
Les péripéties autour de la sortie de The Interview, programmée puis annulée pour finalement sortir dans un nombre limitée de salles – entre 200 à 300 – le 25 décembre, tout cela sur fond de piratage historique de Sony Pictures par un groupuscule, les Guardians of Peace, que certains lient à la Corée du Nord (dont les Etats-Unis et le FBI), aura mis la focale sur ce film que les critiques avaient quelque peu égratigné.
Mais que vaut les critiques et commentaires sur un film quand celui-ci est attaqué par une puissance étrangère, puis par un groupe obscure de pirates qui exigent l’annulation de sa sortie, puis purement et simplement censuré ? Les internautes ont rapidement trouvé une parade sous forme de résistance à cette censure qui ne disait pas son nom : lui attribuer la note surprême sur IMDb, le site américain de référence dans la classification des films. Soit un 10/10 provenant de 22 607 internautes.
Plus dans un souci de publicité que de gratification d’un chef d’œuvre. Le Wall Street Journal l’avait d’ailleurs qualifié de « buddy » comédie avec un rendu un peu beauf, « pour adolescent », avec un « humour même pas drôle » et qui concoure au « nivellement de l’audience par le bas qui a commencé il y a une dizaine d’années ». Voilà pour le costard.
Depuis, le film ne brille plus au firmament mais reste tout de même auréolé d’un 9 ,9 venant de 40 195 internautes. Résistera-t-il à la critique émergeant des salles obscures ? Finalement, après tout ce tintamarre, c’est bien l’impitoyable retour des spectateurs que devrait redouter Seth Rogen, James Franco et Evan Goldberg… Pour la promo, le contrat est déjà bien rempli.
