Le moyen trouvé par l’ANSSI est à la fois très malin et très difficile à contrer. L’idée est en fait d’utiliser la fonction de déclenchement à distance de l’assistant vocal de nos appareils. Bon nombre de smartphones utilisent aujourd’hui les kits mains libres comme des antennes, le signal radio est alors transformé en voix. On peut donc assez facilement (enfin, il fallait quand même y penser… ) transmettre un “OK Google” via le signal radio pour déclencher l’assistant vocal et ensuite donner des ordres à l’appareil en question.
Pour que ce procédé fonctionne, il faut néanmoins que l’utilisateur ne se rende pas compte que son smartphone fait n’importe quoi sous son nez, car le processus s’affiche tout à fait normalement sur le téléphone. Ensuite, il faut que le kit mains libres soit équipé d’un micro, car même s’il n’est pas directement utilisé, il est en quelque sorte simulé par le hack.
Pour l’ANSSI, il s’agit d’une faille de sécurité majeure, même si dans les faits cela fait beaucoup de conditions à réunir. Quoi qu’il en soit, on ne peut que saluer l’idée des équipes françaises, qui, si elle n’est pas la plus discrète du monde, reste tout de même très ingénieuse.
