[Comics] La couverture du nouveau numéro de Batgirl fait polémique

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Par Pierre le

En juin prochain, un numéro important dans l’histoire de Batgirl sortira dans les kiosques. Et comme d’habitude, DC propose des variant covers, des couvertures alternatives, à la une de ses revues. Mais voilà, l’une d’elle fait un foin monumental.

La variant cover de Batgirl, la voici :

notthekilling joke

Cette couverture parle forcément aux fans du chevalier noir. Véritable hommage à The Killing Joke, le chef d’oeuvre d’Alan Moore et Brian Bolland (1988), elle met Batgirl en bien mauvaise posture face à un Joker plus sadique que jamais. Mais voilà, certains ont trouvé qu’elle allait un peu trop loin.

Cette variant cover a été réalisée par l’artiste brésilien Rafael Albuquerque. Comme l’explique l’auteur, elle rend hommage à The Killing Joke et fait écho aux événements racontés dans cette oeuvre. Barbara Gordon (Batgirl) a vécu un traumatisme dans TKJ. Sous la plume d’Alan Moore, la jeune héroïne se fait tirer dessus par le Joker, se fait tabasser par ses hommes et le viol est suggéré. Mais voilà, 2015 est bien différent de 1988 et certaines allusions ne passent plus aujourd’hui.

Ainsi, les féministes américaines ont commencé à protester. La grogne est montée sur le web, les blogs féministes anglo-saxon ont mis la pression sur DC et le hashatg #ChangeTheCover a fait son apparition sur le web. Le reproche est évident : les détracteurs accusent DC de faire l’apologie de la violence, du viol et de faire des femmes des personnages faibles.

The Killing Joke, 1988
The Killing Joke, 1988

Pris dans la tourmente, le dessinateur Rafael Albuquerque a décidé de retirer lui-même la couverture. Il regrette un tel fracas causé par son oeuvre et dit respecter toutes les opinions. Il ajoute que son intention n’a jamais été de blesser quiconque, puisqu’il voulait juste rendre hommage à Moore.

Cette variant cover ne trônera jamais sur la revue Batgirl. Néanmoins, si DC et Albuquerque ont tenté de calmer le jeu en retirant cette couv’, de nouvelles voix se sont élevées sur le net. Des voix dénonçant la frivolité de l’éditeur, les violents propos des féministes et surtout la fin de la liberté d’expression dans le monde des comics. L’affaire semble loin d’être terminée.

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