[En direct de Cologne] On a essayé Star Wars Battlefront : nos impressions !

Par Henri le

Après un Battlefield 4 ayant causé bien des soucis, DICE revient sur le devant de la scène avec un projet ô combien ambitieux en s’attaquant à Star Wars, un univers extrêmement apprécié des joueurs. Le retour semble-t-il triomphant ?

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C’est dans la chaleur d’un public venu en masse que nous avons pu poser les mains sur Star Wars Battlefront. Si les premières vidéos nous ont déjà dévoilé du gameplay au sol, nous avons cette fois-ci pu nous essayer aux fameux dogfights mis en avant par le studio lors du salon. En grand perfectionniste, nous nous sommes également confrontés aux badauds dans la fureur du stand public, qui permettait à 40 gamers de s’exploser joyeusement à coups de fusil laser.

Sur PC et consoles, le jeu est fluide et fait vraiment hommage à la série, dont on reconnait immédiatement la patte graphique. Les environnements (ici la planète Hoth, donc glacée) sont vastes sans toutefois atteindre la taille des plus grandes maps de Battlefield. Un bon point puisque les combats opposeront 40 personnes, et non 64. L’ensemble est truffé de petits coins pour se cacher, ce qui devrait limiter les chevauchées des plus téméraires. L’aspect sonore est bien évidemment très soigné, et donne toujours l’impression de faire partie d’un conflit d’envergure.

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On espère également qu’EA n’a pas voulu tout dévoiler, puisque les équipements disponibles ne laissaient pas entrevoir l’arsenal d’armes et de gadget auquel Battlefield nous avait habitués à utiliser. Les premières parties sont vraiment grisantes, mais énorme franchise oblige, on sent que DICE a voulu rendre son jeu plus abordable, ce qui fera peut-être grincer les dents des puristes, qui reprochait déjà cela à BF4. Certaines capacités spéciales, comme le saut en jetpack ou le bouclier temporaire, font plus penser à des FPS ultra nerveux comme Call of Duty qu’aux autres jeux du studio. Mais le mode testé (un ersatz de « domination ») oblige quand même les joueurs à agir intelligemment. On prend beaucoup de plaisir, tout en attendant des parties un poil plus techniques.

Le mode « Escadrons de chasseurs », qui entend nous faire découvrir les dogfight entre TIE-Fighter et X-Wing, accueille vingt joueurs plus des vaisseaux contrôlés par l’IA. Il se présente comme un bon moyen de varier les plaisirs après plusieurs parties passées sur la terre ferme. L’univers est une nouvelle fois respecté dans ses moindres détails, et l’impression de vitesse est convaincante. Comme au sol, deux types de caméra sont disponibles, à la première ou à la troisième personne. L’objectif est simple : attaquer ou défendre un certain nombre de vaisseaux tout en vous débarrassant ou en évitant les attaques ennemies. Ici encore, la prise en main est quasi immédiate, et ceux qui ont déjà touché un Ace Combat devraient faire un sacré carnage. Les développeurs ont même ajouté deux pirouettes (un décalage rapide sur le côté et un looping) afin de permettre aux moins doués d’essayer de s’en sortir. DICE a également eu la bonne idée de placer des bonus en rase-motte (réparation de l’engin, réduction du temps d’utilisation entre chaque missile), ce qui oblige les pilotes à prendre le risque de se crasher. On peut donc s’attendre à quelque chose de divertissant.

Si plusieurs questions restent en suspend, notamment sur la difficulté et l’aspect purement technique du titre, Star Wars Battlefront nous a tapés dans l’œil. Facile à prendre en main et procurant un plaisir immédiat, il pourrait bien devenir l’interlude plaisant entre des épisodes plus canoniques. Comme BF : Hardline, mais disposant d’une force de frappe commerciale et d’une caisse de résonance extrêmement importantes.

Star Wars Battlefront, c’est en novembre sur PC, PS4 et Xbox One

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