Julian Assange lance une ligne de vêtements WikiLeaks

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Par Elodie le

Le fondateur de Wikileaks songerait à lancer une ligne de vêtement estampillée Wikileaks selon Times of India. Une entreprise indienne serait déjà sur les rangs pour la réaliser.

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Julian Assange, le nouveau Che Guevara de la contre-culture ? Ce serait en tout cas le souhait formulé par le fondateur de WikiLeaks lui-même selon le Times of India.

“L’Inde est l’un des pays les plus conscients de l’action de WikiLeaks et Julian est très enthousiasmé par la proposition,” explique Olafur Vignir Sigurvinsson, le représentant de WikiLeaks pour l’Islande, au TOI.

Par ailleurs, celui qui a arrangé l’affrètement d’un avion pour qu’Edward Snowden s’envole vers la Russie, s’est rendu en Inde le week-end passé pour s’entretenir avec des partenaires potentiels.

L’Inde, c’est aussi la deuxième industrie textile au monde… ce qui ne gâche rien. L’entreprise indienne Franchisee aurait déjà approché Assange pour lancer la création de cette ligne de vêtements inspirée de « l’idéologie de Wikileaks » mais également faciliter son entrée sur le marché de la « la plus jeune démocratie du monde ».
Son président, Gauray Marya, se dit confiant que l’explosion du e-commerce donne un « coup de pouce » au marché intérieur, d’autant plus qu’aujourd’hui « des millions de personnes se connectent tous les jours à des sites d’e-commerce ».
WikiLeaks est d’ailleurs à la recherche d’un partenaire exclusif pour la vente en ligne de ses produits.

T-shirts déjà disponibles à la vente
T-shirts déjà disponibles à la vente sur Wikileaks

“Ennemi de l’État” ou encore “Les fuites exposent l’injustice” seraient des slogans envisagés pour les futurs T-shits, sweats et autres accessoires WikiLeaks. Des accords de commercialisation auraient déjà été signés avec la France, l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, l’Espagne et le Portugal, même si aucune date de sortie ou prix de vente n’ont été annoncés.
Bien que quelques T-shirt (déjà existants) aient été mis en vente sur le site de l’organisation, Julian Assange aimerait élargir la gamme des produits WikiLeaks à commercialiser.
Néanmoins, un expert des marques basé à New Delhi, Santosh Desai, est sceptique quant au potentiel de la marque à devenir un succès marketing : « Wikileaks et Assange sont de bonnes marques. Mais ne pensez-vous pas qu’en essayant de les monétiser cela va détruire toute l’idéologie qu’ils représentent ? Pour réussir, ils auront besoin d’une approche très ciblée ».

En tant qu’association à but non lucratif, WikiLeaks dépend des dons des internautes et invite ses soutiens à « contribuer indirectement au financement de l’organisation », notamment par ce biais. En devenant une marque, cela lui permettrait d’engranger plus de revenus dont la « majorité » visera à soutenir le fond d’aide des opérations de WikiLeaks.
Pour Kristinn Hrafnsson, porte-parole de WikiLeaks, interrogée par le Washington Post, l’intérêt est aussi de “mettre fin à l’abus d’utilisation du logo WikiLeaks. Nous avons conclu un accord avec une entreprise qui s’attache à protéger notre intégrité.”

Au point d’y perdre son âme et ses soutiens ?

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