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La Chine coupe les ponts avec Microsoft et interdit Windows à ses fonctionnaires !

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Pékin expulse Windows de ses administrations et impose des OS 100% chinois à la place. Après les iPhone d’Apple, c’est Microsoft qui fait les frais de la guerre technologique sino-américaine.

Le ministère chinois de la Sécurité d’État vient d’ordonner à certaines agences gouvernementales de désinstaller Windows 10 China Government Edition, une version développée conjointement par Microsoft et une entreprise publique chinoise China Electronics Technology Group Corporation (CETC) et active depuis 2016.

Avec cette version de Windows 10, l’objectif du partenariat sino-américain était de proposer un système d’exploitation qui réponde aux exigences de sécurité de Pékin. Le logiciel intégrait d’une part des fonctionnalités de cybersécurité développées en Chine et désactivait d’autre part des fonctions natives de Windows pour se conformer aux critères de sécurité nationale.

Mais pour les autorités chinoises, cette présence massive d’un logiciel en partie américain au sein des administrations du pays est un risque pour la sécurité nationale. Elles justifient d’ailleurs la décision par des “préoccupations liées à la sécurité des données”, sans détailler quelles vulnérabilités potentielles ils ont pu découvrir. Qu’à cela ne tienne, il n’a pas fallu de réelles preuves au gouvernement chinois pour retirer Windows de ses postes de travail.

Des alternatives 100% made in China

À la place, les fonctionnaires chinois utiliseront des systèmes d’exploitation entièrement développés et hébergés au pays. C’est notamment le cas de Kylin OS (de Kylin Software) et UnionTech OS (de Tongxin Technology), qui sont mentionnés comme solutions de remplacement pour les postes de bureau, serveurs et infrastructures critiques publiques et gouvernementales. L’annonce a d’ailleurs dû être positivement accueillie par les deux entreprises concernées, puisqu’elle a aussitôt entraîné une envolée du cours de leur action en bourse.

Huawei se positionne également comme une alternative crédible à Windows, et ce, grâce à HarmonyOS. Bien qu’il s’agisse d’un système d’exploitation destiné aux mobiles, Huawei développe une version destinée aux ordinateurs.

Microsoft ne comprend pas

Après l’Europe, c’est donc un autre important marché qui tourne à présent le dos à Microsoft avec cette décision des autorités chinoises. Microsoft prévoyait déjà de se retirer du marché chinois, mais pas avant février 2027. La décision gouvernementale, elle, est immédiate et sans équivoque, comme elle l’a été pour le bannissement des iPhone d’Apple au sein des ministères.

“Microsoft n’a connaissance d’aucun incident de sécurité affectant ce produit, qui continue de recevoir des mises à jour de sécurité régulières. Nous n’avons rien de plus à ajouter”, a déclaré un porte-parole de Microsoft à Bloomberg.

Microsoft ne compte toutefois pas tourner le dos à l’Empire du Milieu, en attestent les récentes transactions de la firme dans le pays en termes d’IA. Elle y vend des modèles d’IA à de grands groupes technologiques chinois, dont ByteDance et Tencent.

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