Ce gamin a maintenant 10 ans et il est bien meilleur que vous aux jeux vidéo

Par Corentin le

Andy Baio est un gamer invétéré. Il est également papa d'un jeune garçon, Eliot, aujourd'hui âgé de 10 ans. Depuis 6 ans, il lui a fait...

Andy Baio est un gamer invétéré. Il est également papa d’un jeune garçon, Eliot, aujourd’hui âgé de 10 ans. Depuis 6 ans, il lui a fait avaler 25 ans de jeux vidéo.

8ansSpelunky

Regrettant que son fils passe à côté d’un pan de la culture vidéo ludique pour être né trop tard, Andy Baio a pris la décision de le lui inculquer par la manière forte. Il lui a fait jouer (et le plus souvent finir) un grand panel de jeux, des plus vieux, aux plus récents, dans cet ordre.

En commençant par les grands classiques de Namco (Galaxian, Dig Dug, Pac-Man), Baio a ainsi fait défiler en accéléré l’histoire du jeu vidéo devant les yeux de son fils, alors âgé de 4 ans. Une de ses craintes était évidemment qu’il ne s’intéresse pas à des jeux aussi rudimentaires. Heureusement, ça n’a pas été le cas.

C’est même tout le contraire qui s’est passé. De fil en aiguille, de jeu en jeu, de console en console et d’époque en époque, le petit Eliot a non seulement développé un intérêt de plus en plus prononcé pour les jeux rétro, mais est également devenu de plus en plus adroit. Au point de battre les high-scores de son père.

Puis, ce fut au tour de l’Atari 2600 de sortir du placard avant un autre très gros morceau : la NES.

Mega Man 1 à 6, The Legend of Zelda, Super Mario Bros. 1 à 3, Contra, Castlevania 1 à 3, Duck Tales ont tous été finis alors que le garçon n’avait que 6 ans. Et vous, vous aviez fini quoi à 6 ans ? Moi, il me semble que j’avais vaguement fini Super Mario Land 2 (un jeu extrêmement facile) à l’âge de 8 ans. Je me sens un peu nul du coup.

De la même manière, le jeune Eliot est entré dans la période 16 bits (A link to The Past, Super Mario World), puis dans la période N64 (Ocarina of Time, Majora’s Mask, Super Mario 64), PS2 (ICO, Shadow of the Colossus, Katamari Damacy) et, finalement, les jeux actuels.

C’est tout naturellement que le jeune garçon s’est mis à certains jeux indépendants exigeants que l’on a sur PC aujourd’hui. Il est même adepte des rogue like. Vous savez ? Ces jeux extrêmement durs, avec mort permanente et niveaux aléatoires, qui donnent du fil à retordre aux joueurs expérimentés qui ont 20 ans de plus ?

Ouais, hé bien le Eliot, là, il a fini Spelunky.

Et après il l’a fini encore une fois, mais en Hell cette fois-ci tant qu’à faire. Je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais c’est vraiment très dur d’y parvenir. Rien que moi, et je ne me considère pas particulièrement comme un joueur novice en la matière, il m’a fallu une bonne trentaine d’heures et de nombreux seaux de larmes bien salées pour y parvenir. À huit ans, le gamin y parvient.

Il a même l’honneur d’être remarqué par le créateur du jeu qui s’est fendu d’un tweet pour le féliciter.

Après ça, il s’est également attaqué à Nuclear Throne, un autre jeu indé rétro et à d’autres titres du même genre, toujours avec une esthétique et un gameplay rétro. Il semblerait que cette immersion en accéléré dans l’histoire du jeu vidéo ait développé des goûts particuliers pour un enfant de son âge et, je ne sais pas vous, mais je pense qu’il a bien de la chance d’y avoir été sensibilisé aussi jeune.

Quant à vous monsieur Andy Baio, vous êtes un grand malade.

Pour lire le récit du papa en entier, c’est par ici et c’est en anglais.

3 min.