Sous la pression, Sony annule la sortie cinéma de The Interview

Cinéma

Par Pierre le

La peur a gagné. Mis sous pression par des menaces d’attentats des pirates informatiques ayant précédemment piraté ses serveurs, Sony a décidé de faire machine arrière et d’annuler purement et simplement la sortie de son film The Interview.

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Le film était prévu pour sortir le 25 décembre aux États-Unis. Mais ce ne sera pas le cas. Sony Pictures a décidé de céder face à la pression du groupuscule Guardians of Peace.

Un communiqué de Sony puis les déclarations d’un porte-parole de la maison de production ont confirmé que Sony ne sortirait pas ce film dans les cinémas. Pire, les ventes en DVD et la distribution VOD vont également passer à la trappe.

Pour rappel, le film The Interview raconte l’histoire de deux journalistes qui décrochent une interview avec le dirigeant Nord-Coréen Kim Jong Un. Mais en réalité, les deux journalistes sont mandatés par la CIA pour assassiner le dictateur.

L’annonce du film n’a pas du tout plu à la Corée du Nord, qui avait menacé Sony il y a quelques mois. Et puis, il y a quelques semaines, les serveurs de Sony ont été attaqués, les mails internes ont été rendus publics, comme certains films encore inédits. Une attaque revendiquée par le groupuscule Guardians of Peace, qui affirme défendre les interêts de la Corée du Nord. Néanmoins, il faut noter que le pays de Kim se dit innocent dans l’affaire, bien qu’il se félicite de l’attaque. Le dernier rebondissement a eu lieu hier, les GOP menaçant Sony d’attentats dans les cinémas projetant le film.

James Franco

Pour le moment, on ne sait toujours pas si cette annulation concerne également la France (sortie le 11 février). Mais dans tous les cas, c’est un coup dur pour Sony qui va perdre des millions de dollars dans l’histoire.

La solution ? Que Sony mette son film directement sur le web ! Ce serait une première pour un gros studio et cela permettrait de faire un pied de nez aux pirates en donnant la possibilité à tous les spectateurs de le voir. Mais il ne faut pas trop rêver.

Nous laissons le dernier mot à Steve Carell :

Monde de merde…

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