible que pendant la durée de l’opération.
