800€ d’amende pour une photo embarassante de la police espagnole postée sur Facebook

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Par Elodie le

On ne touche pas impunément à la réputation de la police espagnole, encore plus si celle-ci est dans son droit. Une riveraine l’a appris à ses dépens.

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Postée sur une page Facebook et supprimée le lendemain de sa publication, cette photo a valu à son auteur, une amende de plus de 800€.

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Sur celle-ci on y voyait une voiture de police de Petrel (commune de la province d’Alicante) stationnée sur une place réservée aux handicapés. La légende indiquait : « garez-vous où vous avez envie, et vous n’aurez même pas une amende ».

La justice s’est appuyée sur la loi « bâillon », du nom donné par ses opposants, pour sanctionner la jeune femme. Entrée en vigueur le 1er juillet dernier, cette loi dite de « sécurité citoyenne » vise à « faire taire les protestations sociales, limiter le droit à manifester et la liberté d’expression », dénonce ainsi Joaquim Bosch, porte-parole de l’association Juges pour la démocratie. Elle punit également sévèrement toute atteinte à la sécurité des officiers de police et de leur famille. Les amendes, sanctionnant 44 comportement listés par El Mundo, peuvent grimper jusqu’à 600 000 euros.

En l’espèce et en vertu de l’article 36.23, il est interdit de faire « utilisation non autorisée d’images ou de données personnelles des membres des forces de sécurité qui pourraient mettre en danger les agents de sécurité ou leur famille, des locaux protégés, ou mettre en péril la réussite d’une opération ». Que ces policiers soient absents de la photo incriminée importe peu.

Interrogé par la presse, le conseiller de la police locale, Fernado Portillo, a expliqué qu’à ce moment-là, la police était en pleine opération, appelée sur place pour des actes de vandalisme. Pour procéder au flagrant délit et mener à bien leur mission, les policiers sont autorisés à se « garer où ils peuvent ». L’impétueuse internaute a donc attaqué l’honneur des policiers en procédant ainsi et ces derniers n’ont fait que « se défendre ».

Malgré tout, le conseiller a reconnu que la Mairie leur avait recommandé d’autres solutions, mais qu’ils étaient dans leur droit, cette démarche étant autorisée par la loi.

Cette loi est justement lourdement décriée, notamment parce que les amendes sont infligées sans passage préalable devant un juge.