Julian Assange n’est plus sous surveillance policière permanente

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Par Elodie le

Scotland Yard lève la – très coûteuse – surveillance policière permanente qui entourait l’ambassade d’Équateur à Londres où Julian Assange est réfugié depuis juin 2012, date à laquelle l’Équateur lui a accordé l’asile politique.

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Cela ne change rien à la situation du fondateur de Wikileaks. Toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt, Julian Assange sera arrêté s’il franchit les grilles de l’ambassade a tenu à préciser la police londonienne.

L’opération visant à arrêter Julian Assange continue et s’il venait à quitter l’ambassade, les [policiers de Londres] feraient tous les efforts pour l’arrêter », prévient le communiqué

Néanmoins, cette présence policière, c’est-à-dire 7j/7 jours, 24h/24, a été levée, car elle « n’est plus proportionnée », mais surtout trop coûteuse.

En février dernier, Scotland Yard confirmait une facture s’élevant à 10 millions de livres depuis 2012, soit plus de 13 millions d’euros. Somme qui a désormais franchi la barre des 12 millions de livres sterling, 16,96 millions d’euros, pour les contribuables britanniques. Une dépense colossale qui continue de faire les gros titres de la presse et est vivement contestée par les Londoniens.

« Nous sommes clairs sur le fait que nos lois doivent être respectées et Monsieur Assange devrait être extradé vers la Suède. Comme toujours, nous nous tournons vers l’Équateur pour nous aider à clore cette difficile et coûteuse situation. Nous avons besoin d’une issue diplomatique, mais finalement c’est le contribuable qui paie la facture », affirmait alors Stephen Greenhalgh, l’adjoint au maire chargé de la police et de la criminalité de Londres.

Réfugié à l’ambassade d’Équateur à Londres depuis 2012, Julian Assange est toujours le coup d’un mandat d’arrêt délivré par la Suède, même si certaines prescriptions sont tombées cet été (pour des faits d’agressions sexuelles et de harcèlement datant de 2010).

La justice souhaite l’entendre sur une affaire de viol, qui ne sera pas prescrite avant 2020 (le non-port du préservatif alors qu’il avait d’autres partenaires sexuelles) et dont Assange juge qu’elle n’est qu’un prétexte pour lui imposer un retour en Suède où les États-Unis réclameraient ensuite son extradition. Les autorités américaines souhaitent qu’il soit jugé pour la divulgation des War Logs des guerres d’Irak et d’Afghanistan ainsi que la publication de 250.000 câbles diplomatiques US.

Julian Assange s’est toujours dit prêt à être interrogé par la justice suédoise au sein de l’ambassade d’Équateur, ce que la justice avait fini par accepter. Depuis, de multiples obstacles procéduraux avec l’Équateur bloquent cette entreprise.

Pour Wikileaks, la levée de la surveillance policière permanente n’est dû qu’à une plainte déposée auprès des Nations Unies.