Je vous préviens, Infini-Quest, c’est vraiment très débile

Par Corentin le

Soyez prêts à « lustrer votre trompette à côté d’un fantôme géant ». Ça n’a rien de sexuel, c’est juste Infini-Quest.

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Infini-Quest est un jeu textuel où tout peut arriver. Genre, vraiment tout. Il s’agit d’un jeu généré aléatoirement. Comment ça se passe ? Hé bien, le jeu pioche dans une très grosse base de données de mots, de phrases, d’actions, de personnages, pour tout ce qui va se passer. Il vous destine à une quête légendaire, tout aussi aléatoire, et en avant pour l’aventure procédurale !

Ensuite, libre à vous de faire interagir ce que vous voulez avec ce que vous voulez pour voir ce qu’il se passe. La seule limitation est le nombre de fois que vous pouvez solliciter un élément. Vous pourrez ainsi « éplucher une pomme à côté d’un soldat inquisiteur », « agiter un bâton devant une porte verrouillée », « lancer un rocher sur un vieux tonneau », ou bien encore « ennuyer un hérisson suspect », juste pour voir ce qu’il se passe.

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Vous décrivez la politique d’assurance de votre village à un hérisson suspect. Il est possible que vous ayez besoin de soins psychiatriques.

En général, pas trop de surprises, vous débloquez de nouvelles actions, de nouveaux objets ou de nouveaux lieux, pour encore plus d’interactions non-sens. Vous pouvez également prendre des dégâts. Un des objectifs que je m’étais fixés dans ma « Quête pour le contrôle du pouvoir démoniaque » était de parvenir à me tuer. Ce que j’ai réussi à faire.

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Vous avez brandi votre fouet comme un maniaque à côté d’une mystérieuse échelle et vous vous êtes blessé dans la manoeuvre. Vous êtes mort à la suite de vos blessures, mais vous serez toujours dans la mémoire des habitants de la ville de Newbush.

Parfait.

Infini-Quest a été créé dans le cadre de la Procedural Generation Jam 2014. Une game jam qui, comme son nom l’indique, se spécialise dans les jeux à génération aléatoire d’un élément. Cette génération peut concerner n’importe quoi, que ça soit les niveaux, le gameplay, ou encore, dans le cas présent, la narration. Cette année, le thème était « Infini ». Un thème, assez large pour ne pas être contraignant, d’autant qu’il colle assez facilement avec le caractère procédural de cette jam.

Outre Infini-quest, il y a quand même 136 jeux qui ont été soumis lors de cette Procjam 2014. Si vous êtes curieux, ça peut valoir le coup d’oeil.

> Via RPS

stopwatch 3 min.