Et pourtant, le Maroc essaye de produire de plus en plus d’énergie propre. Le pays a d’ailleurs lancé la construction d’une centrale solaire géante, Noor, aux portes du Sahara qui devrait à l’aide d’autres énergies électriques produire la moitié de l’électricité marocaine. Le Maroc espère ainsi devenir peu à peu indépendant d’un point de vue énergétique et peut-être même vendre une partie de sa production à l’Europe. Ce n’est pas encore possible aujourd’hui, car il n’existe pas suffisamment de de liens pouvant transporter l’énergie entre les pays de l’UE et encore moins entre l’Europe et l’Afrique du Nord.
La centrale, qui est en fait composée de 4 centrales plus petites (noor 1, 2, 3 et 4), ne mise pas sur le photovoltaïque, mais plutôt sur les miroirs. La centrale sera composée de 500 milles miroirs incurvés qui réfléchiront les rayons du soleil vers des tuyaux remplis d’eau. L’eau ainsi chauffée sera ensuite injectée dans une centrale électrique qui fonctionne normalement, la vapeur de l’eau faisant tourner les turbines.
Les 500 milles miroirs seront répartis en 800 rangées qui suivront les mouvements du soleil au cours de la journée. Une fois le projet achevé, il couvrira une surface équivalente à celle de la ville de Rabat (ce qui en fera le plus grand champ de panneaux solaires du monde), et produira 580 Mégawatts. À titre de comparaison, une centrale nucléaire produit en moyenne 860 Mégawatts. La centrale aura aussi la capacité de stocker de l’énergie pendant la nuit.
Le projet a été financé à hauteur de 9 milliards de dollars par la Banque africaine pour le Développement ce qui fait du Maroc un pays en avance sur son temps pour ce qui est de l’énergie propre. Le projet devrait être terminé à l’horizon 2017
