[Charlie Hebdo] Anonymous poursuit sa vengeance au Sénégal

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Par Elodie le

Après la France, les Anonymous poursuivent leur riposte contre les « ennemis de la liberté d’expression » au Sénégal où le dernier numéro de Charlie Hebdo, le journal des survivants, a été interdit de diffusion par les autorités.

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La bataille entre les cyberislamistes et les Anonymous se poursuit après avoir établi leur champ de bataille en France et lancé leur opération respective, #OpFrance et #OpCharlieHebdo. Le groupe Anonymous continue son combat sous d’autres latitudes en piratant un site gouvernemental sénégalais, l’Agence de l’informatique de l’État (ADIE).
« Propriété d’Anonymous. Bien, vous avez interdit la caricature de la Une de Charlie Hebdo ? Mauvais choix », pouvait-on lire sur la home page qui affichait également la Une proscrite mais aussi un hommage aux 17 victimes des attentats.

Le président du Sénégal, Macky Sall, pourtant présent dimanche 11 janvier dans les rues de Paris aux côtés des 50 autres chefs d’État et de gouvernement, a interdit la diffusion du dernier numéro de Charlie Hebdo, comme le rapporte l’agence de presse sénégalaise (APS) cité par Libération.

« Il est interdit de distribuer et de diffuser, par tout moyen, les éditions de ce jour de l’hebdomadaire français « Charlie Hebdo » et du quotidien français « Libération », sur toute l’étendue du territoire national », exige un communiqué du ministère de l’Intérieur.

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En représailles, Anonymous a lancé une attaque en « defacement » contre le site d’une agence officielle. Rien de bien méchant, cela consiste à modifier la page d’accueil d’un site par une autre de son choix.
Le site a d’ailleurs reconnu « subi une série d’attaques informatiques » dans un communiqué, avant un retour à la normal quelques heures plus tard dans la soirée.

La dernière une de Charlie Hebdo a suscité de vives protestations au Sénégal et dans de nombreux pays musulmans, théâtre depuis de multiples manifestations et violences.

Plus qu’une cyberbataille, et encore moins une cyberguerre, nous assistons depuis les attentats perpétrés à Paris à une véritable guerre médiatique où Anonymous entend tenir le haut du pavé et se faire le garant de la liberté d’expression.

En France, le ministère de l’Intérieur a indiqué que 25 000 sites français avaient été attaqués.

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